CONCLUSIONS
Il résulte des expériences que nous rapportons dans cette thèse, que le Bacille diphtérique renferme deux ordres de substances toxiques : des lipoïdes et des protéines.
Les deux ordres de substances sont toxiques, mais leurs effets sont différents. ; ; Les ripoipes déterminent avant (out, des lésions
locales. Injectés par diverses voies : sous-cutanée, trachéale, péritonéale, muqueuse, vasculaire, rachidienne, . ils provoquent constamment des lésions locales caractérisées essentiellement par une nécrose très rapide avec exsudation fibrineuse.
Cette double action nécrosante et fibrino-plastique, doit les faire considérer comme ayant un rôle important dans la détermination des accidents locaux de la diphtérie, fausses membranes, broncho-pneumonie, etc:
L'action locale des PROTÉINES esl, par contre, très minime ou nulle. Mais, introduites dans la circulation
générale, elles se montrent tres toxiques: et ont une.
affinité particulière pour les centres nerveux. Les lipoïdes possèdent en outre la propriété de fixer
dans une certaine mesure la « toxine soluble », et cette.
toxine secondairement libérée peut déterminer des acci- -
dents lardifs graves.
Ces résultats nous permettent de considérer que si laù Fe
toxine diffusible du Bacille diphtérique joue le plus grand |
rôle dans l'intoxication diphtérique, ses poisons cons-
titutifs n'en doivent pas moins avoir une action impor-
tante : les lipoïdes dans la production des lésions locales,
les protéines dans la détermination d'accidents géné-
raux, sans qu'il soit encore possible de Rte l'exacte “4
nature de ceux-ci. |
. Peut-être enfin les accidents tardifs de la diphiérie, résultent-ils de la mise en liberté de la toxine. soluble sa :
fixée aux lipoïdes microbiens mêmes et à ceux des tissus.
sur lesquels le ne paiuie ou qu'elle RRIERUS à À
distance.
Le sérum antidiphtérique, antitoxique, n’a aucune action préventive ni curative sur les lésions détermi-
nées par les poisons constitutifs du Bacille diphtérique. : % Il semble bien que les sérums bactéricides n’en aient pas
davantage.
La conclusion pratique de ce travail est donc, en r état,
actuel de nos connaissances, qu'il faut aoindre au
sérum antidiphtérique, dont l'emploi doit toujours cons-
liltuer la base du traitement de la diphtérie, l'application
locale prudente d’antiseptiques choisis, application
simple (pulvérisations ou lavages) sans attrition de la :
u : le Président,