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Divisée en trois corps, l'armée anglaise envahit la N ouvelle France de différents côtés, mais toutes les opérations dévaient
: converger vers Québec. A la tête de 11,000 hommes et de 48.
batiments montés par 18,000 marins, Je général Wolfe vint assiéger Québec, dont 118 canons commencèrent le bombardement ile 25 juin 1759. Les Français n’en avaient que 10 en tout ! Le. 31 juillet, Wolfe attaqna .les positions françaises du côté des ravins de Montmorency, et fut repoussé avec des pertes sérieuses. Malgré la gravité de cet échec, lé général anglajs commandait la navigation du St Laurent, Dans la nuit du 12
septembre, il débarque. ses troupes un qliart de lieue au dessus . de Québec, et le 13 au” matin, l’armée anglaise se. déployait sur
+ les plaines d'Abraham. Bien que n'ayant à sa disposition que
” 4,500 hommes fatigués par une lohgue marche, Montcalm n’hésita pas à attaquer les Anglais ; mais le sort des armes lui fut con- “ trairé, Le général Wolfe mourat sur le champ de bataille, et. le marquis de Montcalm succomba Ini-même, le lendemain, des suites de ses blessures. Québéc capitula le 18 septembre 1769.
L'année suivante, le chevalier de Lévis, à la tête dé 3,000. soldats frariçais ét de 2,000 canadiens, tenta de reprendre Québec. S'il n'y féussit paë, il parvint du moins À venger la mort de
Montchlm sur ces mêmes plaines où il était tombé mortellement ‘
blessé, Cette fois les Anglais furent battus et durent se retirer
cha d'envoyer à Montcalm des renforts sufi. |
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dans Québeë laissant sur le te din 1,100 hommes et toute leur sartillerie. Lé chovalier de Eévis ‘commença aussitôt le siège de la ville ; mais l'arrivée d’une flotte anglaise le força à se replier sur Montréal dont les Anglais, au nombre de 20,000 s’'emparèrent Je 8 A 1760. :
Trois dns plus tard, le traité de Paris, signé le 10 févrigr 1763, cédait éfinitivement le Canada à l'Angleterre, 1.0 Aingi, |fut à l'établissement d’une Nouvelle-France que
la France gmplôya la valeur de ses capitaines .et les talents de ses adminigtratet . Maintes fois, elle. s'émut aux récits des | aventures êt des périls de cette poignée d'enfants que l'audace d’un de ses marins et Ja sagesse d’un ministre avaient jetés par une armée de pionniers.
delà l'océan, comme l'avant-garde d’
Mais il faut, hélas ! l'avou
er, cette troupe, composée d’un . petit nombre de matelots et de
soldats, de quelques artisans et
avec éclat, d’abord contre l'hostilité des tribus indien tard, en face de l'ennemi séculaire, l'Anglais, 1 intérêts de la métropole. La France, ‘qui lui con! n'eut point lieu de s'en repentir : j le défendirent ; usqu'au dernie de courage, |
IF ne tint pas qu’à eux de conquérir cette partie de l'A mé. rique du Nord, comnie les Espagnols l'avaient fait du Mexique et du Pérou, Les Cortez et les Pizarre ne manquèrent point à leur vaillance ; ce qui fit défaut ce furent les services de la
métropole, et, aux moments critiques, décisifs, l'appui, la voix . de cette patrie alors muette, et
qu’en dépit de son indifférence
et de son abandon, ils saluaient, expirants, d'un deruiar gr de fidélité et d'amour !
Cette époque, que noûs. appcllerons héroïque et qui embrasé entière la période coloniale française, est un tissu d'événéments merveilleux, où les prouesses, les combats, les découvertes et les aventures de tout genre, se détachent comme les têtes d'apôtres et de saints d’une fresque du moÿen-ûge, sur le fond d'or d’un portique. C’est une suite de courts poèmes dont la réunion forme une épopée, Rien n’y manque. Les découvreurs se nomment : Jacques Cartier, Ch: amplain, Roberval, J oliette, Lamothe-Cadillac, Cavalier de La Salle, Bienville, De la Veranderey ; les: militaires, Tracy, de Callières, de Frontenac, Lévis, Montcalm ; es héros, d’Aulac, d’Iberville, Sainte-Hélène, une héroïne, 1adAMnS de Verchères ! Cherchez-vous un grand administrateur ? Talon. Un prélat illustre ? Monseigneur de: Laval de Montmorency, la tige des archevêques de Québec. Faut-il citer des martyrs ? les pères de Brebœuf et Lallemand. Des victoires, des sièges ? on devrait rappeler A te engagement,
chaque assaut,
Deux grandes figures, deux caractères, résument cette Iliade coloniale.
%ÿ L'un; modeste piloté de Saint-Malo, représente la hardiesse
d'esprit unie à la foi, la patience doublée de décision: et d'andace vertus qui semblent 8 exclure, mais qu'on trouve à un haut degré dans cette É e déjà virile de marins et de marchands a seizième siècle. L'autre, âme généreuse, cœur intrépide, aÿs servi sous le maréchal de Villars en Italie, porte sur les ct FM de bataille du Nouveau-Monde le courige chevaleresqué des soldats de Fontenoy. Chargé de livrer le dernier ‘combat, et voyant la victoire infidèle, Montcalm sut. ravir. engore, par l'héroïsme de sa ao, une part de la gloire de son va queur,
Beraier er i de C'est entre les lueurs des éclairs jaillis de deux épées françaises, presque aux mêmes lieu , bien qu’à deux siècles d’inter-
ue et quiem- vale, que s'écoule cette légende, qui a nom l’histoire du Canada, à
tissu d'événé- Sur la première page, datée de 1535, Jacques Cartier, l'épée nue,
les découvertes étincelant au soleil de juillet, ouvre ces annales. Entduré de son :
mme les têtes équipage agenouillé, il prend posséssion de ces terres an nom de
ge, sur le fond [son souverain François ler.
oènies. dont la À l'épilogue, en l'année 1759,lsous un ciel gris d'automne, es découvreurs l'on aperçoit au milieu des plaines d'Abraham, le marquis,de erval, Joliette, calm qui, à pied, l'épée à la main, conduisant ses troupes ; De la Veran- a ta de anglaises, tombe morte
k llement frappé, et scelle
Es Lévis, de son sang le dernier feuillet de ce drame national. ”
teHé Po Hu Ainsi s'exprime sur cetté partie de l’histoire du Canada un n
n grand admi- LAS FRERES An j ; ni de nos plus brillants écrivains. *, à pe.
meur de Laval FER k He ; F..
iébec. Faut-il ../ue devinrent alors les 63,000 français que le désastreux : 0
llemand, Des [traité de Paris venait de livrer à la merci notre rivale? hi:
> engagement, “Au lendemain de la cessio :4ù
€ D, commença pour eux une existence difficile, semée de piéges et d’embuches. nt cette Iliade JF“ d'un coup de leurs chefs naturels,
“un nom, un poste, ou quelque aisance : nobles, officiers, fonc. ‘’tionnaites, notables, profitèrent des stipulations du traité pour 4 “passer en France, — ces braves gens, demeurés sans autre guide de “qu'un clergé, älors peu préparé aux luttes qui allaient s'ouvrir, “se rattachèrent: énergiquement à leurs’ traditions, et à leur “glorieux passé. pe Here
“ Disséminés sur d'immenses espaces. mais groupés autour “de leurs pasteurs, et répugnant d’instinct à une âssimilation, à ‘' laquelle, dans un but facile à comprendre, poussait la nouvelle
Privés tout — Car tous ceux qui avaient
te la hardiesse on: et d'audace un haut degté marchands /du
“A, ACHDNERE collaborateur de la Lévue ‘ La Nouvelle-France! Québèe.
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