Loc. cit
dans l’eau, laissant à sa suite une traînée bleue qui, comme une colonne, réunil une toute petite surface d’étalement sur l’eau à une surface un peu plus grande étalée au fond du verre, Si on mélange à la solution de bleu de méthylène quelques gouttes d’eau de savon et si on répète l'expérience de la même façon, on voit que lorsque la gouttelette colorée arrive au contact de la surface de l’eau pure, elle disparaît dans une sorte de tourbillon,balayant en coup de vent la surface du liquide. ‘On remarque, si on examine le verre de profil, une mince couche bleue étalée en nappe à la surface de l’eau.
2° Si on fait tomber d'une certaine hauteur en pluie, la poudre de lycopode à la surface de l’eau, la poudre forme une nappe flottante. Si on touche le liquide avec une baguette de verre trempée dans l’eau, quelques grains de poudre de lycopode s’attachent à la baguette ; mais si la baguette a été plongée dans une solution de savon, on voit la poudre de lycopode fuir brusquement d'un seul coup autour du point de contact. Dans un large cristallisoir, on peut s’apercevoir que le cercle formé par la fuite de la poudre de lycopode est d'autant plus grande que la tension superficielle du liquide employé est plus faible. |
30 Si après avoir étalé la poudre de lycopode à la surface de l'eau, on y projette quelques petits fragments de camphre, on voit la pellicule de poudre trouée par des sillages que laissent après eux les corpuscules de camphre animés de mouvements très vifs. En laissant tom-
ber une goutte de solution de savon sur la surface du
liquide tout fuit autour du point de contact et le camphre ne toume plus.
Si on reproduit ces expériences avec les sels biliaires, on observe les mêmes phénomènes, mais la poudre de lycopode fuit toujours plus loin avec les savons qu'avec. les sels biliaires. Au point de vue de l’abaissement de
“la tension, les solutions de savons ont donc une analogie d'action avec les sels biliaires. Les solutions de savon sen distinguent cependant par leur viscosité qui est plus grande et par leur propriété physique bien connue de produire de la mousse par agitation. La faculté de produire de la mousse dérive d’ailleurs d'un certain rapport entre la tension et la viscosité des couches superficielles. D'après Plateau, elle est d’autant plus grande que l'écart qui existe entre sa tension super-
ficielle et sa viscosité est plus marquée.
Tension Temps superficielle d’écoulement HAUTE ES LE PR ELA RAT AT, 7,0 80”?
Hau desayonisaturées 2. 2120 3,24 75” Eau de savon 1 centimètre cube... | 6 à Eau 50 centimètres cubes......... \ yà Eau de savon 1 centimètre cube.. 6.45 æ Eau 100 centimètres cubes....... / 77 Eau de savon 1 centimètre cube.. 35 ; Eau 500 centimètres cubes..,..... 7 79
En résumé les solutions de savon réunissent, comme caractères importants, une tension superficielle très fai-
ble et une viscosité relativement très grande.