‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 108 sur 152 · US · texte numérisé non relu

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nué généralement, ce qui provient, sans aucun doute, du relâchement et de l’inertie des petits vaisseaux, produisant la stase sanguine périphérique.

Tout ce qui se passe là, modifications de la pression et du courant sanguin, est la conséquence de l’action du médicament sur le système des vaso-moteurs qui est plongé dans l’inertie, après avoir été légèrement excité. fi

L'ensemble des recherches que nous avons poursuivies, dans le groupe des animaux que la morphine ne narcotise pas, notamment chez le cheval, chez le bœuf, chez la chèvre et chez le porc, nous a appris que cet alcaloïde produit toujours, chez eux, l’hypertension artérielle ; la baisse de pression n'apparaît qu'à la fin de l’action ou quand la dose est trop forte. D'ailleurs, 1l n'est pas douteux que ce phénomène se montre d’autant mieux et d'autant plus vite que les sujets sont moins résistants à l'intoxication morphinique.

Les tracés hémodromographiques, obtenus chez le le cheval, démontrent que l'hypertension s'accompagne du ralentissement du courant sanguin, conséquence d’ailleurs naturelle de la vaso-constriction et de la gène circulatoire périphérique qui en est la conséquence.

Comme nous le disions, à la fin du paragraphe précédent, ces modifications de la circulation vasculaire ne peuvent provenir que de lexcitation des vasomoteurs, et doivent être liées aussi aux influences cérebrales, spéciales, que développe la morphine dans les espèces pour lesquelles elle n’est pas un hypnotique.

De telle sorte que, en résumé, si les vaso-moteurs

— sont surtout déprimés, par la morphine, dans certaines espèces et excités d’une manière soutenue dans les autres, c'est par une action première analogue, mais dont les résultats diffèrent, par suite de l’impressionnabilité et de la résistance différentes des éléments

réactionnels,

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