‹ Etude expérimentale de l'influence sur l'épilepsie sous-corticale de la di-phényl-hydantoïneChapitre 23 sur 29 · ACTION COMPAREE DE LA D. P. H. ET DU GARDENAL SUR LES REFLEXES · texte numérisé non relu

ACTION COMPAREE DE LA D. P. H. ET DU GARDENAL SUR LES REFLEXES

Lorsqu'on compare l’action de la D. P. H. à celle du gardénal sur les Pigeons privés de cerveau, on peut faire une constatation qui, comme la précédente, nous montre combien ces deux sortes de dérivés agissent différemment sur les cellules nerveuses. Chez les Pigeons, comme chez les autres #nimaux, le gardénal manifeste des propriétés anesthésiques qui se traduisent par la perte du tonus d’attitude et par la suspension des réactions douloureuses. On a d’ailleurs l'habitude de rapporter les propriétés antiépileptiques des barbituriques à leur influence narcotique. Îl en va tout à fait différemment avec la D. P. H. : non seulement cette substance n’est pas anesthésique, mais encore elle provoque des phénomènes d’excitation. Nos Pigeons privés de cerveau se présentaient, en effet, sous l'influence d’une dose de D. P. H. (10 eg: par kg.), dans l’attitude caractéristique de la rigidité, dite décérébrée. Nous n’avons pas l'intention ici de discuter l’origine et le mécanisme de ce phénomène si curieux décrit en 1898 par SCHERRINGTON. Rappelons seulement que, comme SCHERRINGTON l’a montré, la rigidité cesse par la section des racines médullaires postérieures, ce qui prouve qu'il s’agit d’un phénomène reflexe, Que la D. P. H. ägisse en suspendant une influence inhibitrice tendant à empêcher le reflexe, ou qu’au contraire elle exalte l’excitabilité des centres mis en jeu, il n’en reste pas moins que

cette substance augmente le reflexe qui est à la base du phéno-

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