L. pionniers
: \ Dans les fdrêts mystérieuses de la rive rive sud du Saint-
É Laurent, et’ dans les forêts de la rive nord plus mystérieuses ehcore, les Canadiens-Français recommencèrent ce que leurs
:: pères avaient fait. Ils avaient déjà une certaine expérience de la
| chose, car ile avaient été élevés à rude école. Et disons, en passant, que de tous les pionniers qui ont ouvert le continent américain
| d'la civilisation, le Colon canadien-français a toujours été
L re6onnu Je plus infatigable, ; le plus intrépide et le plus auda. cieux. T1 vit de peu, connaît la misère ; et sa santé est tellement robuste que;en pléin hiver, nous avons vu dans les lauren-
tides des enfants de colons jouer nu pieds, et sans plus de souci, | sur une neige durcie par un froid de 25° centigtade. Il s'avance /
Le plus souvent sans roésouroos au milieu de À forêt, Elle est
4 ee de 13 :
ricultpre À
son ennemie, et. la lutte commence aussitôt, lutte sans inerci,f bout de quelques années, il a des bœufs, des montoës, vaches, une fort -belle ferme, et mène une D'autres fois, il a pris un tel goût au ‘défrichemg# -"oût s’est transformé en une vraie passion! À pie” "a-t-il défriché quelques arpents de terre qu'il les vend à quelqu’ autre colon moins intrépide mais ayant quelques ressources, et qu'il s’enfonce de nouveau dans la forêt où il frappe Loue et de ‘taille. tn as
Le gouvernèment et le clergé, au les heureux résultats : de la colonisation, favorisèrent dès le début l'établissement des colons, et qdéribyèrent largement à la prospérité des habitants ainsi qu’ Rent de la population, car celle-si commençait à se trouver trop à l'étroit sur les rives du St. Laurent. Des sociétés de colonisation furent créés dans le but d'exploiter ces riches domaines que la hâche du pionnier venait de découvrir; le gouvernement leur accorda des subsides très-élevés ; il ouvrit
des chemins à travers la forêt et en tous sens ; et des lois 1
spéciales furent votées pour protéger le colon:.contré les tents- tives infructueuses et les revers de la fortune. C’est ainsi qu'en ‘moins de quarante ans des milli l'acres de terres fertiles ont. été livrées àjla culture. A
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Des arpenteurs et des ef ortes parcourent ehcore le pays èn tous sens et découvrent chaque année
‘de nouvelles jerres fertiles, des richesses minières et autres. De ‘;
telle sorte qu'un grand nombre de Canbdiens-Français qui à : … l'époque de la disette de blé, étaient allés tenter la fortune dans ‘l: “république voisine, reviennent aujourd’hui au pays natal + avaient méconnu la richesse, 3 :
Le gouverinot possède encore. plusieurs millions d'un. | 1
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-—ef accorde 4 . par eux de duit de tro ‘ment l’obje particuliers . Terre bliques son ment local, ronne. Son par des age trer. C’est forêts et ce commissaire deniers dûs oiller à l'ac : Conditic
‘'"en deux eat,
et celles qui
.. Les pre à 80.60, L on onzième “ Les c ‘que pour le | trèt-simples.
… * Quico doit s'adresse terres dé la 1 . entre sés ma:
bonnes terres qu'il cède à un prix purement nominal. Il y coüstruit.tous. les ans do nouvœæux chemins à travers la forêt,
dreuse. +…..et accorde aux colens Céttainstavantages et priviléges à charge
k œ | . par eux de remplir curtaines senditions. La colünisation -A.pro# . )'a-til à duit de trop bons résultats pour qu'elle ne soit pas constamu'autre | “ment l’objet de tous les sdins de la part du gouvernement, des
et qu'il particuliers et des patriotes franco-canadiens, 2
ce et de tee
|. Terres à coloniser. — Terres publiques = Les tèrres publiques sont sous le.contrôle d’un des membres du gouvéine-
ésultats : : ment local, qui a le titre de Commissaire des Terres de la Cou. ent des À Tone. ‘Son siége est à Québec. Le commissaire est représenté 1bitant par des agents partout où il y a des terres publiques à adminisnmen- À trer. C’est par eux que s'effectue la vente des bois dans les aurent ! forêts et celle des terres à coloniser, sauf ratification par le xploité commissaire. Ils sont en même temps chargés de recevoir les ouvrir: déniers dûs au gowwprnement pour les terres publiques, et de Louvrit iller à l’accomplissement des conditions de vente. ae
des lois ©” Conditions de ven£e.—On peut diviser les terres publiques s tenta- ‘:'"en deux catégories : celles qui sont concédées à un prix nominal, iquen | .… € celles qui sont concédées à titre gratuit,
iles e D. Les premières sont”eoncédées À un prix qui varie de $0.20 OU L'acre est un peu. plus grand: quo, l'arpent français, tes par RE bi onzièmis de plus environ. ©" vw"
F année NN. . “ Les conditions de vente sont les mêmes pour l’immigrant ee De que pour le colon cañadien, et los formalités à accomplir sont a trèé-simples. her c NE nus \ sr: | i . … “ Quiconque désire faire l'acquisition d’ün Vot de terre, :] ,
doit s'adresser, soit personnellement, soit par écrit, | l'agent des 4 terres dé 18 localité où à a l'intention de s'établir] et déposer d'a: entre ses mains un cinquièmædu prix de tel IE, S ce, l'agent
hi
Ji ddlivrers un acte 1 vente conditionnel sous sa signature
officielle.
«“ Les conditions principales de cette vente sont les suivantes : : '
* # Payer comptant un cinquième du prix d'achat et le reste èn quatre versements égaux et annuels, portant intérèt au taux de six pour cent par an; prendre possession: dela téire: ‘vendue
dans les dix mois dela date de la vente, ét ÿ résider soi-même * .: ou ses représentants, pendant au moins deux ans à compter du.
dit jour. Dans le cours des quatre premières années, défricher et mettre en culture au moins dix acres par chaque cent acres, et y construire une maison habitable d’au moins seize pieds sur vingt.
“ La vente nest considérée parfaite que lorsque toutes les
conditions ci-dessus ont été accomplies, et elle est ratifiée alors . : au moyen de lettres patentes, qui sont alors remisès aü colon
sans frais. Ces lettres patentes ne peuvent émanèr dans ancun
cas avant l'expiration de deux années d'occupation, niavañt lac |
complissement de toutes leë conditions ci-dessus, quand même le prix de la terre serait payé en entier. Il-ne peut être vendu
plus de deux cent acres à une même personne. Un chefde |
famille pevt néanmoins acheter des lots pour ses fils.
Octrois gratuits. — Tout colon ou tout émigrant mâle, âgé d'au moins dix-huit aës, peut obtenir un lot de cent acres à titre gratuit. Le.nombre d’acres destinés à être octroyés gratuitement est présentement de 84,050, et le lieutenant-gouverneur Æn conseil a le pouvoir dé l’augmenter au besoin. L'agent des terres, tant qu'il lui reste des lots disponibles à titre gratuit, est tenu d’âccorder un permis d'occupation pour cent acres à qui-
.conque en fait demande, pourvu qu'il ait l’âge requis. ‘ Sous
. un mois de 1 “possession, à . 8 quatrièm.
habitable su:
sdroit à ses incommutab È - Privilè Législature, ne pourront - être vendues cession qui «€ Dès 1 suivront l'én sont, SADS } exempts de s