‹ Étude expérimentale de quelques symptômes de la rageChapitre 7 sur 33 · D SE · texte numérisé non relu

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en 1869 on signale loujours dans le-même journal, une observation dans laquelle il y avait 30 respirations à la minute.

Mais, comme je le disais tout à l'heure, il faut arriver à ces dernières années pour trouver quelque chose d'un peu précis. Pendant la période prodromique, dit Jaccoud dans son traité de médecine, il se produit une modification singulière de la respiration : elle est incessamment cutrecoupée el interrompue par des inspirations profondes el comme singulluceuses, pendant lesquelles la projection de l'épigastre dénote l'abaissement maximum du diaphragme, landis que les muscles respiratoires supplémenlaires (angulaire, trapèze, etc...) par une contraction exagérée, relèvent fortement les épaules. Les malades accusent en même temps une sensation particulière d’angoisse précordiale accompagnée d'une sensation de tension ou de pression sur la paroi antérieure de la poitrine.

Un travail plus important, dù à Ferré, de Bordeaux, parut en 1888.

Voici, du reste, un résumé de ce travail :

Chez le lapin inoculé par trépanation, l’évolution des symptômes rabiques présente deux phases respiratoires distinctes :

1° Vers le cinquième jour de l'inoculation, après une période de troubles variables, attribuables aux suites de l'opération, apparaît une accélération, constituant une phase équivalente à la période d’excilalion de la rage des lues :

> Après celle accélération, la respiration se ralentit tout en restant régulière, d'une façon continue el progres-

sive jusqu'à la mort dans la plupart des cas, d'une façon

ET

conlinue dans d'autres. Ce ralentissement final débule au

moins un jour avant l'apparition des phénomènes para-

lytiques. Ces faits étant bien constatés, ajoute Ferré, nous

avons recherché s'ils pouvaient être attribués à des troubles causés par le virus dans les régions qui tiennent la respiration sous leur dépendance. Et d'abord, ÿ avait-il des troubles cardiaques concomitants pouvant mettre en cause le système du pneumogastrique?

Pour le savoir, nous n'avons pu que rechercher les variations du nombre de battements du cœur; il était, en effet, impossible d'éludier les variations de la pression sanguine chez des animaux devant servir à une prise continue de tracés. Le nombre des battements du cœur (compté directement avec le doigt) était l'inverse de celui des mouvements respiratoires. La coexistence de ces troubles respiratoires et cardiaques amena Ferré à rechercher ce que donnerait l'inoculation du tronc du pneumogastrique et de la partie inférieure du plancher du quatrième ventricule.

Les expériences prouvèrent que l'accélération intermédiaire dont nous avons déjà parlé se produisait dans le courant du cinquième jour, coïncidant avec l'apparition de la virulence dans les centres respiratoires. Si on considère avec Ferré cette accélération comme l'équivalent de la période d'’excitation de la rage violente, on voit qu'elle peut, comme cette dernière, être attribuée à des troubles d’origine bulbaire.

L'accélération respiratoire paraissant avec la virulence doit donc être attribuée à l’envahissement par le virus des centres qui tiennent cette fonclion sous leur dépen-

dance.

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