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. philes, s’insinuant entre elles au point de sembler faire partie
du revêtement épithélial.
Lumière : exsudat fibrineux emprisonnant des éosinophiles seuls ou associés à des cellules épithéliales desquamées.
Perires BRoNGHEs. — Lésions plus marquées encore. Exsudat fibrineux occupant toute la lumière bronchique avec de nombreux éosinophiles.
VAISSEAUX. — Gros el moyens vaisseaux juxta-bronchiques entourés d'une gaine d'infiltration embryonnaire.
Artères : entre les fibres élastiques, traînées de cellules embryonnaires et très nombreux éosinophiles s'observant Jusque sous la couche endothéliale.
Dans la zone conjonctive périartérielle, nombreux éosinophiles, disséminés sans ordre.
Dans la lumière artérielle même, on observe des éosinophiles mêlés de leucocytes et d’hématies.
Veines : remplies de sang. Mais complètement dépourvues d’éosinophiles.
Capillaires péribronchiques bourrés d’éosimophiles.
ALVÉOLESs. — Au foyer maximum des lésions, complète disparition de la structure alvéolaire.
Lumières alvéolaires remplies par des cellules épithéliales desquamées mêlées d'éosinophiles très nombreux. L’alvéole entière est remplie par un exsudat fibrineux s’insinuant entre les cellules.
Les parois alvéolaires sont épaissies, distendues par des capillaires remplis d’hématies, etinfiltrées, œdématiées.
Les éosinophiles partout nombreux, le sont particulièrement dans les alvéoles péribronchiques. Ils peuvent même être assez abondants pour former dans les alvéoles des grappes serrées : on dirait vraiment alors des alpéolites à éosinophiles.
Les parois alvéolaires sont de même richement peuplées .d’éosinophiles, alors que les neutrophiles sont très rares.
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Les lésions vont se dégradant irrégulièrement à la périphérie. Le processus de desquamation épithéliale s’atténue ainsi que le processus éosinophilique.
Il ne reste bientôt plus à la périphérie que le réseau fibrineux englobant de rares cellules épithéliales, des hématies et quelques éosinophiles. |
Par contre, la congestion est beaucoup plus marquée, et l'on peut même observer de véritables suffusions sanguines dans les alvéoles.
Dans les alvéoles enfin, outre les cellules épithéliales desquamées et les éosinophiles, on trouve fréquemment à la périphérie surtout de grandes cellules à protoplasme basophile, à noyau clair et à granulations pigmentaires el des corpuscules arrondis d’un diamètre un peu supérieur à celui d’un globule rouge, uniformément colorés en rose sombre et semblant présenter à la périphérie un noyau aplati très basophile.
Nous verrons que ces cellules peuvent avoir une certaine importance. ,
PLÈVRE. — Généralement peu touchée. En certains points
cependant on observe de la desquamation endothéliale avec exsudation fibrineuse.
TrAcHéEe. — Lésions discrètes de trachéite, avec présence de nombreux éosinopohiles dans la lumière trachéale, entre
les cellules de revêtement, dans la basale, dans les capillaires sous-épithéliaux.
N° 96. — Cobaye. — Poids : 665 grammes.
Quantité d'extrait injecté : 5 centigrammes :
Date de l'injection : 24 heures.
Obj. 2. — Énorme bloc d'hépatisation percé seulement de lumières bronchiques et de quelques rares alvéoles fusionnés et très dilatés. Disparition de toute structure alvéolaire.
Obj}. 6 et Immersion 1/12.
AR A0 7e
Broncnes. — Lésions de bronchite simple ou suppurée. (Exsudat fibrineux; polynucléaires, cellules épithéliales desquamées).
Parenchyme pulmonaire : alvéoles remplis de cellules épithéliales tuméfiées et de polynucléaires avec exsudat fibrineux. Les éosinophiles sont encore très nombreux, mais beaucoup moins que dans le cas précédent. !}s sont le moins nombreux au foyer maximum des lésions. À celui-ci, en certains points, agglomérats de polynucléaires neutrophiles, mais sans désintégralion donnant la figure de petits abcès
crus.
Nous venons de rapporter deux types particulièrement marqués de lésions pulmonaires consécutives à l'injection trachéale de lipoïdes diphtériques.
Comme nous le disions, ces lésions sont constantes, mais il s’en faut qu elles soient toujours aussi marquées. Dans certains cas même, on n observe que de la congestion pulmonaire, avec en bordure surtout quelques noyaux constitués par des cellules embryonnaires.
L'évolution des lésions pulmonaires secondaires à l'injection de lipoïdes diphtériques dans la trachée est rapide. Rapidement, comme nous venons «le le montrer, elles sont constituées. Leur régression est plus lente bien que toujours assez rapide, et dans la règle quelques semaines après on n'en trouve plus traces. Fait important, jamais elles n'évoluent vers la caseification ou la fibrose, contrairement à ce qu'on observe avec l’éthéro et la chloroformo-bacilline.
En résumé, l'injection dans la trachée d'extrait éthéroalcoolique de bacilles diphtériques, détermine des lésions
le ONE
pulmonaires constantes, dans la règle, une bronchopneumonie plus ou moins étendue et plus ou moins intense, avec éosinophilie locale d'autant plus accusée que la lésion est plus jeune. Il ne semble pas qu'on n'observe jamais de caséification ni de sclérose.
Il était intéressant de voir si les mêmes processus anaomo-pathologiques que déterminent les lipoïdes diphtériques sont également susceptibles d'être provoqués par les bacilles diphtériques eux-mêmes.
Nous avons dans ce but fait à un lapin une injection de bacilles vivants dans la trachée. Il avait reçu préalablement du sérum antidiphtérique et été trachéotomisé.
Il mourut 24 heures après l'injection.
La trachée très congestionnée était tapissée par un exsudat pseudo-membraneux. Les poumons étaient congestionnés et denses.
L'examen histologique nous décela l'existence d’une broncho-pneumonie en pleine voie d'hépatisation grise. Là encore les éosinophiles sont très nombreux, moins cependant que dans les lésions déterminées par les lipoïdes; il est vrai que ces lésions étaient très avancées.
Nous avons pu enfin faire l'examen histologique de poumons d'enfants morts de broncho-pneumonie, suite de diphtérie.
Dans les broncho-pneumonies simples, banales, on trouve d’assez rares éosinophiles. Il en va autrement dans ces formes de broncho-pneunomies qui sont si typiques, dans la diphtérie, broncho-pneumonie nodulaire hémorrhagique. Les éosinophiles mono ou polynucléaires y sont en effet assez nombreux: ils présentent
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des granulations petites, très acidophiles, et l'on peut même trouver comme dans les broncho-pneumonies expérimentales, des essaimages de granulations groupées en grappes, sans noyau apparent.
Il y a donc même tendance au processus éosinophilique dans les broncho-pneumonies expérimentales et dans les broncho-pneumonies pathologiques observées chez l’homme.
Mais dans la broncho-pneumonie expérimentale, le processus paraît beaucoup plus intense, sans doute parce que la lésion peut être saisie plus jeune et que la quantité de toxine employée est plus massive.
Il ne faudrait d’ailleurs pas attacher autrement d’importance à ces caractères histologiques. Ils ne sauraient caractériser la broncho-pneumonie diphtérique, mais il était intéressant de faire le rapprochement.
Quoi qu'il en soit, ces résultats expérimentaux permettent d'envisager sous un jour nouveau la question si discutée déjà de la broncho-pneumonie diphtérique.
Peter,. Sanné, Darier considéraient que « la grande cause de la broncho-pneumonie qui survient dans le cours de la diphtérie, est l'intoxication diphtérique », et Darier pensait que seules les suppurations relevaient des infections secondaires.
Loeffler qui attribuait la présence des cocci dans la fausse membrane à une infection secondaire, croyait que ces cocci « pourraient, cependant, dans certains cas, déterminer une sorte d'érysipèle des muqueuses ».
M. Mosny, reprenant les travaux de Prudden et de Northrup, attribue la broncho-pneumonie diphtérique au