QUES
recueilli sur un mouton; la partie N représente l’état normal de l'impulsion cardiaque, avant l’administrafion de la morphine; le tracé A a été détaché dix minutes après une injection veineuse de 25 centigrammes de chlorhydrate de morphine. La simple comparaison des tracés suffit, pour démontrer que, si les contractions cardiaques sont un peu accélérées {90 au lieu de 80), elles ont acquis aussi une énergie consi-
dérable.
Fig. 81. — Tracé physiologique normal d'une jeune chèvre dont on inscrit la pression carotidienne m, le pouls P, les contractions cardiaques C; — S, secondes. (Réduction 1/6.)
Bien que moins importante, la même modification est aussi évidente sur les tracés des figures 8r et 82. Nous les avons obtenus sur une jeune chèvre de 39 kilogrammes, dont nous inscrivions, à la fois, les courbes cardiographiques, sphygmographiques et ma-
nométriques.
Dans la veine jugulaire de cette chèvre, nous avons injecté, lentement et en les fractionnant, des doses progressivement croissantes d’une solution de chlorhydrate de morphine à 4 pour 100. Peu à peu nous avons vu, particularité dont 1l sera question plus loin, la pression s'élever, et d'autant plus que la dose
était plus forte. Simultanément le cœur se ralentissait
Fig. 82. — Renforcement i si ‘di 1
o orce Cal des impulsions cardiaques, par la morphine, chez une chèvre (comparer avec tracé normal, fig. 81) : 1, après injection veineuse de 2 gr. 40; — II après injection veineuse de 8 gr. 80. k é
un peu, mais surtout se renforçait d’une façon très appréciable.
Ce renforcement de l’énergie cardiaque, enregistré die ne. de directement, associé à l'augmentation de la tension sanguine intra-vasculaire, a eu pour conséquence une
augmentation de l’amplitude des ti sphye:
g P s pulsations sphygmo-
graphiques, dont la ligne ascendante paraît aussi un peu plus verticale. Les tracés I et IT de la figure 82 sont intéressants à comparer avec le tracé normal de la figure précédente. L'un a été détaché après une injection veineuse de 2 gr. 40 ; l’autre, lorsqu'on eut
Fig. 83. — Action de la morphine sur le cœur du bœuf (cardiographe de Laulanié) : N, tracé normal, avant morphine ; — A,première phase de la morphinisation; — B, deuxième phase; — s, secondes. (Réduct. 1/4.)
atteint 8 gr. 80. Ces doses sont évidemment très élevées, mais on sait déjà combien sont résistants les animaux de l’espèce caprine, aux effets de la morphine.
Dans la figure 83 se trouvent, intentionnellement Le Ge