soir
Urines 500 grammes.
12 février. — Température :
7 heures matin.36°6
4 — soir.. . 36
Urines, \ litre.
13 février. ■■— Température :
7 heures malin.; 37°2
Urines, I litre.
14 février. — Température :
7 heures matin ......... 36°8
4 — soir.. 36,2
Urines, \ litre.
15février. — Température :
7 heures matin.. . . 37°
4 — soir 36
Urines, \ litre.
La malade demande son exeat.
Sous l’influence de la médication cessation rapide des douleurs, les jointures font mieux les mouvement de flexion, le taux des urines a augmenté.
Il n’y a pas eu de modification du pouls, ni de la tènsion artérielle. Il n’y a pas eu non plus désigné d’intolérance pour le médicament, qui a été très bien supporté.
Observation XXVI
(Thèse Legendre)
Cardiosclérose tachycardique. — Grippe.
Antécédents héréditaires. — Femme morte, il y a vingt-quatre ans, poitrinaire. Six enfants morts, dont deux bacillaires.Parents du côté de la femme presque tous morts phymateux.
Antécédents personnels. — A toujours joui d’une bonne santé; se plaint seulement de tousser depuis trois ans, par intervalles.
État actuel. — 2 février 1897. — Malade très artéribscléreux, artères sinueuses en tuyau de pipe. Au moment de l’examen, six heures du soir, tachycardie très accentuée.
Rien à l’auscultation pulmonaire, ni à l’auscultation cardiaque. Pas de bruit de souffle. Pas de température. Le malade dit tousser depuis six mois à la suite de chaud et froid, mais il n’y a pas d’expectoration. La crise de tachychardie ne se reproduit pas les jours suivants.et nous pensions à un peu de tachycardie émotive, quand vinrent se dérouler de nouveaux accidents.
Le 7 février, le malade commence à ressentir le soir en se couchant de petits frissons, la journée a été bonne cependant. Il se plaint de douleurs lancinantes du côté gauche, dans la fosse iliaque et l’hypocondre.
Le thermomètre monte à 38°6.
Les deux jours qui suivent, se manifestent les 5 kmes d’une bronchite intense avec expectoration abon dante.
Le 10 au soir la température monte à 40°. Râles de toute espèce disséminés dans la poitrine. Tachycardie intense. Le pouls est à 188 ; tellement rapide qu’il est presque incomptable ; la courbe suivante montre qu’il y a. en même temps, comme une espèce d’anâchrotisme.
En même temps, crise douloureuse précordiale. Tension artérielle assez élevée, 16.. Pas d’état de stupeur, conservation parfaite de l’état intellectuel..
A droite, au sommet et en avant du poumon on a trouvé delà matité et de la submatité. A ce niveau, souffle lointain avec quelques râles muqueux de bronchite. Sueurs très abondantes. Urines: un litre, avec traces d’albumine. A l’interrogatoire, on apprend que depuis trois jours, le malade avait des vomissements dès qu’il essayait de manger et des céphalées intenses le matin avec du lumbago. L’examen bactériologique des crachats ne permet pas d’y trouver des bacilles , de Koch.
. On porte le diagnostic : Cardiosclérose à forme tachycardique. Néphrosclérose. Infection grippale ayant déterminé une crise de tachycardie.
Traitement : 0 gr. 50 de pyramidon,
Le 11 au matin, température à 36°6, pouls à 76°. Le malade ne se plaint de rien et est dans un bon état général.
Le 11 au soir, pouls 188, température 38°4. Pas de vomissements ni de dyspnée. Tension artérielle : 16.
Même douleur précordiale. La céphalée a disparu. Mêmes signes de bronchite.
Urines : 500. La journée a été bonne.
Sudationabondantedansl’après-midi.La crisedetachycardie a disparu vers minuit. On ordonne 1 gr. de pyramidon, deux heures après la température était à 37°5.
Le 12 au matin, température 37°2. Pouls : 85.
Tension artérielle 19 1/2. Toujours signes de bronchite généralisée, pas de vomissements, le malade se sent bien.
Le 12 au soir. Toux intense, expectoration abondante. Pouls 200, bon état général. Le malade est un peu constipé. Température 38'. La crise de tachycardie s’accompagne toujours de douleur précordiale, elle commence vers cinq ou six heures de l’après midi et finit vers minuit. La douleur disparaît en même temps. Le malade dit qu’il sent venir les crises, qu’il en a eu ainsi depuis sept ou huit mois de temps en temps, mais elles n’étaient jamais devenues si fréquentes que depuis la dernière bronchite.
Rien à l’auscultation cardiaque; au poumon toujours mêmes râles de bronchite. Tension artérielle 15, elle diminue pendant les accès, augmente dans l’intervalle. Urines, un litre. On donne encore 1 gramme depyramidon. Chute de la température deux heures après.
Les mêmes symptômes se sont reproduits chaque soir jusqu’au 17 février, le pyramidon a toujours paru bien agir, mais il n’a pas diminué la toux ni influencé la bronchite. Puis le 17 et jours suivants, la bronchite grippale suit son évolution, et le malade sort le 3 mars, pour Vincennes, ne conservant que quelques râles de bronchite, mais n’ayant plus de crises de tachycardie.
Observation XXYII
(Thèse de Legendre)
Arthropathies infectieuses
V... Georges, quarante-neuf ans, entré le 9 mars, salle Chauffard, n° 18.
Antécédents héréditaires. — Éthylisme, pas de syphilis. Blennorrhagie et cystite en 1874.
Depuis neuf mois, lithiase vésicale; opéré il y a six mois avec succès par M. Guyon. Depuis le malade va bien. Cependant sa cystite a persisté; il y a de temps en temps delà pyurie.
Il y a quinze jours, il s’aperçoit de douleurs vagues dans les pieds, puis les genoux, les coudes.
Douleurs fugaces, très vives. Pas d’épistaxis, pas d’albuminurie. Pas d’épanchements articulaires.
Le bras droit, le poignet, le coude, les insertions du deltoïde sont douloureux, spontanément et à la pression, le malade tient son membre immobile.
Poumons: rien; cœur : rien; pouls bon, 90. Bruits assez sourds. Le premier bruit à la pointe est légèrement prolongé. La pointe bat dans le cinquième espace.
Le salicylate de soude donné pendant six jours est resté sans effet.
Le 18 mars, pointes de feu sur l’épaule droite. Aucun résultat.
Le 20 mars on donne du pyramidon, a la dose de
Bürg.
1 gramme d’emblée, les douleurs persistent, le pvramidon donné pendant cinq jours à cette dose ne produit pas d'intolérance et toutefois n’améliore pas la situation.
Observation XXVIII
(Thèse Legendre)
Sciatique rhumatismale
Salle Delpech, lit n° 21, entrée le 10 mars 1897. Première attaque il y a huit jours, douleurs intolérables que les injections de morphine arrivent à peine à calmer.
En même temps, lumbago. La sciatique siège à gauche.
Le 12 mars, on donne un- gramme d’emblée de pyramidon, sans injection de morphine. Diminution du taux des urines, qui tombent de 1,500 à 500 grammes. Amélioration considérable, en deux jours les douleurs de sciatique disparaissent, seul, le lumbago persiste et est avantageusement combattu par des applications locales de compresses chloroformées. Pas de sueurs à noter. Le 26 mars, l’amélioration est complète et la malade est en très bon état; quitte le service le 22 mars 1897.
Observation XXIX
(Thèse Legendre)