‹ Étude Expérimentale de Quelques Poisons Constitutifs du Bacille DiphtériqueChapitre 31 sur 35 · PAR · texte numérisé non relu

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doses sûrement mortelles: mais l'immunisation absolue semble devoir requérir un long temps, car, si à ces ani-

maux, on injecte des doses très fortes, ils meurent.

Injections successives de diphtéro-caséine et de toxine soluble. — Comme il fallait s'y attendre, les injections de diphtéro-caséine n'immunisent pas contre la foxine

soluble.

Adsorption.

On a si bien coutume de dissocier dans leurs actions biologiques les toxines figurées d’un microbe et « la Loxine soluble » qu'on imagine difficilement qu'il puisse exister des rapports entre elles.

L'observation courante permet cependant déjà à elle seule de conclure à l'existence de tels rapports. On sait en effet qu'ilest impossible de dépouiller complètement par simple lavage les bacilles morts de leur toxine soluble, et que injectés dans ces conditions, ils déterminent encore des accidents toxiques.

N'est-ce pas là une indication des affinités de l’une pour les autres toxines, quelle que soit la nature de ces affinités.

Nous avons donc cherché à déterminer comment se comportait la toxine soluble devers les poisons constituüifs. Nous nous sommes servi pour cela de la toxine diphtérique de l’Institut Pasteur et avons expérimenté avec les bacilles diphtériques, tués par la haute chaleur

UOTE

(110-120), les lipoiïdes diphtériques et les protéines diphtériques, 3

Nos expériences avec les corps bacillaires sont trop peu nombreuses pour nous permettre de conclure, bien qu elles aient été positives.

Nos expériences avec les protéines sont également peu nombreuses. Mais elles nous ont montré que si la toxine soluble peut leur adhérer, c'est à un degré assez faible rs et quon peut les en débarrasser par des lavages pro- ÿ longés.

Il en va autrement avec les lipoïdes du Bacille diphtérique, ce qui ne saurait étonner, étant donné le pouvoir connu d’adsorption des toxines aux lipoïdes en général [Guillain et Laroche, Laroche et Grigaut |.

Le mode opératoire est simple, et nous allons le relater en même {emps que les résultats expérimentaux.

Il consiste à mettre en présence à l’étuve : toxine soluble et lipoïdes, à décanter ou filtrer et à laver

soigneusement.

Expérimentation. —- Voici quelques-uns des résultats expérimentaux que nous avons pu observer :

I. — 0 gr. 05 d’alcoolo-éthéro-diphlérine sont mis en contact pendant 1 heure à 37° 8 avec 5 gouttes d’une toxine soluble tuant le cobaye au 1/100° de centimètre cube en 48 heures, dédoublées avec 25 goultes de sérum physiologique.

Le résidu filtré et lavé est injecté à un cobaye, le Loue de filtration à un autre.

Le second cobaye n'a présenté aucun accident local, ni général, el a survécu.

IQ "20

Le premier à fait localement un bourbillon. Injecté le 15 octobre, il est mort assez brusquement le 13 novembre el présentait à l'autopsie de la congestion péritonéale et viscérale, et des hémorragies surrénales.

I. — 0 gr. 10 d'alcoolo-éthéro-diphtérine sont mis en contact avec 2 centimètres cubes de « toxine soluble » pendant 1 heure 1/2, à 37°8. Le lout est ensuite centrifugé et décanté. Le culot lavé est injecté à un cobaye, le filtrat à un autre. Celui-ci meurt 48 heurés après. |

Le premier, après avoir fait une escharre énorme, fut

trouvé mort 25 Jours après. Il avait de la congestion viscérale généralisée.

IT. — Dans les mêmes conditions (Loxine dédoublée), deux cobayes inoculés l’un avec le filtrat, l'autre avec le résidu de filtration, sont morts le premier en 24 heures, le second en 36 heures.

Mise en contact de 6 centimètres cubes de Loxine soluble au 1/3 avec une quantité indélerminée d’alcoolo-éthérodiphtérine; filtration simple.

N° 445. — 17 octobre. — Injection dans le péritoine d'un cobaye du résidu non lavé.

19 octobre. — Mort.

N° 416. — 17 octobre. — Injection dans le périloine de ? céntimètres cubes du hquide de filtration.

18 octobre. — Mort.

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