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on avait importé. des Ayrshire et des Durham xnais depuis | quelques années, on importe un’plus grand nombre de J ersey. Ta vache laitièré canadienne est petite, rustique, et s'ac. | commode de toute espèce de nourriture. Son lait est riche et $ shondant. Une bonne vache laitière coûte aux plus 30 dollars, et : produit, 100 livres de beurre, indépendamment de celui qu’elle fournit pour la consommation de la famille. Une livre ‘de | ‘beurre se vend de 75 centimes à 1 fr. 50, =
Dès la disparition des neiges, les vaches, comme tous les : animaux du reste, sont mis au pacage. Ils restent dehors | jusqu’à ce qu'il soit tombé une couche de neige assez épaisse “pour les empêcher de trouver une nourriture suffisante. L'hiver, ‘elles produisent presque la même quantité de lait que l'été.
à ., Quand'un cultivateur n’a pas de paturages pour l'été, il
peut moyennant cinq dollars se servir du paturage de son voisin.
| Si l'hiver, il n'a pas de fourrage, l’hivernement de sa vache chez | Je voisin lui coûte dix dollars.
«Les fromages canadiens provenant du lait de vache sont 1 11 n'y a point de chèvres dans le pays. |
©} Les Moutons sont de bonne espèce, et se vendent de 2 à 4 | dollars chaque. L'importation de ces animaux en France a été . tentée, il y a quelques atnées, par,un compatriote entreprenant.
toute ligne directe entre la France et le | Canada a rendu cette entreprise peu lucrative. Par exemple,
Rien ést importé un grand nombre en Angletérre.
Ta Baëse-coër n’a pas tous les soins.ou plutôt n’est pas exploités comme elle mériterait de l'être. Les poules cana-
le
| diennes en effet, ont une puissance de reproduction extraordinaire.
Il est vrai de dire qu’elles se reposént tout l’hiver. Une dou- ! zaine d'œufs se vend de 18 à 30 cents. Pr j En résumé, les conditions de l’agriculture dans la province | . de Québec sont très-favorables. Et, à l'appui des statistiques que nous venons de- donner; l’aisance du cultivateur canadien . nôusen fournit une nouvelle preuve. Chaque cultivateur, èn effet, | le plus pauvre comme le plus riche, a sn cheval, sa voiture j ! ‘quatre roues et un traineau ; il ne ménage ni le pain, nila @ Octrois gratu viande ; et il est:son propre maitre.” .Confiant dans la générosité, } 48 du sol et jouissant de la plus grande liberté, il vit largementet librement. Dg là un caractère d'indépendance inconnu aux européens. ; mn De j’avéhir de l'Agriculture. C’est dans l'agriculture | idiraeur | la que la province de Québeë a puisé sa force. C'est encore H } Mie à qu'elle la trouvera toujours, Avec quelques soins intelligents é | un peu plus de travail, toutes choses doût le cultivateur cans- | dién est parfaitement capable, les terres aujourd’hui livrées à h 4 culture produiront certainement bien plus qu’elles ne p-} duisent. Les engrais naturels, téls que phosphates et déchets! de poissons, ne manquent pas dans la province. Il sufit & : “les exploiter, et celle-ci renferme en quantité tous les él} ‘ ments néceisaires à cet effet, tels Le pyrites de cuivre et pyrites | : de fer, ÿ . En outre, la province tu des millions. d'acres & | terres incultes et cependant très-proprés à une eulËure rémun | ratrice. Le gouvernement les concèlle à un prix purement n0-} : minal. Et, si on songe que les progrès ont été accomplis sun | Y'appui des capitaux étrangers et le concours des méthodes nou-} velles, il est permis d'augurer favorablement, de l'avenir ['E ie à Y'agriculture dans la province de Québec, sajonrihnt Le 8 es enfanté acquis. un ns convenable. % #4 k a svt
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pendant deux siècles sans’ discontinüer, sqrefnsa à fournir au ’eullivateur la quantité de blé nécessaire à ses bésoins, les Canadiens-Françäis se dirigèrent alors vers les terres publiques que possédait le Ouvernement ; et, la cognée à la main, ils atta-
‘ quèrent. de nbuÿeau la forêt plusieurs fois séculaire. Les terres ‘ainsi défrichées donnèrent d'excellents résultats, et une arinée de
jeune défricheurs ne tarda pas à suivre cette avant-garde de