‹ Etude expérimentale de l'influence sur l'épilepsie sous-corticale de la di-phényl-hydantoïneChapitre 24 sur 29 · GIRL · texte numérisé non relu

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mène de la rigidité, En d’autres termes, loin de déprimer l’activité reflexe du système extra-pyramidal, dans la mesure où nous pouvons apprécier celle-ci grâce à la rigidité décérébrée, la

D. P. H. l’augmente au contraire. C’est là un second caractère qui

différencie profondément son action de celle des barbituriques.

Il est intéressant de noter que cette différence d’action de la D. P. H. et des barbituriques sur, d’une part, l’aptitude

épileptogène et, d’autre part, l’activité reflexe, s’observe égale-

ment dans les autres formes d’épilepsie. En ce qui concerne l'écorce du cerveau, dont l’aptitude à l’épilepsie est supprimée par la D.P.H., P. GLEY a montré que son excitabilité électrique n’est pas modifiée par elle, notion physiologique qui est à rapprocher des observations cliniques qui montrent que ce dérivé hydantoïque n’amène pas l’état d’omnubilation psychique produit par les barbituriques. La comparaison peut se poursuivre au niveau de la moëlle, Au cours de leur étude sur les convulsions médullaires électriques, P. GLEY, M. LAPIPE, J. RONDE- PIERRE, M. HORANDE et T. TOUCHARD ont montré que la D. P. H. supprime cette forme spéciale d’épilepsie sans toutefois diminuer les réflexes médullaires. On voit done que si la D, P. H. et les barbituriques ont en commun la propriété d’amoindrir les convulsions, ils agissent à l’opposé sur l’activité réflexe, les premiers la laissant subsister, ou même l’augmentant, et les seconds, comme tout anesthésique, la supprimant.

DISSOCIATION PHARMACOLOGIQUE DE L'EPILEPSIE SOUS-CORTICALE

Dans notre chapitre IIT consacré à l’action de la D. P. H. sur l’Electro-choc, nous avons dit qu’on peut réaliser une vraie dissociation pharmacologique de l’épilepsie en ses deux formes, corticale et sous-corticale, grâce à la D. P. H. On constate, en effet, que le seuil de l’épilepsie corticale s’élève davantage que celui de l’Electro-choc, de sorte qu’une excitation intermédiaire ne déclenche plus l’épilepsie quand elle est appliquée sur la zone motrice, tandis qu’elle en déclenche toujours si elle passe à

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