MODIFICATIONS DE TENSION DU SANG DANS LES VAISSEAUX
Sur 19 observations, la lension sanguine dans les vaisseaux est restée à peu près normale trois fois. Dans les trois cas, il s’agit de rage furieuse à la période d'état avec cœur accéléré. Nous notons en effel : 1° pression 164 "" Hg avec pouls à 156: 2° pression 160 "" Hg, pouls 260 : 3° 159 "” Hg, pouls 134.
Dans les autres observations, la pression sanguine s'est montrée lantôt plus élevée que normalement, tantôt plus basse, sans que l'on puisse préciser absolument aucun rapport entre ces modifications et les diverses phases de la maladie.
Cependant sur 16 cas de rage, dont: 7 à forme paralytique et 9 à forme furieuse, nous observons 8 fois de l'hypertension et huit fois de l'hypotension. La première se rencontre deux fois dans la ragé mue, six fois dans la rage furieuse ; la seconde, cinq fois dans la rage mue, 3 fois dans la rage furieuse, ce que l'on peut résumer
en un petit tableau :
Rage paralylique, 7 cas hypertension, 2 cas.
hypotension, 5 cas.
Rage furieuse, 9 cas hypertension, 6 cas.
hypotension, 3 cas
On voit que le plus souvent la pression est au-dessus de la normale dans la rage furieuse, l'inverse étant l'exception (Fig. 5) landis qu'elle est plus basse dans la rage paralytique, son élévation au-dessus de la nor-
male étant exceptionnelle.
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Et encore. cette observation ne peut-elle s'appliquer qu'à la période d'état de la maladie. Une tension artérielle élevée dans la rage paralytique finit loujours par céder dans les dernières phases de la maladie, lorsqu'apparaissent des accidents graves de paralysie. Ce phénomène paraît explicable.
Que les vaso moteurs empruntent leur innervation au sympathique ou à d'autres nerfs, peu importe ; il n'en reste pas moins vraisemblable que leur innervation vienne des centres. Or, lorsqu'apparaissent les diverses paralysies qui ont déjà été étudiées dans Ia rage, .ces centres se trouvent atteints et les capillaires perdant leurs tonus, se dilatent, augmentent par suite la capacité du système vasculaire, ce qui explique cette chüle de la pression, même en dehors de toute modification
cardiaque.