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laudais, | COBSuiS. | Hiebcie nnvagés.
ollan dyis Nègres.
allois.
Suisses. 4 324 819
Re Dais.
Vince de Québéc, |
Les Français habitent principhlement la p
où ils forment une majorité imposante. On ent: uve dans toutes 1 à Jei Les. n. D les entres, parties de la confédération. Ils y 4 it en minorité. rh ee Dire : Toutefois cette minorité 8e fortifie tous les qus d'un une façon lente nt DU mais sûre, Dans la province d'Ontario, pâgexemple, la poule riper- de tion française, qui ne comptait que 39,27%. DEN « en à 1861, Grâce É à 75,883 eù 1871, et à 102 VAS en LB. Ganada 8 ‘Les habitants d'origine anglo-saxon" sont: établis de la. Canada es province d'Ontario ‘et dominent nues dabs les Lis atteinte à ‘ provinces, ‘la province de Québec excepté. inent fière La race aborigène.a diminué matt as Les ts. | Le 1 el. 4 pales tribus que l'on rencont np sont die de à À Canada da < façon suivante : FE D: 1 Etat\comg Québec : Los Abénaguis, Borde * ‘es | Ayo, ln Froguois, los “Unis ; Montégnnsè, les Josiane. =; Populat Ontario :. Les Tohipeonais, les Misrésaguos, los Mal ls de, les Odjibbeonais, les Six-nations, #: te 8 ’ dites où Hurons.
Éd em k : ee s :
Te da Pin runswIC À 4€8 nn ; ar er 4, le Le le Cire sa Je pra) ï Soit u 1320 Au lieu d'être traqués comme leurs frères des: Etats-Unis, : 45,11 pour 2 les indiens du Canada. sont placés sous la prenant Populat da surintendant-général des affaires indiennes, et sont . mn aveo bonté et-bonne foi. Le Canads a toujours veillé à ve di ne “ Re pris RE me u- és LUE Soit u:
°21,01 pour
Les terres formant les réserves indiennes sont administrées-
à leur profit. par le bureau indien, et les revenus, ainsi que les allocations en espèces, leur sont payés annuellement sous forme. . d'intérêÿ/de leur capital. je dans “ .
. Grâce à ces mesures sages et équitables, les indiens du
Ganada sont des gens fort paisibles. Toute la population du
Canada est, du reste, fort paisible, en tant qu’on ne porté point
atteinte à ses droits civils et politiques, dont elle est excessive: .,
ent fière et jalouse.
LS | + : CE ; \ Le mouvement de la population aux Etats-Unis et .au .
Canada dans le cours de ée siècle mérite d’être remarqué. *
Etat'compäré de l'augmentation de la population des Etats *
"Unis et du Canada depuis l'année 1800.
Population des Etats-Unis eu FO es ete 3,929,%28 * rie É:.j.. 1800 ..,.. , . 9623400
| 1880 . . . . + 50,442,066 Soit une augmentation de 1.183 % ou une moyenne de ‘45,11 pour cent comme augmentation annuelle,
Population du. Canwik eu 180 : 240,000
# Fès 1825 . . .…. . . 581,920
#4 RER LCR 1,842,265
ee D CC |. + 8,090,561
ARE MU F ASIE se à, + 8488761.
. « s si # 1881 . . e . à Ci 4,321,810 Soit une augmentation dé 1,702 % on unc moyenne de. *21,01 pour cent comme augmentation annuelle, | LL} 8
Aù
\ LEA Derdées, le Canada, quoique à dépréaié à l'étranger Me 3 ‘par les agents américains et autres, a donc fait des progrès plus Fa : rapides que les Etats-Unis. Et, dès que les ressources de ca pays De Ja liberté + seront connues des Européens, ces progrès. ne pourront que dévlore 1 s'accentuer davantage. LR déeuuë - Religion. — Il n’y a pas de religion d'Etat au 1 Censds, et. gistes “ on y jouit de la liberté des cultes la plus absolue, Presque tous ue ns les cultes y sont représentés et librertent pratiqués. 4 Le. sentient religieux est très-développé chez tous. les à D - Cañadiens, quelle que soit: la secte religieuse à laquelle ils appartiennent +. et t'est dskez en donner’ l'idée que de mentionner la . multitude d'églises ct de temples élevés: sur tous les points du pays, et le nombre de prêtres et de ministres desservants les différents cultes. * Le repos du dimanche égaléient est respécté d’ane-façon toute particulière. \ =} Voici quel est le nombre d’adhérents à chacun des différents : : cultes, d’après le De ts de LES Rés Catholiques . , Re CUS \ 1,791 ,982 toutes le &. Méthoistes :. . .. , , 742,981: e 4 Presbytériens . . . . . .. . (76,165 aan & Auglicaus 0 . . . , S748l6 - ne AnaDéplisihe en ie ne Sie 296,525 ï ° :s@ part d a Lathériens : . :..- . 7. . ° 46,350 expédition Autres cultes 27. . . . .. 106,586 décdouvret : Saus religion Fa FAR 2,634 :
Feligion { iuconnue es FLE 86,769 Enga do po ” pas part à ! 34, 810. turiers, B " côtes nord ise romaine. 4 arch 6 É rêtres. L, ptet pe ghbin meta ne" l'eue à À “: presbytérienné :900 ministres. F Cha 1 86 à * 1: Méthodisto : 1600 |
6 à l'étranger progrès plus.
es de ce pays ourront que
1 Canada, et Presque tous
ez tous . les 2
lle ils apparentionner la es points du servants les b est respécté
les différents
… Malgré cette grande diversité de cultes, une bonne harmonie ne-cesse de régner, chacun . d'eux. ayant. toujours respecté 4 Ja Liberté des autres. 11 n'y a donc jamais eu de guerre de religion à | ‘4 déplorer, On ne peut, en effet, décorer du nom de guerre les à quelques escarmouches-anxquelles se livrent parfois les oran- À gistes et les catholigties hlandais. nn
re CHAPITRE I,
SouMaine, — Résumé Historiqne.
Résumé historique. — Vers la fin du quinsième siècle, toutes les nations de l'Europe parurent comme enfiévrées par ! -la soif des découvertes, Les succès de Christophe Colomb | avaient excité leur convoitise, et chacune d’elles prétendait avoir -sa part des richesses du N ouveau-Monde. Les rois organisèrent sè expéditions sur expéditions, ‘et lancèrent vers cet Eldorado 32 . dédouvréurs sur découvreurs. , ï |: Engagée dans des guerres continentales, la France ne ‘prit | pas part immédiatement à ce mouvement. Seuls, de hardis aventuriers, “Basques, Bretons et Normands, vinrent alors sur les côtes nord de l'Amérique septentrionale se livrer à la pêche et à . la traite des pelleteries avec lei sauvages, Met Re à
& dégageant un instant de ses préoccupations, François Ier - |
établissements au Canada, et il confia cette mission au Sieu r de
chargea, en 1524 le Florentin Vérazzani d'aller reconnaître les côtes de l'Amérique septentrionale, Mais, de retour en Fance, Verazzani retrouva François Ier engagé dans les guerres d'Italie.
Pendant quelques années encôre, François Ier ne put s'oc-
cuper de l'Amérique, dont les Espagnols tiraient des richesses
toujours croissantes. C’est ce qui le déeida, en 1534, à reprendre ses projets de découvertes.
EN
Son amiral, Philippe de-Chabot, lui recommanda un Davigateur malouin, du nom de Jacques Cartier. Celni-ci était un vieux loup de mer que ses états de service désignaient su ffisamment pour mener à bien une telle entréprise. Aussi fut-il immédiatement agréé par François ler. RE :
ia
Parti de Saint-Malo, le 20 avril 1534, Jacques Cartier aborda, le 16 juillet de la même année, «sur les rivages de la
” Gaspésie, où il prit officiellement possession, au nom du roi de
France, de cet immense pays que les sauvages appelaient “Kannata” (réunion de cabanes). De là le nom dé Canada. C’est du moins l'explication la plus vraisemblable de l'origine de ce mot, Quatre mois après cette première exploration, Jacques Cartier revint en France, d’où il repartit pour le Oa. nada, le 19 mai 1536. Cette fois, il poussa plus loin ses explorations et remonta le grand fleuve auquel il donna le nom
de Saint-Laurent, parce qu'il Y était entré le jour de la fête de
ce saint. Cependant il ne dépassa pas Hochelaga, bourgade ndieune, qu’il nomma<MoxT RovaL, aujourd'hui Montréal. , Il hiverna au Canada et repartit paur la France en 1586.
François Ier continugit toujours ses luttes, mais ne perdait pas de vue l'Amérique. En 1541, Il résolut de fonder des
;à ELA
Roberval
rique sep que fut ne réuss 1542, tar nada, vit Les chose le retrou: Cartier lu avec ses c Ier venait
est Vrai, n haut prix,
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de l'origine exploration, pour le Caloin ses exuna. le nom
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s ne perdait fonder des au Sieu r de
Monts
Roberval, qu’il nomma Vice-Roi des Terres-Neuves de l'Amérique septentrionale. Ce fut naturellement à Jacques Cartier que fut confiée l'expédition. Cette tentative de colonisatioh ne réussit point, et Jacques Cartier retourna en France, en 1542, tandis que le’ Sieur de Roberval, qui était resté au Canada, vit toutes sortes de calamités fondre sur la jeune colonie, Les choses allaient de mal en pis, lorsque Jacques Cartier vint le retrouver. Mais, au lieu de lui apporter des renforts, Jacques . Cartier lui remit l’ordre de F rançois Ier de rentrer en France
avec ses compagnons. Le duel entre Charles-Quint et François Ier venait de recommencer.
. À partir de cette époque, le Canada fut abandonné, sinon
perdu de vue. Les sauvages restèrent les seuls maîtres de ces immenses solitudes. :
Cependant les pêcheurs français continuèrent à venir chaque année aux bancs de ‘erre-Neuve. Ils remontaient même le fleuve Saint-Laurent jusqu’à Tadoussac pour se livrer à la traite des pelleteries set sauvages. Là ils ne trouvaient, il est Vrai, ni or, ni pierres précieuses, mais bien des fourrures de haut prix, {elles que martre, loutre, castor, renard noir, ete, obtenues À bon marché. Les bénéfices qu'ils en tiraient décidé. rent plusieurs Compagnies à : se former dans le but de reprendre le projet de fondéf des établissements au Cauada.
©“ En 1603, Henri IV. concéda pour dix ans à Pierre du Guast, Sieur de Monts, tout le pays situé au sud du Saint- Laurent, entre le 40ème ét le 46ème parallèles. Et le sieur de tit cette sant tdi accompagné de son, lieutenant
Samuel de Champlain, narif de Brouage en Saintonge. Il explora-
la côte jusqu’au 41ème parallèle, et revint en Acadie où il fonda la ville de Port-Royal, en 1605, ee
LES
Hu
De retout en France, de Monts fit un excellent rapbort sur le Canada à Henri IV qui lui continua ses faveurs et lui concéda le pays avec le titre de ieutenant-Général de la “ Nouvelle France.” De Monts délégua se$ pouvoirs à Champlain, qui repartit pour l'Amérique en) 1608, remonta le Saint-Laurent jusqu’à un endroit nommé ‘ebbeck par- les sauvages, et. y' jeta les fondements de la ville de Québec, le 3 juillet 1608.
À partir de cette date, commença réellement la colonisation. Et-Champlain peut à juste titre être appelé lé fondateur ‘non seulement de Québec, mais de la colonie. J usqu’à ce jour, en effet, seul, le désir de découvrir d'immenses trésors ou la roüte des Indes avait présidé à toutes les expéditions. Champlain lui-même n'était que le délégné d’une compagnie de marchands qui n’a vaient d'autre souci que celui de leurs intérêts. Peu lour importait la colonisation du pays, pourvu que la pêche ef. la:traite des pelleteries leur rapportassent de gros dividendes. La clônisation du pays ler était cependant imposée. Champlain eut bien souvent à souffrir de la pénurie dans laquelle la compagnie les laïssait, lui et ses colons ; et on le vit entreprendre plusieurs voyages en France pour obtenir des secours, intéresser les grands favoris de la cour à la colonisation du Canada et à ges réclamations contre. la compagnie qui ne faisait pas ce qu'elle devait. De nouvelles compagnies furent successivement formées mais aucune d’elles ne remplit les conditions qui lui étaient imposées. Réclamations nouvelles de la part de Champlain, qu trouva enfin .dans le cardinal de Richelieu un protecteur puissant,
Espérant trouver un dérivatif aux dissensions religieuse qui ensanglantaient l& France, de Richelieu résolnt de favorise
le développement de l# colonie, A:cet effet, il annula toutes le chartes accordées aux compagnies existantes, et forma, en 1627
Îlent rapport sur 'eurs eb lui con-
| de la “ Nouvelle Champlain, qui e Saint-Laurent vages, et. y' jeta t 1608.
t la colonisation.
> fondateur non ju’à ce jour, en 8 ou la route des
nplain lui-même
rchands qui n'a Peu leur impore et la traite des La colonisation nplain eut bien à Compagnie les rendre plusieurs 8, intéresser les Canada et à ses t pas ce qu’elle vement formées qui lui étaient Champlain, qu un protecte
sions religieuse lut de favorise anula toutes le forma, en 1627
une compagnie qui prit le nom de “ Compaguie des Cent- Associés.” En échange du monopole du commerce et du droit d'administrer le pays, la compagnie s'engageait à transporter au Canada quatre mille colons français.
La nouvelle compagnie venait à peine d’être formée qu’un “nouvel ennemi apparaissait sur les bords du Saint-Laurent! En 1606, Jacques Ier, roi d'Angleterre, avait concédé à une colonie anglaise, établie cette année même dans la baie de Chesapeake, tous les territoires compris entre le 36ème et lé 0ème parallèles, concédant ainsi à ses sujets les mêmes territoires que Henri IV avait concédés en 1603 an Sieur de Monts, et dont Richelieu avait maintenu la concession à la compagnie des Cent- Associés. Telle fut l’origine-de cette série de luttes qui devaient durer près d’un siècle êt demi.
. En 1628, les Anglais tentèrent vainement de s'emparer de Québec, grâce à l'attitude résolue de Champlain. L'année d'après, ils firent une nouvelle tentative. Manquant de vivres et de moyens de défense, Québec capitula avec tous les honneurs de
la guerre, à Champlain fut emmené prisonnier en Angleterre, en 1629, v
A la nouvelle de la prise de Québec, de Richelieu se prépara à reprendre possession de là Nouvelle-France, et: fit à cet effet dès armements considérables. L'Angleterre ayant promis de
‘da restituer, l'expédition projetée n'eut pas lieu. Et, trois ans
plus tard, le traité de Saint-Germain-en-Laye rendit Québec, l’Acadie et le cap Breton à la France,
En mai 1633, sur la recommandation des directeurs de la Compagnie des Cent-Associés, Champlain fut de nouveau envoyé au Canada par le Roi qui lui conféra le titre: de Lieutenant “Général “ en toute l'étendue du fleuve St Laurént.” Comme par
JO ‘© le passé, nous le voyons tenter les
pour évangéliser cette partie du N ouveau-Monde ; auj j
LA
main, à son appel, de nombreuses 1 familles viendront s'établir sur les bords du St Laurent ; tantôt l s:liant d'amitié avec des tribus sauvages, telles que les Hurons l etles Algonqnins, tantôt guerroyant |
contre les Iroquois, tou- ‘: jours Champlain rêve la prospérité de la colonie. Telle fut son
. œuvre, et il s’y attacha avec .un amour. indicible quesla -mort
seule supprima. Champlain mourut le 25 décembre 1635.
__+ Ses successeurs poursuivirent l'œuvre de la colonisation, et fondèrent plusieurs institutiôns charitables-et. quelques maisons d'éducation dirigés par des religieuses. + E
La compagnie des Cent-Associés fut dissoute, le 24 février
1663, et le-pays passa sous l'autorité directe: du gouvernement ‘ français. Le fut confiée à un gouverneur qui eut
la direction des . à un intendant chargé de toutes les affaires intérieures du pays, et à un conseil souverain chargé des affaires judiciaires,
Du. Sous cette administration la colonie prit une cértaine exten
sion. * Québec fut le siége du gouvernement ét celui d’un évêché,. ds . | ,
: | 5x . Mais des disgensions ne tardèrent pas à éclater au sein du: : i
#T ? En 1635 fut fondé le 1er collége des jésuites au Canads. En 1639 furent créée l'Hôtel. Dieu de Québec et le couvent des Ursulines de Québec qui existent encore aujourd'hui, * Xn 1063. Mgr de Moutmotency Laval fonds le Séminaire de Québec, aujourd'hui l'Université Laval. è , ‘ \ . Les auipiciens, auxqne]s lo roi de France octroys en vertu d'une charte la souve- __ rainèté de l'Île de Montréal, fondèrent le Séminaire de Montréal et autres institutions La à 11} À à x ë i
eo "4 sd ut k
plus grands efforts pour caloniser le pays, Hier, il faisait venir de France des frères récollets
affaires militaires ‘et des affaires extérieures, |
répandi
tée par d ‘Québec ll plusieurs spus les :
le rivage.
ditigé pa petite vér Frontenac à M. d'Ib Terre-Net forts de la
forts pour, calofrères récollets > ; aujourd'hui, t au loin au de némbreuses aurent ; tantôt que les Hurons Iroquois, tou- Telle fut son e queila :mort re 1635. olonisation, et Iques maisons
le 24 février jouvernement rneur qui eut
3 extérieures, .
ures du pays, rtaine exten-. 6 celui d’un
r au sein du:
ent créés l'Hôtel.
re aujourd'hu}, bec, aujourd'hui Charte la souvetres institutions
VE 7. + conseil souverain, qui fut remplacé par un antre conseil composé d’ün Bouverneur-général, portant le titre de Vice-Roi, d’un gou-
Yerneur pour chaque province et d'un intendant- général,
M. de Tracy, qui inaugura çe nouveau, système administra-
tif fit faire de grands progrès à la colonie, Les Iroquois vaincus
En 1682, poussés en.sous main par les colonies anglaises, les Iroquois firent de nouvelles incursions. En 1689, ils massacrèrent la plupart des colons établis sur l'île de Montréal, et se’
‘répandirent dans les Campagnes des environs, saccageant et brû. lant tout sur leur passage. Er
À ces ennemis déjà si redoutables pour une colouie naissante se joignirent les colonies anglaises de la N ouvelle-Angle.
terre qui ne comptaient pas moins de 200,000 âmes, tandis que
la Nouvelle-France comptait à peine 15,000 habitants.
Les . Anglais armèrent à Boston une flotte nombréuse mon tée par deux mille hommes! et vinreñt mettre le siége devant ‘Québec le 16 octobre 1690." près avoir bombardée la ville peñdant plusieurs jours, ils furent repoussés laissant plus de 600 hommes sous les murs dé la ville et abandonnant toute leur artillerie sur le rivage. Un corps d'armée de trois mille hommes, qui s'était dirigé par terre sur Montréal, fut complètement décimé par k petite vérole et regagna Boston, Profitant de ves succès, M. de Frontenac prit l'offensive et donna le commandement de l'armée à M. d'Iberville qui, dans l'été de 1696, s'empara de l'Ile de Terre-Neuve, et, au mois de mai de l’année suivante, reprit les forts de la'bafe d'Hudson.
à TT 42 Te \ : ÿ Le traité de Ryswick, digné en 1697, mit fin à la güen et restitua l’Acadie à la France:
Lors de la guerre de la succession d'Espagne, les hostilités un instant interrompués éélatèrent de qouveau ; et, en 1711, une flotte anglaise, composée de 84 bâtiments montés par près de 2,000 hommes, quitta Boston pour venir assiéger Québec. Une tempête furieuse s'éléva sur. le St Laurent, dispersa “la plupart des batiments, engloutit les autres, et coûta la vie à des
milliers de soldats.
Le traité d’Utrecht (1713) mit fin à, la guerre. La baie A’Hudson,, une‘bartie de l’Acadie et l'tle d erre-Neuve furent cédées à l'Angleterre. La France conserva le Canada, l'ile du Cap Breton et toutes les: îles situées à l'embouchure du St- Laurent et dans le golfe de ce nom. Le droit exclusif de la pêche sur cèrtaines parties des côtes de Terre-Neuve fut conservé à la France, qui bénéficie encore aujourd'hui des avantages de cette dernière clause.
La paix dura e 1713. à 1741 ; et, ‘durant cette période, le Canada prit une certaine importance. De nouveaux gentilshommes, bourgeois ét artisans vinrent s’y établir. En 1737, les frèrés des écoles’ chrétiennes commencèrent à répandre l'instruc:
tion dans les campagnés, 4
La guerré de la succession d'Autriche rouvrit les hostilités En 1746, les Anglais s'emparäfent de Louisbourg que les Fran Gais avaientifondé sur l'ile du Cap Breton. En 1748, le traité d’Aix-ln-Chapelle rendit cette “villà, aux ‘Français ; mais, tou comme les traités précédents, il déli itaymal les frontières des
colonies anglaises et des egouies frariçhi i, RTE
Cette question de là délimitation de fro atières fit de nou
‘veau
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lutte Frün les :
’ach.
terre activ -eurer quest par }?
Riviè fut co centäi cents Le 15 une « anglai de 11:
fort M l’armé Ce fut pas sa -les Ex Après 16,00€ homm leur” c coïnma année,
fin à la güerg et
que, les hostilités et, en 1711, uno tés par près de ssiéger Québec.
rent, dispersa -la oûta la vie à des
guerre. La baie re-Neuve furent Canada, l'tle du jouchure du Stit exclusif de la uve fut conservé
es avantages de
cette période, le uveaux gentils- . En 1737, les andre l'instruc-
rit les hostilités g que les Fran à 1748, le traité ais ; mais, tou 8 frontières do
‘veau éclater les hostilités. Des colons anglais s'étant” établis
- sur le territoire francais, les colons français se préparèrent àla lutte, en dépit de linfériorité du nombre, car la Nouvelle-
Frénce ne pouvait mettre guère plus de 13,000 hommes sous les armes.
l'acharnement des colonies anglaises de la N ouvelle-Angleterre contre nos colonies de Ja Nouvelle-France, et sur la part active qu'y prirent Franklin et Washington. Les Français -eurent d'abord quelques avantages. En 1754, le marquis Duquesne s'empaña du fort Nécessité, sur l'Ohio, qui était défendu par Washington.: Le 3 juillet 1755, à la bataille de la Belle- Rivière, un corps de l'armée anglaise, composé de 2,200 hommes, fut complétement'mis en déroute par 220 français et quelques centäines de sauvages, laissant sur le champ de bataille treize cents. hommes, cinq cents chevaux et 13 piéces de campagne. Le 15 août 1756, le marquis de Montcalm s'empara de Chouagen, une des places fortes anglaises. Cette journée, il fit treize cents prisonniers et s'empara de 113 canons'ét de 5 batiments de guerre. Le 5 août 1757, le fort William Henry tombait ên son pouvoir. L'année suivante,
‘ l’armée Franco-Canadienne gagnait la célèbre bataille de Carillon.
Ce fut la plus glorieuse victoire de cette campagne ; et ce n’est
se une grande émotion mêlée d’un légitime orgueil que * “les
anadiens-Français de nos jours en évoquent le souvenir. Après un combat des plus âcharnés; l’armée axiglaise forte de 16,000 soldats dut se réplier, laissant sur Je terfain cinq mille hommes, tandis. que les Français n’en pebdirent que 377. De leur” côté, les Anglais s'emparèrent en 1758 de Louisbourg qui commandait l’entfés du St Laurent, Dans le courant de même année, ils s'emparèrent des 7 Duquesne et Frontende: : Survint la guerre de sept aù ui absorbe Les redsou d ou 8 d pt any qu FPS de
En.
Nous désirons attirer l'attention du lecteur sur:
les plus. importantes, des possessions
la France et l'emp, Sants, |
: : Exaspérés far cette résistance ‘héroïque d’une poignée de
Français, les Anglais résolurent de frapper un grand coup. Acet . * effet, ils mobilisèrent un corps de 60,000 hommes, dont 20,000
de réserve. Les Français n'avaient À lefr opposer que 15,000 combattants, dont 10,000 recrutés parmi les colons.