‹ Étude Expérimentale De Quelques Poissons Constitutifs Du Bacille DiphtériqueChapitre 19 sur 28 · ABANDON SYSTÉMATIQUE DES PROJECTILES DANS LA CAVITÉ ABDOMINALE · texte numérisé non relu

ABANDON SYSTÉMATIQUE DES PROJECTILES DANS LA CAVITÉ ABDOMINALE

Un des premiers, M. le professeur Reclus (1) a conseillé d'abandonner, par principe, les projectiles d'arme à feu, où qu'ils soient (sauf cas exceptionnels). Le chirurgien de l'Hôtel- Dieu n'a jamais cessé de défendre cette manière de voir et nous nous rallions à son opinion, surtout en matière de plaies abdominales,

« La recherche des projectiles, après guérison, est inutile, dangereuse,'impossible. L’abstention systématique doit être la règle. Tout au plus enlèvera-t-on une balle à fleur de peau, sous le doigt et sous l'instrument du chirurgien, lorsque aucun délabrement n’est nécessaire pour la saisir... L’abandon de la balle en pleine chair doit être la règle à peu près immuable. Lorsqu'une grande cavité est ouverte (crâne, thorax, abdomen), les interventions ont alors pour but, non l'extraction du projectile (que font quelques grammes de plomb de plus ou de moins dans les tissus ?) mais la réparation d'un dommage causé par la balle... ouverture d’une artère... déchirure d'un réservoir naturel, estomac, intestin ou vessie. »

Ces lignes ont été écrites par M. Reclus en 1888, avant la radiographie. Elles sont encore aujourd'hui parfaitement justes. Autant il est naturel d’extirper une balle sentie sous Ja peau,

(1) Reczus, Cliniques de l'Hôtel-Dieu. Cliniques de la Pilié.

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