EXPÉRIENCE V 12MP A
Chien moulon, 8 kilogr. inoculé de la rage dans Pœil le 17 avril dernier. Les premiers symptômes de la maladie se sont montrés chez lui dans la soirée du 29 avril et ont débuté par de l’hypersalivalion, sans aucune paralysie des machoires.
Le 30 cel animal élail complètement paralysé el incapable de se lenir deboul; il n’est pas agressif, ne cherche nullement à mordre, mais parait avoir une très grande hyperexcilabilité ; il crie dès qu'on le touche mais ne cherche pas ou ne peul pas arriver à se défendre.
Il est dans la même loge qu'un autre chien enragé extrèmement
furieux qui, par moment, se jetle sur lui el le mord; il ne se
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défend pas el pousse simplement des cris perçants ; on est dans lobli-
galion de les séparer et de les mettre chacun dans une loge à part.
Le premier mai l’état de ce chien mouton s’est aggravé, il est très faible. On le porte au laboratoire et on l’immobilise sur la table pour prendre son {racé. |
En faisant l’incision des téguments el la découverte de l'artère on constate que la sensibilité n’est pas atténuée, d’ailleurs en toute autre partie de la peau, une piqüre, un pincement sont parfaitement sentis eL provoquent des cris.
L'animal parait froid, les extrémités surtout sont froides ; on prend alors la température, elle ne dépasse pas 29°. Les appareils étant en place on inscrit: '
PL AA EN EeN 68 mm. lig.
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La pression est très basse et varie peu dans son état, le sphygmo-
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Respiration ere en Ne
graphe n'inscrit rien, il est impossible de compter les pulsalions ; celles-ci sont cependant indiquées sur la ligne du manométographe par des ondulalions régulières et assez accusées au nombre de 64 par minule.
Nous verrons plus loin que ces accidents sont parfaitement en rapport avec les contractions du cœur.
La respiration a le caractère déjà signalé dans d’autres observalions, inspiralion plus longue que lexpiralion, celle-ci élant assez brusque.
Voyant que le sphygmographe ne donne rien et désirant me renseigner sur l’élat du cœur, je place le cardiographe à aiguille de Laulanié.
Pendant ce changement ct sans savoir pourquoi, la baisse de pression vasculaire s’accuse, Ie niveau manométrique n’est plus qu'à CRAFT Oo È
Les pulsalions cardiaques que l’on inscrit ont assez d’énergie; la systole est assez brusque et bien soutenue. Nous comptons 62 contractions par minule, correspondant exactement à, 62 accidents de la couche manométrique.
En somine ce qui domine, c’est surloul le relâchement des vais-
seaux el le ralentissement du cœur, mais les systolesconservent encore une cerlaine énergie.
Les chosesétant en cet élat, à Q h. 45, je fais une injection hypodermique de »0 cc. de solution d’'héroïne à r p. 5oo, soit 0,002 milligr. de médicament.
À 9 h. 50 je note
RRÉSSION AR ES De) EEE
Cœur. 1 à 102 Les systoles n’ont subi aucuae modilicalion dans leur énergie. AT
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