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Fig. 115. — Tracés : manométrique, M; sphygmographique, P; pneumographique, R, d’un chien avant morphinisation. — S, secondes (zéro, pour la pression). (Réduct. 1/6.)
Un tracé normal (fig. 115) étant pris, on injecte, dans le tissu conjonctif du sujet, une solution fraîche de chlorhydrate de morphine, à raison de 1 centigramme par kilogramme.
Les premiers effets s'annoncent comme d'ordinaire : salivation, mâchonnements, inquiétude; pas de vomissements, pas de défécations. Apparemment, c'est une accélération très grande de la respiration qui débute et que l’on voit encore sur le tracé 116, puis, quinze minutes après l'administration du médicament,
cette respiration est haletante, comme celle du chien qui a très
chaud ; avec alternance de mouvements profondset superficiels, L Là pl 4
Le cœur est accéléré et la pression légèrement augmentée.
Fig. 116. — Quinze minutes après morphinisation. (Réduct. 1/6.)
Comparativement avec l’état normal, on a :
144 millimètres au lieu de 138 :
108 pulsations au lieu de 78 ; 336 respirations au lieu de 45.
Vingt-cinq minutes après la médicamentation (fig. 117), la respiration est encore accélérée {300 mouvements), tandis que le cœur s’est ralenti (84 pulsations), et renforcé comme il est de règle sous l'influence de la morphine ; la courbe manométrique est retombée à 138.
La dépression nerveuse et le sommeil s’annoncent franchement, mais ne sont pas encore très prononcés; l'animal est tou- Jours un peu agité.
Trente-cinq minutes après la morphinisation, notre sujet dort
profondément. Il est complètement inerte sur la table ; les yeux sont en strabisme convergent ; les globes oculaires recouverts par la troisième paupière. On peut s'assurer cependant, par un examen minutieux, que la pupille est très resserrée. L'animal est