‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 103 sur 152 · MEN SAN EN NN EN E NE NE MNT VY · texte numérisé non relu

MEN SAN EN NN EN E NE NE MNT VY

Fig. 180. — Chien profondément endormi par la morphine; les deux pneumogastriques sont coupés depuis 6 minutes. (Réduction 1/4.)

d’entre elles ne paraît pas être simple ; elle a tous les caractères de celles que l’on voit sur la figure 168 (voir page 456) et doit correspondre à deux contractions cardiaques. Nous n’en avons pas la preuve directe, mais il paraît difficile d'admettre qu'après section double des vagues, le cœur retombe à un chiffre de pulsations, inférieur à celui qu’il avait après la section d’un

seul pneumogastrique. D'ailleurs, sur plusieurs des accidents sphygmographiques, la trace d’une division en deux parties est manifeste et très apparente.

Sur ce dernier tracé, on peut remarquer encore que

les pulsations ont conservé une certaine amplitude.

TE ra UN

Fig. 181. — Effets d’une vagotomie double chez un chien sain, avant toute médicamentation. — M, manomètre; — P, sphygmographe; — R, pneumographe; — S, secondes. (Réduct. 1/3.)

Les actions centrales et l'influence du vague sur le rythme cardiaque sont ici très manifestes, elles n’excluent pas toute action sur les ganglions intracardiaques, action que d’autres expériences peuvent vérifier. En voici la preuve :

Les deux pneumogastriques, minutieusement isolés

des cordons sympathiques, sont coupés seuls, sur un

chien de chasse très vigoureux, préalablement trachéotomisé.

Après cette opération, on inscrit le tracé 18r, où se trouvent les modifications produites par la section nerveuse, avant l’administration de la morphine. On compte 204 pulsations à la minute.

Dans le tissu conjonctif, on injecte une solution de chlorhydrate de morphine (1 centigramme par kilogramme) et, après 10 minutes environ, on assiste au déroulement des premières manifestations ; l’animal a de la dépression nerveuse évidente et, du côté du pouls et de la pression, on voit, par moments, des pulsations plus énergiques (a, a, fig. 182), paraissant plus espacées, mais ayant tous les caractères de dualité ci-devant signalés.

A cet égard, 1l est intéressant de suivre, un par un, et de comparer les accidents de la courbe P, au point de vue de leurs caractères et de leur nombre. Dans la première partie du tracé 182, jusqu’en à, on compte, par minute, 198 pulsations apparemment simples, dont quelques-unes cependant tendent à se coupler; en a, commence une série de pulsations fortes, certainement doubles, malgré leur apparente simplicité, qui sont plus espacées, puisque, d’après leur rythme, on pourrait en compter 93 couplées, soit 186 par minute.

C'est d’ailleurs l’état qui finit par persister, au fur et à mesure que le sommeil s’accuse, de telle sorte que, vingt-cinq minutes après, le sujet dormant profondément, on voit le tracé (fig. 183) prendre en permanence, avec un peu moins d'énergie, les caractères de la

phase à du tracé 182.

AAAMAAMA Ave

Fig. 182. — Premiers effets d’une injection hypodermique de morphine, chez un chien préalablement vagotomisé. (Réduct. 1/3.)

Fig. 183. — Effets produits chez un chien vagotomisé, par une injection hypodermique de morphine, — L'animal dort profondément depuis 25

minutes. (Réduct. 1/3.)

Si l'on veut bien remarquer qu'avant la morphinisation, on complait, chez notre chien vagotomisé, 204 pulsations, tandis que pendant le sommeil narcotique, même en l’absence des deux pneumogastriques,on n'en compte plus que 180, on admettra, avec nous, que

Page 1