‹ Étude ethnographique des éléments qui constituent la population du Canada [microforme]Chapitre 61 sur 163 · PAR · texte numérisé non relu

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rdt à son arrivée au Canada.

Une adlégatiôn de principaux littérateurs et re ‘eana-

“diens-français la reçut à la frontière des Etats-Unis; et, 4 - lorsqu'elle apparut pour la première fois sur la scène à Montréal, - une immense couronne de fleurs ornée d’une rosette‘tricolore fut

descendue du hâut de la salle à ses pieds. Sarah Bernhagdt ne pouvant soulever cette superbe couronne en détacha la rosette

- tricolore pour la piquer à son corset ; et trois mille voix d’entoñner

alors notre chant national. Ce fut un enthousiasme qui tenait presque du délire. |

La jeunesse de Montréal avait tenu à: rendre hommage à ?

la France aussi bien qu’au talent de l'artiste.

Malheureusement l’occasion n est pas assez souvent offerte aux Canadiens-Français de fréquenter la scène française. Des

compagnies de théâtre anglaises et américaines surtout donnent souvent des représentations ; mais, neuf fois sur dix, elles pillent et estropient notre théâtre. Ce sont alors des adaptations plus ou moins bien déguisées des pièces françaises ; de plus, ces compagnies sont toujours nomades.

Pour toutes ces raisons, les Canadiens-Français comptent

peu de productions théâtrales à leur actif. * En musique, les progrès sont beaucoup plus sensibles. L'habitant desvilles, augëi bien que celui des èampagneé, adore la musique. ssède le sens musical, et son sentiment est

très-délicat, Des musiciens de talent sont venus se perfectionner en Europe, et mettent au service 15 leurs compatriotes leur talent ainsi perfectionné.

En peinture et en sculpture, nous avons vu des œuvres

d'autant plus dignegd’êtres remarquées qu’elles sont la production de peintres et de sculpteurs qui se sont formés tout seuls.

En somme, il suffirait que les Canadiens-Français eussent

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ana. % plus de confiance en eux mêmes et accordassent plus d’encous; et, M ragements à leurs compatriotes pour qu’un plus grand nombre ntréal. d'artistes et d'écrivains ne tardasssent pas à être inscrits à côté re fut ‘M des noms de leurs martyrs, de leurs illustres tribuns et de leurs rdt ne . vaillants patriotes. L’Albani en. est la preuve vivante. Les osette œuvres produites jusqy'à ce jour én sont la garantie. f: Volner |... Moœurs et caractère, — Mispositions naturelles des. : RE M Canadiens-Français pour les belleÿ-lettres et les beaux-arts ont nécessairement exercé üne heureuse influence sur leurs mœurs age à | et leur caractère. Dans les villes comme dans les campagnes, ils : sont très-sociables et très-hospitaliérs, Mais, dans les campagnes offerte surtout, cette sociabilité et cette hospitalité y sont d’une simpli- Des cité et d'ane sincérité vraiment touchantes. D'une nature gaie à nnent À oct enthousiaste, le Canadien-Français a précieusement conservé es NS pillent À l'empreinte gauloise. . | s os.

s plus 4 : Il accepte volontiers toute critique bienveillante, mais sa

BC | suscephibilité est très-chatouilleuse, lorsqu'une critique est

| ! simplement moqueuse et propre seulement à faire ressortir ses nptent + défauts. Ami du progrès, il sait ja route qui lui reste à parcourir

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et ne refuse ucune lühière, lorsque celle-ci lui est offerte sans k sibles, À forfanterie. | A 1E adore ‘1 #4 , ï

nt est ‘1 ; * ic: L'Aïbani (Emma Lajeunesse) est une Canadienne-Française, n6e à Montréal.

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..chaque comté a ses expositions annuelles qui permettent de

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