‹ Étude ethnographique des éléments qui constituent la population du Canada [microforme]Chapitre 62 sur 163 · NEC AGRICULTURE · texte numérisé non relu

NEC AGRICULTURE

(2 SOMMAIRK : ER de la éitme- Tan de La propriété foncière—lrodaction moyenne.—De l'avenir de l'A grieulture.

Grâce à la fertilité du sol, l'agriculture a été et est enco/ la plus grande base du développement matériel de la provines de Québec, dont le sol est propre à presque toutes les culturés, Elle est même son espoir et son avenir.

Pendant près de deux siècles, la seule culture a été celle du blé. Elle seule pourvoyait à tous les besoins. Maïs ün j jour, veis l’année 1845, soit épuisement du sol qui ne recevait rien en échange de ce qu’on lui prenait, soit apparition de la mouche hessoise, la culture du blé n’a plus rien rapporté, et le cultivateur canadien a dù, à son grand regret, chercher son existence dans la culture dss autres céréales et dans l'élevage du bétail.

Dans les premiers temps, l'inexpérience du cultivateur fut

pour lui la cause de bien des déboires. Grâce à l'étendue des

terres qu’il possédait, il en retira assez toutefois pour satisfaire à ses besoins. L’habitude de cultiver de grandes étendues lui fit malheureusement négliger tous les soins qui tout en améliorant le sol lui auraient fait rendre le triple peût-être de ce qu'il produisait.

Depuis lors, la diffusion de l'hetéontéon aidant, des écoles et des sociétés d'agriculture subventionnées par le gouvernement ont fait faire de rapides progrès à l’agriculture. Aujourd'hui

* constater d’he:

.rons des villes 7 nication que le teurs labouren … perfectionnés, t ‘lbourent enc è coupent le blé que cela serait * lement défrich Nous dor tront de juger : Québec :

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| Térres occupées...

Terres aimélivrée # sous-cultu ‘eu patura,

| Jardins et verger

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‘; constater d’heureux résultats. Mais c’est surtout dans lcs envi. .rons des villes et dans le voisinage des grandes voies de commu ” mication que les progrès se font le plus sentir. Là, les cultiva. | teurs labourent avec des chevaux et des instruments aratoires perfectionnés, tandis que dans l’intérieur des terres les habitants

‘labourent encore avec la charue trainée par des bœufs, et | coupent le blé et l’avoine avec la faucille. Il est vrai de dj que cela serait bien difficile autrement dans des terres nouvel- * lement défrichées.-

Nous donnons ci-dessous quelques tableaux qui permet. tront de juger des progrès de l’agriculture dans la province de.

: Québec : | : ; Etendue et condition des exploitations.

CS

| 7. Da eu 186 1871 * 1881 Torres occnpées.… | 10.375,418nor.| 11,025,786 a. 12,625.877 nor, Terres améliorées! 5,571,183 4 | 5,703,944 « |: 6410264 4 4, souseulturo..…| 4,804,935 « | 3714304 « | 4147/0984 6

eu paturage. ce | 1,948.182 « | 92,207 429 « $ Jardins et vergers... 46,458 ‘6 54,851

Occupants de terres.”

es

Ooenpants 118,086 Propriétaires ….......:![ | 109059

Formierg 7.127777" 7,895 À br Sopi D : é 1,132

: Valeur de la propriété foncière: — En 1867, Ja valeur de là propriété foncière était évaluée à $174,978,174.10 ; En 1884, À elle s'élevait à $278,453,068.00 Ne) ‘

SE

Elle se divisait ainsi : | 6 Te 3: Ë Productio Année Propriété rurale Propriété urbaine Total

1881.... $193,977,279.00 $884,505,789.00 8278,483,068.00 : Ù 1867... 118,466,685.00 56, 511 489.00 174,978,176. Line “s ; ! : Pommes de ter:

Augmentation. 8 75,510,594.00 827,994,300.00 8103,504,80400 | :

En 1881, la valeur moyenne de la propriété toncière dans |

les municipalités rurales était de $12.78 par arpent, tandis D qu’elle n'était que de $8.23 en 1867, soit une.augmentation & |

$4.55 par arpent. ;

S | F Navets.

Produits des champs. \ e P du |...

MU LS 861 1871 1881 | | Avoine .… «ee coccce[17,551,296 B’x.| 15,116,262 B'x. 19,990,305 Ba, D Pommes de terre ..... 12,770,47L 4 |18, 063; 5323 14, 873, 28 À 4 Pois et fèves...’ :| 2,618,777 i 1635 4, 170,456 “4 Sarrasiu............. ‘ ES 670 6 Blé de printemps...

‘6 d'hiver esese

es...

CELLELEEE

Racines et autres... Te rouge et |

Lin, chanvre... ....... iv. + L Houblon ee à + | 499,56 An.

Tabac..….............

Autres fruits... ...... ‘ 87 | HUE Sucre d'érable. . à... 9,324,147 Liv. | 10, 497, 418 15,636, 83 liv. Toile de liu. | 1,021,975 vgs.| 1, 1559, 410 vgs.| ‘1,130,301 “

| fo £ «q'on donne à’ | même les prix’ ou l'éloignemer | voies de comm:

ou — 187 i. k,

à, :, Production moyenne par Pat et valeur moyenne des otal RE: Técolies, 4 33,068.00 : “à : $ cts. $ cts. .

dar Poues de tèrre 200 minot# à 80.30... 60.00 04,8940 309 livres à $20.00 les 100 liv. 00 di D ca MR ee 0 tandis MR “ / 25 minots à 82.00.......... 50.00 Mes. 100:bottés de fourrage ..... 4.00 ation de | TT —— 54 00 M ont... ! 400 minots à 80:10... | 40.00 40 minots à $00.60..... 24.00 Maïs... An ; Valeur des tiges ........... 3.00 ” PRE ce) \ 27.00 ae ; ? Où 25 miuots À $0.75.......... 18.25 ,305 Br AE QE... 177" 2 300 bottes de paille à 83 io 100 6.00 1e 3,28 L 5 És \ + .75 670 « M is {49 minots à 800.40. 16.00 815 “« ‘à pe ARR ES PTS ET * à 300 bottes le paille sos es 6.00 ES 189 « ni \ —— 2200 59" | 22 minots à 80.80... 17.50 a A OU 2900 Loue de paille À 82.00. 4.00 & Dax / k —— + 21.60 306‘ Mil..…....,.......... (300 bottes À 87.60... 21.00 pores Trèfle rouge et blane.. À 4 6 77777777" 21.00 L } * ee ; 5,340 liv, si us 15 minots à $1.09...... 15.00 54 à FTP Te" 2 7 + Ÿ 200 bottes de paille à 82.50... 5.00 y [LA \ ere | A 5,581 Bx Eu t Ô UE iv, pois.’ ” $15 minots À 890.00... .… 13.50 5,543 B'r, PU Tree 7e À 3000 liv. de fourrages. {| 3,00 3,835 ir ; 16.50 D, 301 “ RS FT à : À à É . Cette pfoduction varie du plus au moins, suivant les soins

lon donne & là culture et la fertilité du sol exploité. De

hême les prix'varient du plus au moins suivant la proximité ou l'éloignement des marchés qui existent sur toutes les grandes [voies de communications. Certes 208 paysans français habitués

4 Me Ù L

à la culture intensive rendraient facilement cette production : d'autant plus considérableique les laboprs ont toujours été des : labours de surface laissant ainsi les sous-sol inexploité, et qu'on |

a fait jusqu’à ces derniers temps rarement usage des engrais,

| : Commeé‘on a pu le constater, la culture de li vigne a été ! ‘tentée, mais sur une très-petite échelle. Les résultats, quant à la besuté du raisin, ont été très-satisfaisants. Soit que Yes plants À n'aient pas été convenablement adaptés. à la nature du sol, soit } pour toute autre raison, la qualité n’a pas été aussi satisfaisante, | Des viticulteurs experts réussiraient peut-être à obtenir de =] produits, mais #len jusqu’à ce jour ne les autorise à compter sur | cette réussite pour subvenir à leur existence. L'expérience ne / doit être poursuivie que par des personnes ayant Gas sources de revenus. É

La betterave réussit très bien, et sa richesse en sucre est : 1 très-grande. Jusqu'à ces derniers temps, celle-ci n’a pas été | exploitée, et la culture de la betterave a été limitée aux besoins :

de la ferme. Ily trois a ans environ, cette richesse en ms du À attiré l'attention de certains capitalistes français et autres q

ont établi des sucreries dans la province de Québec. Mais : | l'avenir de cette culture est intimement lié à l'avenir de l'indus

trie du sucre, et nous en reparlerons lorsque nous traiterons cette \ dernière question.

Si l'industrie du sucre de betterave donnait de bons résul | 4

tats, la culture de cette plante serait une précieuse acquisition 4 pour la province de Québec, dont elle révolntionnerait l’économie | agricole. 4

La cultnre du chanvre est peu répandue, si on songe qu'i | pousse dans tous les coins de la province à l’état sauvage. Même. sur les bords des ep il nous a été permis d’en voir attagrant | . près de 2 mètres. -

; + La cûl

m'est soumise

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qu'il veut, et

1'intervient q Le tabac ment fort. C' | grande conson l Hvre, et sa cu Les tom

. pommes, les c ‘à leur parfaite ‘'traordinaire sa

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k- dessert pousse:

nouvellement : fréuve parfois à ment couverte:

I minal. De iche en est to:

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compte des av:

La cülture du tabac est libre pour tout le monde. Elle

d'uction m'est soumise ni à aucun contrôle, ni à aucune surveillance ; Li êté des D elle n'est point limitée et-pas n’est besoin de demander l’autori.

6 qu'on D sation dé se livrer à cette culture. Chacun cultive la quantité -

tais, D qu'il veut, et en fait l'usage qu’il lui plaît. Le gouvernement ne'a été | intervient qus pour préleger un droit sur les ventes#* Pie nes antàla D : Le tabac canadienest-un tabac noir et a un goût excessive.

s plants D ment fort. C’est surtout dans les cam

Fe pagnes qu'il en est fait une à grande consommation. Ilse vend de 1 franc À 1 france 25 la :. livre, et sa culture est d’un grand rapport. RE

sol, soit | aïsante, de bons * pter sur lence ne L sourcés |

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Les tomates, les aubergines, les melons, les prünes, * pommes, les concombres, et autres fruits et. légumes, parviennent ‘A leur parfaite miaturiré, et atteignent parfois une grosseur ex- ‘traordinaire sans préjudice.pour leur saveur, -

11 Les framboises, les groseillés, les fraises et autres baies de

les +

ancre est | .. dessert poussent en plein air au milieu des bois et sur les terres

Pe & EL | nouvellement ouvertes, et sur les bords de tous les chemins. On ù besoins à |: trouve parfois des étendues de plusieurs kilomètres carrés totale.

ee M ment couvertes de ces fruits, qui sont vendus à un prix presque

tres qu minal. De telle sorte que la table du pauvre comme celle du

: ne M oh en est toujours chargée.

| D'après les différentes cultures,

ns cette % on peut aisément se tendre .

compte des avantages du climat. d 18 résul. !

conomig | ge qu'il l Ë Mme :

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Animaux et leurs produits. … :

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ie an m 3 EN ER MENT ENCRES CPU N F commode de Chevanx ............ 243 515 . 196 829 225 006 “'e nt. Ui Poulins.et pouliches...| ........ 57 038 . 48 846 Re Bœufs de travail... 200 992 48 348 49 27 : produit, 100 “Vaches laitières. ...:..| 328 370 - 406 542' 490 977 : fournit pour Autres bêtes bovines..| 287 611 328 572 490 119 SELLER « D 4 vo OR NE ‘682 829 1 007 800 889 833 | beurre se ve FRS es se le 0 te) OU n ) Diels d iné eséeos.seusee » iv. n L 4 546 ir, À u parte en ue. 15 906 949 liv.|24 289 197 ce [30 G30 307 « à pe du romage de abrique 4 | juoqu'à ce qu démestique. - .…. - -". -. 686 297 Liv] 512 766 559 278 “À “pour les empê Flanelle de ménnge. | 1.231 975 vas.| 3 3) 766 : “ | 2 938 Ut0 ve À ‘ elles produise . LS , À J ñ " Un cheval vaut en moyenne cent dollars. L'espèce 1 : Quand u

plus répandue descend des chevaux percherons qui : furent in. peut moyenna: portés sous la domination française. Le‘type en a été grandement ! | Si l'hiver, il n motifié soit par la nature des travaux auxquels ils ont été soumis, À ; le voisin lui & soit par l'introduction de quelques races étrangères. Aujourd'hui 2 - Lei roma le cheval canadien est généralement de taille moyenne, très | tbs-estimés

solide du devant, très-vigoureux et plein de feu. Il ds % ke :

cend à toute vitesse les côtes les plus rapides, ‘les monte à un D Iry ap

allure précipitée, et n’a pas son pareil pour sortir un voyageu A |: Les moutc

d’un mauvais pas, lorsque celui-ci est surpris par une ie | dollars chaque.

de neige. Il est moins bon pour la selle, * : tentée, il y à q:

Les bœufs de travail coûtent en moyenne soixante dollars ul Mais le manqt

paire. L'espèce s'améliore chaque jour par suite de l'ip] | Canada a rendt

tion de bons sujets destinés à la reproduction. ‘il en ést import

La vache laitière canadienne descend de la vache J ersey À MS La Basse

ë et elle s’est conservée au point d'êtte la plus lactifère de toutes MR exploitée comir les races ee à l'exception de la race “ Jersey”. J usqu'itii diennes en effet,

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