‹ Étude ethnographique des éléments qui constituent la population du Canada [microforme]Chapitre 70 sur 163 · ohasse dans ces derniers temps. Mais nous savons que la · texte numérisé non relu

ohasse dans ces derniers temps. Mais nous savons que la

valeur de- toutes les fourrures: obtenues dans la province de

Québec s'élevait à 8163,310 en 1881.

Quant aux mines, la minéralogie du “ Labrador ” est encore dans l'enfance, si nous considérons limmensité de ce territoire. Les rares explorations faitesà ce jour se sont bornéss à l'explora. : tion de la côte et n’ont été que superficielles. Elles n’ont encore rien révélé qui soit dé nature à permettre d'engager des capitaux av . chance. de succès dans l'exploitation d’une mine quel. conque. A L :

Nous férôns exception tontéfois pour trois substances mi.

ur les gisements et la valeur desquelles on a des dénpésitives.. Nous voulons parler des aéres, du fer et de la ‘| existe des dépôts considérables d'ocres fofruginenses datis | arti utalé de la côte du Labrador: : Ils sont déjà. fageusèmient exploités par une compagnié anglaise: “

: Quelqüies Canadiens-français sonf propriétaires d’un assez grand nombire de dépôts, mais n'ont pas le ge néceksaire à leur exploitation. |

Le sable magnétique, le: fer agde et +-titsiiqne 8e trouvent sur toute l'étendue dé la côte. Et, ai la science a dé. couvert un procédé d’exträction éconbmique, il ya là des for. tunes considérables ksréaliser, car les. dépôts-sont nombreux et À les minérais très-riches. L'exploitation én a été tentée par une ] compagnie anglaise, et le fer obtenu .a été reconnu de qualité supérieure. Les procédés d'extraction étant fort coûteux, l'ex. ploitatin de ces minerais a été sûapendue, :

É La laradorite, dont les reflets chatoyants sont utilisés parles joaillers, se trouve en grande quantité sur certains points de la côte. Malheureusement, il y en a trop. Car les quelque } échantillons, qui ont été app ortés.sur le march$ de’ Paris, ont fait . | aussitôt diminuer le prix de’tatte pierre.

: : * Ainsi le côte seule a été explorée. Des exploriilons moins

superfelles dans l'intérieur “des terres-et sur la côte révéleront - peut-être Ja présence de grandes richesses. Un avenir prochain ne peut manquer de nous l'apprendre, l'attention dé quelques ! capitalistes ayant été récemment attirée. dé ve #4 d’une façon | joût-à-fait spéciale. | Te d’Anticoëti.— —L'Ile d’Anticosti est située d dans la partie À ‘nord du pe io rh à environ 40 milles de la côte du l

- fl Marco est de 1,602, 853 acres. ‘ Soi longtemps 1 cette île a été considérée comme aride et redoutée des navigs- * teurs. “La boussole est, Spies ini bi parages per suite | ue : ; de plus,

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plusieurs milles dans la mer qui lés couvre et les découvre. De

flle sorte qu'à marée haute un navire peut se croire quelquefois

Alabri de tout danger. Quel minutes après, il échoue. …Les'difficultés de la nà igation ét les préjugés contre le

degré de fertilité du sol avaient éloigné de cette le les partisans

la colonisation. Mais, la navigation étant devenu de jour en r plus ‘importante, des phares, des sémaphores et des bouées,

L furent établis sur tous. les points de la côte ; l'ile fut mieux

conne, mieux apprégiée, et on constate aujourd’hai que la colodiation a fait des progrès sensibles pendant la dernière période décennale. Nous avons recueilli quelques chiffres qui le -montrent à l'évidence.

1871 1831 Françuis.….:.. |" 56 394 Anglais... ....| 46 232

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| Owupants de terres, étendue et condition des exploitations.

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LELRLELREE. tanénqenpmsessesse 4 k Poiniies de terre 2,093 Boiss.

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: Le sol n’est donc pas aussi aridé qu'on l'avait supposé. On à y ‘él peu ou’ point d'animaux}; et cependant-tout porte à 4 croire que l'élevage du bétail y réussirait: très-bien. . Un navire‘ chargé de bêtes,à corne échous, il y a plusieurs années, à quel. ! ques milles de la côte. Sa position. devint très-eritique ; ef F. pouréviter d'être brisé sur les rochers, il dût jéter à l'eau m

cargaison d'animaux, Ceux-ci. gagnèrent la rive à la nage, æ A répandirent dans l'île ; et aujourd'hui on y réncontre un grand * nombre-de bœufs sauvages. qui, avec les ours, se partagent ot À ‘immense domaing. La trace «nè s'est: pas améliorée. Ceh | s'explique aisément. Les ‘ rivières restent gelées pendant tout Y'hiver, et le sol est.rocouvert de neige pendant 6 à.7 mois. Les À peturages doivent donc être d’une réelle valeur. 4

Selon nous; la colonisation de cette tle est possible. Les ! est: propice à à la culture de certaines récoltes et le soleil ae | ‘chaud en été “pour leur permettre d'atteindre la maturité; k climat y'est sain ; de nombreuses rivières aux eajx poisson- | : neuses traversent l'le en tous sens ; et le. bois de construction | € 0 AA aEe D PS nn D' T Ê

Toutefois, nous ne sommes pas prêts à’dire qué l'émigration

doive se porter de ce. côté dans le but exclusif d'exploiter la . lité du sol, alors que. dans la province de Québec et dans

Jutres parties du Canada il existe d'immenses étendues de

‘terres autrement. fertiles et bien moins isolées, Ainsi, au lâc

St.Jean, par exemple, un arpent de terre produit environ 25

: minots de blé ou bien de 4 à 500 boisseaux de pommes de terre,

sans le secours d'aucun grgrais; à l’île d’Anticosti le rendement pommes de terre n’attèint q

arpont. k

agribsis-

Yôyance seule aura rendu inhospitgliers. Il n'y aura pas plus “d'avenir pour-Ini que pour l'agriculteur qui compterait excluiYement sur les produits de sà ferme.

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