INTRODUCTION
Dans une communication parue tout récemment dans le Berlitier Rlinische Wochenschrift, M. le professeur Filehne,de Breslau, mentionnait la découverte d’une nouvelle substance antipyrétique, dérivée de U antipyrine, et, donnait à ce nouveau produit le nom arbitraire dePyramidon.
M. le professeur Lépine nous engagea alors à prendre comme sujet de thèse inaugurale ce nouveau produit thérapeutique. Grâce" à une paternelle bienveillance, dont nous ne saurions trop le remercier, M. Lépine a facilité considérablement notre tâche en nous permettant de recueillir dans sa clinique de nombreuses observations. Nous n’aurons garde d’oublier les excellents conseils qu’il nous a donnés et les précieux enseignements de clinique, de thérapeutique et de technique de laboratoire que nous avons reçus dans son service.
C est aussi un bien doux devoir pour nous, alors que n °us touchons au terme de nos études médicales, de venir
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remercier tous ces maîtres qui, durant sept années, nous ont sans cesse témoigné une inaltérable bonté et une inépuisable bienveillance, qui nous ont permis avec tant de générosité l’accès de leurs salles de cours, de clinique et de laboratoire.
Nous garderons un souvenir ineffaçable de MM. les professeurs Pierret, Teissier, Renaut, Dévie, Collet et Courmont qui nous ont fait comprendre les richesses scientifiques de la physiologie et de la pathologie interne, de MM. les professeurs Ollier, Laroyenne, Fochier, Poncet, Rochet et Condamin qui nous ont initié aux merveilleux essor de la chirurgie.
A M. le professeur Jaboulay, chirurgien des hôpitaux, nous devons une reconnaissance toute particulière pour les marques d’intérêt qu’il nous a données dès-le début de nos études et qu’il n’a cessé de nous témoigner. Nous avons eu le bonheur de fréquenter ses différents services et de profiter de ses doctes leçons. Nous serons toujours fier d’avoir été son élève.
Nous n’avons garde d’omettre dansnotre souvenir reconnaissant MM. les docteurs Commandeur, Dor, Villard, Repelin, Martel etBérard, qui ont bien voulu nous traiter en ami plutôt qu’en aînés et nous initier à la pratique hospitalière.
Qu’ils soient assurés que nous n’oublierons rien et que nous savons apprécier tous les services qu’ils nous ont rendus.
Dans la clinique de M. le professeur Lépine, nous avons eu le plaisir d’être cordialement accueilli par son nombreux entourage. Nous ne saurions [trop remercier ici MM. le docteur Pauly, chef de clinique, Martz, chef de
laboratoire, Dreyfus, interne des hôpitaux, et les dévoués externes du service MM.. Feuillade, Coste-Labaume, Veyrassat, pour leur participation à notre thèse et la franche amitié qu’ils nous ont toujours témoignée.
Que tous nos amis reçoivent enfin ici les remerciements que nous devons à leur sympathie et l’assurance de notre inaltérable attachement.
LE PYRAMIDON
PHARMACOLOGIE
Le pyramidon est une subtance antipyrétique et analgésique dérivée de l’antipyrine. Cette substance, qui n’existe pas encore dans le commerce, et que M. le professeur Lépine a tenue directement du professeur Filehne, aune composition assez bien connue, mais le procédé de préparation n’en est pas encore indiqué par les auteurs allemands (1). •
L’antipyrine est un phényldiméthylpyrazolone, le pyramidon est un. phényldiméthylamidopyrazolone. C’est donc un dérivé amidé de l’antipyrine.
Les deux formules suivantes montrent la différence qui existe entre l’antipyrine et le pyramidon.
Antipyrine :
, Az C®H à \CO
d) p harmaceutische Zeitung, 1896, p. 812.
Pyramidon :
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