INTRODUCTION
Les nombreuses recherches qui ont été suscitées par l’Electro-choc ont mis à l’ordre du jour une question qui avait déjà été posée par la clinique, à savoir le problème de l’épilepsie sous-corticale. L'existence, ou plutôt l’individualité de celle-ci, déjà admise à la suite des travaux de MARINESCO et de SALMON, a été reconnue sur le terrain expérimental grâce à la nouvelle technique de l'Electro-choc qui, en réalité, est surtout une épilepsie sous-corticale. Parmi les arguments qui ont permis précisément de montrer que l'Electro-choc est distinct de l’épilepsie corticale, il en est un qui a attiré particulièrement notre attention : c’est celui qui est tiré de la dissociation de l’épilepsie électrique sous l'influence de la Di-Phényl-Hidantoine. Cette substance, en effet, supprime Vépilepsie par excitation directe de l’écorce du cerveau, mais influence l’épilepsie sous-corticale à un degré bien moindre. Cette propriété a été précisément mise à profit pour démontrer l'existence distincte de l’épilepsie sous-corticale. Or, nous allons voir, en examinant cette question, que cette notion va se heurter à certaines objections; aussi, sur les conseils du Docteur P. Gley, chef des travaux de physiologie de la Faculté de Médecine de Paris, qui nous a guidé dans ce travail, nous nous sommes proposé de reprendre en détail cette question, pour fixer avec le plus grand degré de certitude possible si la D. P. H. influence l’épilepsie sous-corticale et, dans l'éventualité positive, à quel
degré.
CAES
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