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ayant soin d’agiter le tout fréquemment. La seconde méthode a le seul inconvénient de demander plus de temps.
Quel qu'il soit, le solvant prend rapidement une teinte ambrée, qui d'abord légère, se fonce de plus en plus dans la suite surtout à la lumière.
Par évaporation au bain-marie ou dans le vide, on obtient un résidu amorphe, d'odeur pénétrante, vivement coloré en brun : c'est l'extrait.
L'’extraction est complète au bout de 6 à 8 jours. Si l'on fait des extractions fractionnées successives à l’alcool, à l’éther et au chloroforme, il faut en moyenne avec l'appareil à distillation continue : 4 jours pour l'alcool, 3 jours pour l'éther, 3 jours pour le chloroforme.
Quand les bacilles sont complètement dégraissés, ils présentent une couleur jaune argile. Séchés, ils sont très légers, surnagent quand on les met dans l’eau et leur pulvérisation est très difficile. Si on les colore, on s'aperçoit qu'ils ont conservé leur pouvoir tinctorial et qu'ils ne se décolorent pas sous l’action du Gram : ils sont seulement alors un peu moins alcoolo-résistants. L'opinion d'après laquelle les bacilles doivent leur résistance à la solution iodo-iodurée à leurs graisses et cires, est donc inexacte.
La composition chimique de l'extrait est complexe. Mais il est en majeure partie fait de graisses neutres, d'acides gras et de lécithines.
On peut faire des épuisements successifs à l'alcool à 90°,
al
à l’éther, au chloroforme, etc., ou traiter massivement les
corps bacillaires par un mélange de ces divers solvants. Nous employons de préférence un mélange à parties égales d'alcool à 90° et d’éther sulfurique.
La prédominance presqu'exclusive des graisses fait qu'on peut englober tous ces extraits sous le nom aujourd'hui courant de lipoïdes, mais nous préférons, évitant ainsi de préjuger de leur composition chimique, lés nommer du nom de leur solvant : alcoolo-diphtérine éthéro-diphtérine, chloroformo-diphtérine, alcoolo-éthérodiphtérine, etc.
L'aleoolo-diphtérine, toujours plus abondante, se présente comme une substance amorphe, finement granu- :1euse au microscope, visqueuse, collante, brun jaune. Son odeur est amère et pénétrante. Elle s’'émulsionne assez aisément par trituration dans l'eau carbonatée (carbonate de soude à 1 p. 100).
L'éthéro-diphtérine, beaucoup moins abondante, de couleur jaune cire, de consistance pâteuse, comme de la lanaline, a une odeur rance très accusée. Elle est amorphe également, d'aspect plus vraiment graisseux que l’alcoolo-diphtérine et tache le papier. Elle est presqu'impossible à émulsionner par l’eau carbonatée.
L'huile d'olive n’en dissout qu'une très faible partie,
mais l’émulsionne en totalité, de sorte que pour l’employer, le mieux est de la traiter par une faible quantité (quelques gouttes) d'huile lavée à l'alcool, puis par l’eau carbonatée qui émulsionne le tout.
La chloroformo-diphtérine (extrait chloroformique après épuisement à l'alcool et à l’éther) n'existe qu'en quantités infinitésimales, et il faut fraiter de très
Mau grandes quantités de bacilles pour obtenir à peine quelques centigrammes d’une substance blonde, d'odeur fade. & généralement amorphe avec parfois quelques fins cris-
taux effilés. Sa rareté fait qu’elle es dHheIle à expérimenter. LE |
Les extraits ainsi préparés peuvent ce employés en.
quantités variables. Va TR L’étendue de la lésion dépend en effet avant tout de : la quantité de Loxine. Dans la règle, quelle que soit la voie choisie, et suivant les lésions qu'on désire déter-. miner, la quantité oscillera entre 2 et 20 centigrammes, PR cette dernière dose étant une dose extrème.
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LEE | — vasculaire;
: NET Bac. 261 (Institut Pasteur); Bac. C. (Echantillon per-
eme. : if res
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allons rapporter maintenant.
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Nous avons expérimenté les lipoïdes aneiques par 6 voies :
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Voie cutanée :
— muqueuse; Le . — trachéale: 4
— péritonéale ; ie
— nerveuse.
Vée sont ke résultats de ces expérimentations sons
ré ( VE HART. oi cutanée.
Nous nous sommes adressé à des extraits de 4 sources.
k différentes : Re A. — Extraits de bacilles de niôité moyenne :
| sonnel).
DURE — Extraits de bacilles de toxicité forte : B. Améri- : (Institut Pasteur).
— Extraits de bacilles de toxicité nulle : B. Brienne
sus Fi tt Pasteur).
RCIP
A. — Extraits de Bacilles de toxicité moyenne. Ï. — BacLce 261 (Institut Pasteur).
Etude d'ensemble. — Dans les heures qui suivent l'injection sous-cutanée, apparaît un œdème diffus, mou bien que non dépressible, indolore. Pendant quelques heures, la lésion s'étend, formant un œdème gélatiniforme, plaqué sur la paroi. Puis, linfiltration se limite et s'indure. Les bords en deviennent épais, en bourrelet, mais le maximum d'épaisseur est au centre.
Ïl n’y à ni rougeur, ni douleur, et c’est à peine si l’on y O ) ) P
perçoit quelques petits ganglions dans les gangues grais-
seuses voisines. É
Les troubles généraux sont minimes ou nuls. La température est peu ou pas modifiée; l'état général reste bon. Les jours suivants, on observe parfois un peu de tristesse avec hérissement du poil, et toujours, une chute du poids, généralement assez marquée 40-60 grammes. Mais rapidement, tout rentre dans l'ordre.
Quand par contre la mort doit être précoce, les troubles généraux sont d'emblée très marqués, l’amaigrissement progressif, rapide, sans retour.
Quand il y a infection secondaire, l’æœdème est très étendu, envahissant loute la paroi abdominale, rouge, chaud, douloureux, épais, mou. La lésion s'abcède rapidement, donnant un pus banal, ou de très bonne heure, la mort survient, et l’on trouve à l’autopsie un décollement considérable de la peau.
Quoi qu'il en soit, dans les cas ordinaires, 2 à 3 jours
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après l'injection, l’œdème commence à se limiter, forme un disque plus ou moins épais qui s'indure, présentant souvent à son centre un acumen et prend une consistance fibro-cartilagineuse. La tumeur est tantôt uniforme et régulière, tantôt polylobée.
Dès ce moment, si on l'incise sur la ligne moyenne, on trouve au centre de la plaque œdémateuse un noyau plus ou moins développé de nécrose, masse caséeuse blanc-jaunâtre, grumeleuse, consistante, épaisse. Ce noyau existe déjà d’ailleurs 24 heures après l'injection.
La nécrose est donc ‘très rapide. |
Si on laisse évoluer la lésion, de deux choses l’une : ou bien elle reste diffuse et sous-cutanée ou elle se ramasse, l'œdème périphérique disparait, et il se forme une petite tumeur saillante, véritable abcès.
1% cas. — L'œdème se limite très lentement et s’indure, prenant une consistance fibro-élastique. Parfois alors, il présente une zone centrale rénitente ou dépressible. Mais le plus souvent, la consistance est uniformément dure. La réduction est très lente et progressive. Après plusieurs semaines, ce n’est plus qu'un petit noyau gros comme une lentille ou un grain de plomb enchâssé dans le derme, ou une bride rameuse. La disparition complète est toujours très longue.
2e cas. — L'œdème en même temps qu'il se limite se soulève et saille en son centre, saillie d’une rénitence élastique rarement fluctuante, recouverte d’une peau nette, sèche, non rouge, de température normale, mais luisante au milieu et présentant à la périphérie des couronnes concentriques de squames fines.
Il s'agit vraiment là d’un abcès constitué par le foyer central de nécrose qui tend à s’extérioriser.
L'œædème périphérique disparaissant complètement, il ne demeure bientôt plus que cette tumeur hémisphérique saillant de plus en plus au-dessus des plans voisins, semblable à une bille enchâssée et prête à s'énucléer.
L'évolution est variable. Là encore, la régression et la résorption sont possibles, extrêmement lentes. Plus souvent, l’ouverture se fait, et peut se faire selon deux modes différents :
a) Amincissement progressif central de la peau, puis ouverture.
b) Formation d'une escharre centrale précédée de l'apparition d’une tache violacée, ecchymotique.
Dans l’un et l’autre cas, l'ouverture donne immédiatement issue à un séro-pus, sérosité louche où nagent des grumeaux, rarement à du pus vrai. Mais la collection ne se vide pas, la petite tumeur reste saillante, déprimée seulement à son sommet au lieu de la petite ouverture dont les bords s’affaissent sur le contenu. Celui-ci est formé par un pus épais et dense, magma grumeleux, consistant comme du mastic, impossible à aspirer.avec une pipette même large, inodore, véritable bourbillon que parfois on peut faire sortir en un petit boudin vermiforme par la simple pression.
La collection ouverte, la petite ouverture reste béante, atone, ou se couvre d’une croûtelle brunâtre qui l’occlut.
L'élimination en est extrêmement lente et requiert
plusieurs semaines pour être complète. Elle laisse à sa
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suite une petite cicatrice parfois déprimée, violacée ou blanchâtre.
Si minime donc soit la lésion, et quelle que soit son évolution, il y a toujours nécrose plus ou moins étendue el précoce.
Cette extrême précocité de la nécrose et cette rapidité d'apparition des lésions macroscopiques, contrastent avec la lenteur ultérieure de leur évolution et de leur résorption.
Dans aucun cas, sur 22 animaux inoculés, il ne s’est
produit d’escharrification initiale.
Histologie du bourbillon, — L'examen du pus étalé sur lame, se montre constitué en majeure partie de fibrine granuleuse ou fibrillaire, mais surtout granuleuse, et de polynucléaires très altérés, à contours vagues à noyau irrégulier, diffus, comme laqué, prenant uniformément les couleurs ou ne se colorant plus. Dès maintenant donc nous pouvons constater que ce n’est là que la struc-
ture des lésions bourbillonneuses déterminées par le,
bacille diphtérique lui-même et de la fausse membrane. Le bourbillon n’est autre chose, au point de vue histolo-
gique, qu une fausse membrane sous et intra-cutanée.
Bactériologie. — L'examen microscopique et la culture du pus des bourbillons y décèlent érès souvent l'existence d'un ou de plusieurs microorganismes. Ce sont d'ailleurs presque toujours les mêmes : staphylocoque blanc, B. subtilis, diplocoque pseudo-pneumocoque. Nous croyons avec MM. Nicolle et Loiseau qu'il faut les con-