‹ Étude Expérimentale de Quelques Poisons Constitutifs du Bacille DiphtériqueChapitre 26 sur 35 · ANT EE · texte numérisé non relu

ANT EE

veine marginale de l'oreille. Peu après l'injection, parésie du train de derrière, puis des pattes antérieures.

6 heures 1/2. — Agitation soudaine l’animal se dresse et se met à parcourir la salle, tombant constamment sur le thorax.

7 heures 1/4. — L'animal qui était tranquille, pousse un cri, se ramasse sur lui-même, s’agile, puis fait de grandes inspirations et meurt.

Auropsie.— Abdomen.— Congestion abdomino-viscérale.

Thorax. — Cœur normal.

Poumons. — Pâles, un peu denses; pas d’hémorragies.

bb) N°124. — %5 octobre. — Injection de Ogr. 025 de diphtéro-caséine en suspension dans eau phosphatée (5 centimètres cubes); 2 heures après : ? centimètres cubes de solution phosphatée. Après, troubles passagers. ;

27 octobre. — ? centimètres cubes, solution phosphatée.

28 octobre. — Mauvais état.

29 octobre. — Trouvé dans sa cage complètement couché sur le flanc, incapable de tout mouvement, agité de temps à autre de convulsions légères. Mort après 4 h. 1/2.

N° 132. — Ce lapin qui avait reçu 0 gr. 10 de diphtérocaséine sèche en suspension salée, ne présenta immédiatement après aucun accident. Le lendemain, il était triste. Trois jours après, on le trouva mort dans sa cage.

No 136. — 8 novembre, 3 heures. — Injection d’une quanté indéterminée de diphtéro-caséine en suspension phosphatique dans la veine marginale. Rapidement après, para-

plégie postérieure. Polypnée. — 7 heures : Même état. 9 novembre. — Même état.

10 novembre. — Amélioration légère.

12 noyembre.— Amélioration marquée. Cependant, la paraplégie réapparaît dès qu’on fait marcher l'animal.

RE, RL Der Î HU si 14 novembre. — Réapparition de la paraplégie. 16 novembre. — A 7 heures du soir, convulsions, puis paralysie des 4 membres. 8 heures 1/4. — Mort. Auropsie. — Congestions viscérales multiples.

Poumons : normaux.

Cœur rempli de caillots, dont un énorme distendant l’oreillette droite.

Cas non mortels. — Il s'agit d'animaux résistants ayant reçu des doses non mortelles ou une dose mortelle en 2? fois.

Aussitôt après l'injection, ils présentent de la polypnée, de la parésie de l’arrière-train, sont agités ou au contraire restent immobiles et s’allongent. Peu à peu, les accidents s’améliorent, et tout rentre dans l’ordre. Quand la dose injectée est trop faible, on peut n’observer qu'une polypnée passagère.

Lésions anatomiques. — D'une manière générale, à l’autopsie des animaux, on trouve :

Des poumons normaux ou saumonnés, parfois congestionnés et très rouges.

Un cœur dur, érectile, rempli de caillots qui se prolongent souvent dans l'artère pulmonaire.

Les intestins sont congestionnés; les veines mésentériques; souvent distendues par des caillots.

Les veines sont remplies de caillots, la veine-cave surtout, particulièrement au confluent des veines rénales. Dans le foie, dans les reins, de même, veines et capillaires veineux sont distendus par des caillots.

Microscopiquement, on constate de la congestion

viscérale.

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L'absence de caillots dans les veines est rare, mais peut s’observer.

La présence presque constante de coagulations dans le cœur et dans les veines chez les animaux tués par la diphtéro-caséine fait naturellement songer aux observations nombreuses de thrombose cardiaque et d'embolie au cours de diphtérie (Voir Duclaud, thèse 1905). Nousmême avons, avec M. Ribadeau-Dumas, présenté des pièces de thrombose rénale trouvées à l’autopsie de diphtériques (Société Anatomique, 1908).

Les cobayes se montrent beaucoup plus sensibles que le lapin à l’action de la diphtéro-caséine. Pour eux, la dose mortelle est d'environ O0 gr. 005 (exprimé en diphtéro-caséine sèche). ;

Très rapidement après l’injection, ils sont pris d’agitation et de convulsions. La mort survient après quelques inspirations profondes.

Critique des accidents. — Les accidents que nous venons de rapporter, relèvent bien de l’action de la diphtéro-caséine. Mais s'agit-il d'accidents toxiques ou ne sont-ce pas là des accidents mécaniques emboliques?

Les faits eux-mêmes répondent à l'objection. Outre en effet que les émulsions sont très fines, les accidents consécutifs sont constants, marqués non par des phénomènes asphyxiques, mais par des troubles parétiques. La mort peut s’observer tardivement avec des accidents paralytiques. Les lésions pulmonaires secondaires aux grandes embolies font défaut.

D'ailleurs, n’avons-nous pas vu l'injection de caséines

SUN, pere

d'autre nature, en quantité égale ou supérieure, n'être suivie d’aucun accident embolique.

Nous verrons enfin que si l’on interpôse entre le point de l'injection et le poumon un système çapillaire (capillaires du foie, de la patte, du cerveau), les accidents

néanmoins apparaissent.

B. — Veine-porte.

Le foie joue à l'endroit de la diphtéro-caséine, le rôle protecteur qu'il joue dans les intoxications en général.

Si, en effet, on injecte dans la circulation portale par une veine mésentérique, des doses mortelles de diphtéro-caséine, l'animal présente des accidents immédiats : parésie du train postérieur, parfois même du train antérieur, polypnée, convulsions, mais, plus ou moins rapidement, il se remet. Si alors on lui injecte dans une veine périphérique une dose faible de diphtéro-caséine, on voit les accidents se reproduire, puis disparaître, et l'animal guérit.

Pour tuer, il faut des doses beaucoup plus fortes que celles suffisantes pour amener la mort par voie périphérique.

Quoi qu’il en soit, la mort quand elle survient, s'accompagne d'une symptomatologie semblable à celle que nous avons décrite antérieurement.

Voie artérielle.

A. — Carotide.

Nombre de lapins inoculés : 4.

N° 164. — 13 décembre. — 1 centimètre cube de diphtérocaséine fraîche, en suspension dans du sérum physiologique, est injecté dans la carotide primitive droite.

Immédiatement, l’animal est pris de convulsions, de polypnée, et meurt.

Auropsie. — Congestion pulmonaire.

Coagulations veineuses.

Cerveau normal.

N° 162. — 13 décembre. — Injection de 1 à 2 1/10 de centimètre cube dans la carotide primitive droite. Pendant l’injection, l'animal est pris de convulsions.

Après, il présente une paraplégie postérieure etreste abêti.

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