‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 101 sur 152 · LE, G · texte numérisé non relu

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ce cas. D'ailleurs, contrairement à ce que nous avons vu chez l'âne, les terminaisons nerveuses n'étaient pas paralysées, puisque l'excitation du bout périphérique du vague droit, avec des courants un peu forts, ralentissait encore le cœur. En revanche, l'excitation du nerf gauche ne donnait absolument rien.

I1 semble donc que, chez les animaux que la morphine n’endort pas, les effets d'accélération constatés

Fig. 1797. — Sphygmogrammes d'un chat, pendant l’action de la morphine : 1, Pouls normal, avant médicamentation; — 2, pouls après injection veineuse de 4 centigrammes de chlorhydrate de morphine : — 3, après la section du pneumogaslrique gauche; — 4, après section du pneumogastrique droit.

soient la conséquence d'actions excitantes sur le SyStème accélérateur, actions qui peuvent être suspendues ou atténuées par des influences modératrices plus ou moins importantes.

D'ailleurs, dans certaines espèces, les influences modératrices elles-mêmes peuvent être rapidement annulées, par suite de la suspension de l’activité des centres périphériques frénateurs.

Chez le chien, l'interprétation des modifications du

R, respiration; — S, secondes. (Réduct. 1/4.)

— P, sphyÿgmographe;

M, manomèlre;

Fio. 178. — Chien endormi par la morphine, chez léquel, en G, on coupe le vague droit. 8-17 I ; [ ) ; Ï 8

rythme cardiaque, provoquées par la morphine, estou paraît plus simple. Voici ce que nous avons constaté : Un chien étant profondément endormi par une imJec-

tion hypodermique de morphine (2 centigrammes par kilogramme), qui a produit, surle cœur, les effets habituels de renforcement, de ralentisssement, les iëntermittences etautres modifications du rythme, en C(fig. 178), on coupe le pneumogastrique droit et, immédiatement, on voit les pulsations s'accélérer de 66 à 120. Les intermittences et le rythme couplé disparaissent aussi.

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