‹ Étude Expérimentale De Quelques Poissons Constitutifs Du Bacille DiphtériqueChapitre 23 sur 28 · PLAIES DE GUERRE · texte numérisé non relu

PLAIES DE GUERRE

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Les guerres récentes ont démontré : d'abord que les batailles durent plusieurs jours (Moukden, 10 jours), ensuite qu'il est impossible (sans être bientôt lué ou blessé) de circuler sur la zone de feu, autrement qu’en rampant isolément .ou par petits groupes et en se cachant dans les fossés ou derrière le moindre obstacle, le moindre relief du terrain. Le relèvement immédiat des blessés sous le feu ou pendant le combat est une impossibilité absolue. Les secours ne sont possibles que la nuil ou après le combat. Le champ de bataille est un désert où tout le monde doit se cacher. Pendant la nuit la recherche des blessés graves qui ne marchent point est bien difficile sinon impossible en réalité.

Et après le combat il est /rop lard pour porter secours utilement, les blessés graves ont suécombé dans l'immense majorité des cas. Les premiers secours, dans la guerre russo-japonaise, arrivaient faux blessées de 5 à 100 heures après la blessure.

Par conséquent en ce qui concerne les soins d'urgence à donder aux blessés graves il faut considérer comme à peu près impuissant le service de santé de l'avant, le service de santé des corps de troupe, qui théoriquement doit agir sur la ligne de feu et derrière la ligne de feu.

Les médecins du service de l'avant évacuent les blessés sur l'hôpital de campagne : or,de parle nombre limité de ses méde- ‘cins, le matériel dont on dispose et la foule des blessés qui y arrivent « en masse », l'hôpital de campagne est une formation sanitaire où la laparotomie est 1mpossible, et inlerdile par conséquent. |

Ce n’est qu'à la 3° élape sanitaire, à l'hépilal de l'arrière qu'une installation chirurgicale complète permet aux chirurgiens de pratiquer des laparotomies : mais, alors quand les blessés y arrivent 8 jours se sont écoulés, au moins, depuis la bataille, ce qui veut dire que : ou bien les blessés d’abdomen sont morts en roule ou bien ils sont en voie de guérison. Dans le dernier cas il n'y a rien à faire, chirurgicalement parlant. « Le sort en est jeté pour beaucoup d’entre eux. » (Lejars.) | | |

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