‹ Étude expérimentale de pharmacodynamie comparée sur la morphine et l'apomorphineChapitre 116 sur 152 · OUR · texte numérisé non relu

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9 novembre. — L'animal n'est plus sous l'influence immédiate du narcotique, mais il reste couché et ne se déplace qu'avec peine, conservant l'attitude hyénoïde ; son facies est hébété. Dès 6h.1/2 du matin on reprend sa température:

oh 1/2" matin. ».--37"3 HR AHoNSONL hu, 5704 RU = 0702 6h. 1/2 — ‘. .: 381

Le sujet est resté couché toute la journée ; le lendemain matin, 10 novembre, il a 38°7.

B. — Gros chien, adulte, pesant 31 kilogrammes. Injection hypodermique de chlorhydrate de morphine, 1 centigramme par kilogramme. L'animal a été parfaitement endormi, mais, pendant la durée de la narcose, il est resté très hyperexcitable et se réveillait brusquement au moindre bruit. De plus, pendant la première heure, il a eu de la polypnée.

8 novembre (11 heures du matin). — Au moment de l'injection, température, 38°9.

She matin. 219 375 Phoa/5 son... 2124850 12h: ne us 9722 5 h. rt AN 12h. 1/2 — 1 . - : 366 DR... 2 36° he SOI: 2... 302 MDP EU RO 0 RTE 07 6h12 00.36" > h: — } ." 35°6 7 h. —" 4. 862 2h La NE 35/3 m2 012, 11,0N002 3 h. Eu 1 à 80 8 h. EU fe 7908 3h.1/2 — . ,. 35°8 Br Sd AT VSDES 4 h, ele à + 9907

9 novembre. — L'animal est très déprimé, mais il est réveillé,

Il a perdu son hyperexcitabilité de la veille et reste couché toute

la journée.

6 h.:1/2 matin. . 36°2 heu) soir NOT DD) RS EC 3674 GRR; 1/2 1088 HR SOIR. + 3608

10 novembre. — Le même chien complètement rétabli, a 38°1, à 8 h. r/2 du matin.

C. — Petit chien de chasse, jeune et maigre, 8 à g mois. 8 kilogrammes. Ce petit animal, soumis à une injection hypodermique de chlorhydrate de morphine, 1 centigramme par kilogramme, a été lourdement et profondément endormi. Pendant toute la première journée, il a conservé une immobilité absolue, ne faisant que pousser des plaintes quand ‘on l’'excitait.

8 novembre (11 heures du matin).— Au moment de l'injection, LT 088:

11 h. 1/2 matin. . 37°8 4h, 1/2 Soir 1,792 12 h. — . … 373 5 h. IT 27242 12h 1/20. 7 :34"9 Fa/2 = ma x h. SOI 00410 6 h. ue 0 0001 1h+1/2 0 .n21134 Oh 1/2 2 51000039 2 h. MCE 19972 7 b. — . . 335 2h 2 MERE: STD 9h, 1/2 tom 3 h. — . . 315 8 h. — , . 33% 3h, zx/2 —, à Sata 8ha/2 7 — 1.29% 4 h. 1. ., 3203

g novembre. — Le petit chien paraît encore sous l'influence

d’une demi-narcose ; cependant, quand on le stimule, il relève la tête en plaignant. Il a le facies hébété, la langue pendante. Ce n’est que vers le milieu du jour qu'il a paru se remettre un

peu.

6h. 1/2 matin . . 36°2 4h; 1/2 Soir CSG 8h. 1/2 = Tea Ghx/2 — "37%

1 hi:r/e 7 SOIR 07e

10 novembre,— Le petit animal est rétabli: il est craintif, mais il répond aux caresses et cherche à manger. A 8 h. 1/2 du matin sa température est à 39°2.

D, — Chien loulou, adulte, 15 kilogrammes. Injection hypodermique de chlorhydrate de morphine, 2 centigrammes par kilogramme, Un peu de polypnée, pendant les trente premières minutes ; mais sommeil calme et très classique. Aucune particularité à signaler,

8 novembre (11heures du matin), — Au momentde l'injection, température 39°4.

11h, 1/2 matin. . 39 A HAN 27 S01TES NN do 12 h. — :, + 368 5h. 4 57 «1:3508 12 DAT 2e bte JO 2 DUR 124 PUR 34

14h: SO 2.470363 6 h. ME. nRTr 00

1h.1/2 — . , 35°8 hr) 12.36 2 h. Art 2802 7 h. 0 4.0 ,..-3602 > hr Es ts 06 30°s Thales re. Te, 30° 3 h. 2 0. O0 8 h. RE Sr rire 00 4 CRUE PACE 4 b. =. . + °35°6

9 novembre, — Le chien est réveillé, mais dans unétat d’abrutissement complet. Il est incapable de rester debout et conserve une attitude hyénoïde très accusée.

6h.1/2 matin. . 37% HHATa Soir . 01601, 97°6 SR DRE RER 570 6 h. 1/2 — |. +, 078 hat ms0ir0% 19706

10 novembre (8h. 1/2 du matin). — La température du

même chien ne dépasse pas 37°9

Nous ne citons que cette expérience, dont les résultats, spécialement consignés en vue de l'étude des modifications de la température, confirment ceux que nous avons obtenus dans d’autres essais poursuivis dans

un but différent.

HR

Voici d’ailleurs les principaux faits qui en ressortent:

Le chien A a atteint sa température la plus basse, au bout de la quatrième heure, avec une différence de 4°1 en moins sur l’état normal. A partir de ce moment, la température s’est relevée peu à peu, mais, après la neuvième heure, elle était encore inférieure de 27,

Le chien B a atteint sa température la plus basse, au bout de la quatrième heure également, avec une différence de 3°8 en moins, sur l’état normal. A partir de ce moment la courbe s’est un peu relevée, conservant des oscillations constantes en plus ou en moins.

Neuf heures et demie après l'injection, on trouve encore une différence de 31 en dessous.

Le jeune chien C est tombé à 7°5 en dessous de sa température normale, trois heures et demie environ après l'injection. Il a presque toujours conservé un niveau inférieur, quoique remontant un peu, après ce minimum; mais 1l y avait encore 5°3 de différence, après la neuvième heure.

Le chien D a atteint sa température la plus basse, entre la troisième et la quatrième heure, avec une différence de 43 en moins, sur l’état normal. A partir de ce moment, la température s’est un peu relevée, mais était encore inférieure de 3°6 après la neuvième heure.

C’est donc, généralement, autour de la quatrième heure que les chiens morphinisés atteignent leur température la plus basse; après, leur courbe a des tendances à se relever un peu, mais elle le fait lentement,

parfois avec des oscillations en plus et en moins, qui la maintiennent un certain temps autour d’un niveau inférieur.

On peut voir du reste, chez les quatre sujets, que le lendemain matin, soit dix-neuf heures après la médicamentation, l'influence hypothermisante se faisait encore sentir, bien que d'une façon généralement plus modérée.

De plus, il est intéressant de constater combien la baisse de température a été rapide et considérable, chez le tout jeune chien de l'expérience C, qui, comme les deux précédents, n'avait reçu pourtant que 1 centigramme de morphine par kilogramme.

C'est un résultat conforme à celui que d’autres auteurs, Richet et Pachon notamment, ont obtenu et sur lequel on a très justement attiré l'attention. Il confirme la très grande impressionnabilité des jeunes organismes à l’action des opiacés.

Bref, l’action hypothermisante de la morphine est fort remarquable et peut avoir, parfois, une importance considérable. Quelles en sont les causes ?

On a d’abord dit que la morphine exerce un effet direct sur la thermogénèse ; Pachon a entrepris des expériences calorimétriques qui confirment le fait. Mais, pour nous en tenir à ce que nous avons vu nousmêmes, nous rappellerons ici nos analyses comparatives du sang artériel et du sang veineux, qui démontrent directement que, pendant la narcose, les oxydations organiques sont modérées.

Le tableau suivant contient ceux de nos résultats

qu’on peut apporter à l'appui ;

AVANT MORPHINISATION PENDANT LA NARCOSE

par rapport au sang artériel, par rapport au sang artériel, NUMÉRO on trouve : on trouve :

des DANS LE SANG VEINEUX DANS LE SANG VEINEUX

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