DÉDUCTIONS CLINIQUES
Il n’est pas sans intérêt de comparer la conclusion à laquelle nous aboutissons avec les données qui sont fournies par le traitèment des épileptiques en clinique. Nous arrivons à la conception que la D. P. H. est moins active que le gardénal, d’une part, et que, d’autre part, elle n'agit pas comme le gardénal à la façon d’un anesthésique, mais qu'elle paraît diminuer électivement l'aptitude épileptogène des neurones sans suspendre leurs autres propriétés. Or, que constatent les cliniciens ? Ils observent que dans bien des eas il est difficile d'obtenir la sédation des crises par le seul effet de la D. P. H. sans arriver à des doses sub-toxiques, et ils pallient à cet inconvénient en associant une certaine dose de gardénal. Nous retrouvons donc ici la notion du degré moindre d'action par rapport au gardénal. D’un autre côté, les sujets qui sont soumis au traitement par la D. P. H. ne souffrent pas de l’obnubilation psychique qui résulte du traitement par les barbituriques et qui est surtout le fait de leur lente élimination plus que de leur action anesthésique. Ici encore les constatations cliniques sont concordantes avec les nôtres, puisque, sur le Pigeon sans cerveau, comme sur l'écorce cérébrale ou comme sur la moëlle, nous avons observé que la D.P.H., loin de suspendre, comme le ferait un anesthésique, le fonctionnement des neurones, paraît plutôt augmenter. Il nous semble donc que, dans l’ensemble, nos conclusions ne sont pas contredites par les neurologistes.