‹ Étude Expérimentale des Écoulements GazéuxChapitre 18 sur 39 · MODÈLE RÉDUIT DU S.O · texte numérisé non relu

MODÈLE RÉDUIT DU S.O

Fig. 41. — V = 0

Fig. 43. — Cylindre Fig. 44. — Aile droite

NES 0mTS V = 50 m/s

ultra-sonore est de quelque utilité dans la connaissance du phénomène. En fait, les striogrammes, par leur complexité, offrent peu de place aux stries ultrasonores (fig. 41 et 42). Nous avons pu observer que tant que la vitesse du courant d’air reste faible, c’est-à-dire les stries du champ de la maquette peu contrastées, les fronts d’ondes ultra-sonores étaient visibles. C’est ce que montrent les deux striogrammes ci-après (Jig. 43 et 44).

Mais, pour des vitesses supérieures, les stries aérodynamiques, par leur forte visibilité, cachent les ondes sonores et rendent leur présence inutilisable.

Pour dépouiller le champ aérodynamique on a intérêt à employer la méthode des ombres. Mais nous nous sommes heurtés ici à la faible sensibilité de cette méthode qui ne nous a pas permis d'obtenir des stries ultra-sonores suffisamment contrastées pour être mesurées avec précision; une énergie acoustique plus grande serait nécessaire.

Ainsi, l'emploi d’un faisceau d’ultra-sons comme procédé de mesures dans un champ aérodynamique à faible vitesse présente des difficultés. Nous avons vu qu'il fallait des ondes (fréquence de l’ordre de 100 kc/s) très planes, une grande puissance acoustique, un faisceau de petites dimensions et surtout à fontières rectilignes très nettes. Ces conditions sont plus ou moins difficiles à satisfaire, ce qui limite l’utilisation du dispositif selon la précision désirée dans les mesures. Néanmoins, outre que ces difficultés ne sont pas insurmontables (nous nous proposons de notables améliorations), la méthode offre un incontestable avantage par la rapidité des mesures et par la facilité de prospecter le champ en profondeur.

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