Etude experimentale des canaux semicirculaires
[>remier lurent des irrilants cKimiques, aniques el électriques, et enfin l'ablation
tous les canaux ; mais jamais, à ma
n'avait songé à l'anesthësîe. Je pensais ssant de voir quels symptômes se maïa l'abolition simple de la fonction des s pouvoir produire cette abolition avec le cocaïne.
paraissait préférable à l'ablation des qui, à la vérité, devait abolir leur fonc-
mettait à l'abri ni des lésions produites
■ le nerf vestibulaire et ses centres bul- Qexes qu'une décbirure des terminaisons it amener à sa suite. Il était, à mon avis, liuer ces causes d'erreur, d'abord pour ijectious qu'elles avaient fait nattre, enr le bien ou le mal fondé d'une théorie
■ les mouvements convulsifs observés des canaux à une action réflexe.
>rDduitles mdmes symptômes que ceux en irritant les canaux, je me crois autoriles produit par anesthésie. Puisque mes it donné des résultats positifs, si la coi comme anesthésique, elle a donc agi Mais une telle proposition semble à la taradoxale, car je ne sacbe pas que la co- . appliquée ait jamais produit un effet irrminaison nerveuse.
;i à répondre aux objections qui m'ont nt le cours de mon travail. Comment,
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m'a-t-on dit, pouvez-vous affirmer que votre chlorhydrate de cocaïiie agit sur les canaux semi-circulaires comme anesthésique? Ce sel est légèrement acide, et cette légère acidité peut, à défaut d'anesthésie, produire de l'irritation qui vous donn era les symptômes de Flourens ?
11 est possible encore que les canaux semi-circulaires soient un organe de sens spécial, et la cocaïne agit-elle sur un tel sens? Ou, si les canaux ne sont pas un organe de sens spécial, ils doivent agir par une sorte de sensibilité générale, tactile peut-être, et vous n'ignorez pas que la cocaïne est analgésique plutôt qu'anesthésique, c'est-à-dire empêchant la transmission des impressions douloureuses, mais n'ayant aucun effet sur le sens tactile? La cocaïne ayant, de plus, un effet con^tringent sur les vaisseaux, vos canaux semi-circulaires se contracteront sous son influence, d'où augmentation de là tension générale du liquide endolymphatique et par suite symptômes de Flourens ! Et le cervelet ! êtes-vous sûr que votre cocaïne n'arrive pas à son contact et ne produise ainsi des symptômes de vertige?
A la première objection je réponds par mes expériences n'» II, 12 et i3 auxquelles je renvoie le lecteur. De plus je tiens à faire remarquer que la cocaïne me donne des symptômes d'une violence égale à celle que produisent les plus fortes irritations.
A la seconde objection je réponds en renvoyant le lecteur au travail de M. Dastre (i) dont la compétence est connue.
1. Daçtre, Rçvue des sciences médicales^ Î5 oct. 1§92, p. 20,
à fond la langue, on a irdre suivant:
'siste.
justesse des idées de
lyer sur l'autorité de le rhinologiste, fait un ( affections du nez. Il le l'anesthésie des sen- •appeler qu'à cause des sst fort difficile de co- •f olfactif; nécessairements échappent àTac-
dernière est un vasolasales se dilatent sous conséquent avec plus
odoriférantes au con-
>s circonstances font
st pas aboli ; il semble
se.
lion directe de la réti-
encore été faite; mais
bonnement cocaïnique
l'animal ne sent plus les contacts ni les imprt monde extérieur ; son tégument est comme une inerte qui établit une barrière entre lui et les l'entourent : il ne voit plus, il n'entend plus,
n'odore plus
et cependant les troncs nerveux sensitifs prés hyperexcitabilité notable. »
Je n'ai d'ailleurs besoin que du fait inconte nesthésie du goût pour déduire que la cocaïne sens spéciaux.
Je réponds donc en même temps à la troisii lion qui est insoutenable : la cocaïne agit sur , tile.
La quatrième objection (augmentation de endolymphatique) ne résiste pas au fait que j\ symptômes caractéristiques de cbaque canal mon expérience n" ai apporte un autre point à
Quant au cervelet, si la cocaïne arrive à soj ce ne peut être que tardivement, tandis que mi mes sont presque immédiats. D'ailleurs j'ai c corticalité du cervelet, et je n'ai eu aucun rési expérience n° i4).
De plus, il est un fait connu que les mouven tête et du corps provoqués par les troubles f( des canaux semi-circulaires sont si caractéristi ne peuvent être confondus avec ceux qui rés troubles du cervelet.
M. le D'' Gilles de la Tourette à qui je fis p; idées et de mes expériences, m'aida de ses lum sa bienveillance habituelle et m'engagea à faire
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jet ma thèse devant cette faculté. Son appui m*a fortement encouragé et je tiens ici à lui oflTrir Thommage de ma reconnaissance.
Dans la première partie de ce travail j'exposerai l'anatomie des canaux semi-circulaires. Dans la seconde l'historique de la question sera développé. Dans la troisième je décrirai mes expériences personnelles. La quatrième contiendra la discussion, la cinquième les conclusions.
J'espère que les raisons données plus haut paraîtront suffisantes à mes juges pour justifier ma modeste incursion dans ce domaine expérimental et me vaudront toute leur indulgence.
Mais avant de clore cette préface je tiens à exprimer à mes maîtres de San-Francisco, à ceux qui ont dirigé mes premiers pas dans l'étude de la médecine, mes profonds sentiments de gratitude.
A ma seconde « aima mater », à la Faculté de Médecine de Paris, je dois une gratitude non moins profonde. J'ai puisé dans son sein le lait nourricier de la science qu'elle pourrait réserver aux enfants seuls de la France, mais qu'elle veut aussi généreusement offrir à ceux de l'étranger. Ses vastes hôpitaux et les savantes leçons qui
s'y donnent m'ont toujours attiré.
C'est ainsi que j'ai pu étendre mes connaissances sur les maladies internes dans le service de M. le Professeur Potain à la Charité dont le chef de clinique, M. Teissier, aussi bienveillant que savant, m'apprit à apprécier les idées si claires et si justes de son maître sur les maladies du cœur et des poumons. M. Cazin fit de même pour la chirurgie dans le service à l'Hôtel-Dieu de son maître
sf
13 - M. le Professeur Duplaj. De même M. Bouffe de Saint- Biaise pour l'accouchement dans le service de M. le Professeur Pinard, à Baudelocque.
M. le D' Latteux m'a initié à ses excellentes méthodes de technique histologiqae et bactériologique. Je lui adresse mes témoignages d'amitié.
A M. A. Julien l'hommage d'un ancien élève d'anatomie.
A M. le Professeur Panas revient une large part de ma reconnaissance pour la manière affable avec laquelle il m'accueillît à sa clinique ophtalmologique de l'Hôtel- Dieu. Les leçons de ses chefs de clinique et de laboratoire, MM. Rochon-Duvigneaud et A. Terson m'ont été d'un grand secours pour comprendre et apprécier les savantes leçons et les ingénieuses opérations de leur maître.
Qu'il me soit permis également d'exprimer ici mes sincères et respectueux hommages à un de mes premiers maîtres en ophtalmologie, M. le professeur H. Knapp de New-York. Je garderai un éternel souvenir des heureux jours passés dans sa clinique Ju « New-York Opktalmological and Aurai Institute. »
Que M. le D' J. Baratoux veuille bien recevoir mes remerciements pour les nombreux conseils qu'il a bien voulu me donner au s'ijet de cette tlièse et pour la place qu'il m'offrit si gracieusement dans sa clinique où j'ai pu m'exercer dans le diagnostic et le traitement des maladies du nez, des oreilles, de la gorge et du larynx.
Mes trois camarades, MM. les D" Ed. Gros, Ed. W. Twitchell et Gto. Converse ont acquis des droits impérissables à mon an-'Ction. C'est grâce à leur bienveillante
ice que mes expériences ont pu être faites, tandis ncour âge ment que je recevais de l'intérêt qu'ils nt ea mon travail, m'a aidé à le mener à bonne
arderai un précieux souvenir des nombreuses peren France qui m'ont témoigné leur sympathie, erminant il m'est un devoir bien doux d'exprimer ifonde gratitude à M. le professeur Y. Delage qui voulu me donner quelques conseils. Quant à M.' le seur Ch. Richet, je n'aurai toujours qu'à me louer reusement du gracieux accueil qu'il me fît dans son loire où sous ses yeux el aidé de sa vaste expérience travailler avec fruit.
. le professeur G. Pouchet, mes vifs remerciements n'avoir fait l'honneur d'accepter la présidence de
- ANA'FO/fllE.
Les canaux semUcircu!aire3 existent ch^ tébrés à l'exception de l'amphioxus qui foi plus inférieur de cet embranchement. Ce les poissons inférieurs que l'on observe t de cet appareil : il n'y a plus que deux c lamproies et un seul chez les myxines.
Les Invertébrés sont complètement dé naux semi-circulaires, mais ces derniers par d'autres organes à fonctions similaii organes marginaux des Cœlentérés, les oi des Cténophores, les otocystes des Annéli etc. Je n'ai pas à m'occuper ici de ces or cependant les précurseurs phylogénîques lahyrinthiques ; j'y revieudrai dans le cha je renvoie le lecteur à l'excellent ouvrage nier (1) qui traite ce sujet en détail.
Quant aux canaux semi-circulaires, la d affectent est presque identique chez tou:
supérieurs, ainsi que l'utricule et le sacc ces organes aussi sommairement que pc serai obligé d'entrer en détail daas l'an