‹ Étude ethnographique des éléments qui constituent la population du Canada [microforme]Chapitre 71 sur 163 · Nous/sortirons donc un instant du cadre, de la colo · texte numérisé non relu

Nous/sortirons donc un instant du cadre, de la colo

tion pour faire connattré les conditions de la pêche à l'ile

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: Ce.tableau ne comprend pas la EEE de. poissons pris par les pêcheurs étrangers qui se-fixent sur la. côte Tale h durée de la navigation. : | ! Ontrouve là les mêmés variétés de poissons. que sur l côte du. Labrador. Les harengs, le maquéreau, la morue, le homard, le marsouin, le loup-marin et la baleine y sont en aussi! grand nombre. Tout concourt donc à faire considérer l'industrie … de la pêche comme la seule. ns susceptible de profits “4 “sérièux. ….

A1 est vraiment éonpant à que he: “hherie de Labrador et & l'Ile d'Anticosti aient été aussi longtemps ‘méconnues. Encore aujourd’hui, peu de Canadiens en connaissent la valeur.

Ce sont les étrangers qui vont leur ravir: dej véritables tré- ‘°:

‘sors. Et, comme ils ne sont pas assurés de pouvoir toujours pêcher dans:ces paräges, ils -gâchent le poisson,: péchant sans | -scrupule avec des lignes de fond. qui ont dé 600 à 1000 hame- 1 -çons chacune, et faisant un usage. immodéré de ‘la seine. Le fretin et les débris. sont rejetés à la mer;° ét l'empoisonnement et le’ dépeuplement des eaux, on tout au moins le: dédain du poisson pour l'appâé du pêcheur, telle sera la conséquence, qui À he peut manquer tôt où tard de résulter de cet état de choses.

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Plusieurs | Canadiens-Frañiçais, des membres du Parlement

‘entaütres, connaissant la valeur des pêcheries de la côte du .

1595 | Labrador et de île d’Anticosti 8e sont déjà émus de cette are M tintion, et ont fait voter par les chambres des mesures de. | protection. Mais, en dépit de la vigilance du gouvergement Je E : Canadien, on continue à gâcher les pêcheries. Le gouvernement ; 12 A nest pas secondé par les principaux intéressés. Les habitants du 1 1 Labrador, en effet, sont tellement habitués à compter sur les 1 à produitside la pêche pour vivre largement qu’ils n'ont*pas même : Tidéequiélle puisse un jour césser de leur donner l’ sancé dont ons pris À : ent aujourd’hui. Et leur imprévoyance n’a d’égale que dant la Pes-gône des pêcheurs américains.

: : , En résumé, nos pêcheurs pourraient se créer un bel avenir > surla | a combinant la pêche et l'agriculture. Et nos grands comme rue, le nos petits capitalistes trouveraient dans les pêcheries du Labra- 0 aussi D dor-un placement avantageux de leurs capitaux. Le petit capiidustrie D ialiste acheterait directement des pêcheurs canadiens le produit profits ‘2 de leur pêche et le revendrait avec un gros bénéfice sur les M marchés de Québec, de Boston où de N ew-York. Les débouchés abrador ne lui manqueront pas. Pour les grands capitalistes, il serait onnues. E. préfémble de former une puissante compagnie capable d'avoir valeur. M une flotte et des engins de pêche convenables. Les bénéfices les tré: ‘4 seraient d'autant plus considérables que les pêcheries du Labra. oujours A or ne sont pas exploitées comparativement à leur importance nt sans M etque la compagnie veillerait elle-même à leur conservation. hame: NE un mot, l'industrie de la pêche est pour la province de

ne. Le (D Québec ce que l'industrie forestière était à son début. nement

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