‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 107 sur 152 · RON · texte numérisé non relu

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modératrices résistent très faiblement à l’action paralÿsante du médicament et perdent bien vite leur activité.

Modifications de la circulation vasculaire. — Quand la morphine est introduite, à dose hypnotique, dans le tissu conjonctif du chien, elle produit d’abord une légère augmentation de la tension sanguine intravasculaire, suivie d’un mouvement inverse d’hypotension, très accusé au début, mais non persistant.

On observe, en effet, que, pendant la phase d'état, lorsque l’animal est plongé dans le sommeil morphinique classique, sa pression artérielle est rarement inférieure à 145 ou 135 millimètres ; la différence, avec la pression normale, dépassant rarement 20 millimètres et étant même souvent inférieure à ce chiffre. On peut donc dire que l’hypotension consécutive à une injection hypodermique de morphine est toujours modérée.

Il n’en est pas de même après une injection veineuse. Dans ces conditions, la dépression vasculaire est, dès le début, considérable; la différence, avec l’état normal, se mesure par 80 ou 75 millimètres, et, si la dose est un peu forte, cette différence persiste pendant toute la durée de l’action.

Naturellement, lorsque la morphine, étant administrée à dose élevée, arrive à produire ses effets convulsivants, on assiste à un relèvement de la pression artérielle.

Pendant que le chien est endormi par la morphine et présente les modifications de pression, qui succèdent

aux injections hypodermiques, la vitesse du sang dimi-

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