ANTON
4 heures après, on lui injecte dans les mêmes conditions 10 centigrammes de diphtéro-caséine. Aussitôt, il est pris de parésie, de convulsions et meurt.
1 autre lapin reçoit 10 centigrammes de bacillo-
caséine dans la veine marginale et ne présente aucun accident. Le lendemain, on lui injecte 3 centimètres cubes (environ 0 gr. 03 de diphtéro-caséine fraiche); il s’affaisse sur ses pattes postérieures, pousse un cri, se convulse et meurt.
Maintes autres injections de bacillo-caséine n'ont jamais été suivies d'accidents mortels analogues. Nous avons pu de même inoculer impunément à un lapin une grande quantité de protéines extraites d'un pus. Ce même lapin fut tué par une dose beaucoup moindre de diphtérocaséine.
La diphtéro-caséine possède donc bien une toxicité propre.
SYMPTOMATOLOGIE.
Les accidents secondaires à l'injection intraveineuse de diphtéro-caséine sont variables. On peut, à ce point
de vue, diviser les cas en deux groupes : cas mortels ; cas non mortels.
Cas mortels. — La mort peut être subite, rapide ou lente.
Mort subite. — Peu fréquente, L'animal attaché ou maintenu par un aide est pris
pendant l'injection d’agitation avec soubresauts, contractures et meurt.
AT RTE
Mort rapide. — La plus fréquente.
Elle peut d’ailleurs être plus ou moins rapide. Tantôt, elle suit immédiatement l'injection
Détaché et mis à terre, l'animal présente de la parésie
de l’arrière-train et de la polypnée. Rapidement, l’avant-train se parésie à son tour, les pattes de devant s'écartant en croix.
Souvent alors, il se met brusquement à courir; puis, est pris de convulsions, pousse un cri et meurt.
Tantôt, aussitôt après l'injection, l'animal semble normal, un peu essoufflé seulement, puis, au bout de 4 à 5 minutes, rarement plus, il paraît inquiet, change de place, se ramasse en boule, s’accroupit, allonge les pattes de devant ou celles de derrière. Bientôt, il présente des mouvements d’inclinaison latérale, très lents, comme sl allait tomber, ou laisse tomber sa tête entre ses pattes, mouvements vite corrigés mais se reproduisant sans cesse : on dirait d'un homme qui s'endort et se secoue pour ne pas dormir. Peu à peu, l’arrière-train se parésie. Le plus souvent alors, l'animal est pris d’une agitation extrême, bondit, tombe sur le flanc, se convulse, fait quelques inspirations profondes et meurt.
Dans tous ces cas, la parésie du train postérieur est constante.
Mort lente. — Elle peut être plus ou moins lente, sur-
venir : a) au bout de quelques heures ou b) après quel-
ques jours.
a) N° 118. — Recçoit le 19 octobre, à 5 h. 1/2, 0 gr. 08 de diphtéro-caséine fraîche, en suspension phosphatée dans la