‹ Étude Expérimentale et Critique sur l'automatisme du cœurChapitre 100 sur 103 · XIII. — La nécessité de rechercher dans l’étude de la · texte numérisé non relu

XIII. — La nécessité de rechercher dans l’étude de la

structure le substratum des propriétés fonctionnelles.

XIV. — L’insuffisance de ces notions morphologiques pour expliquer les variations dans la répartition de l’automatisme latent et dans la facilité de son actualisation.

XV. — La possibilité de trouver leur explication dans l’étude des phénomènes physico-chimiques.

XVI. — La nécessité d'appareils de régulation d'autant plus puissants que l’automatisme est poussé à son plus haut point et que l’équilibre fonctionnel est moins stable.

XVII. — La fragilité croissante de cet équilibre, la tendance de plus en plus marquée à l’individualisation dans le cœur des divers segments et dans ces segments, de chaque fibre, de chaque cellule.

Particularités expérimentales

Enfin, après l’exposé que nous venons de donner des conclusions générales et des conclusions particulières de notre travail, nous rappellerons quelques particularités expérimentales que nous avons observées.

I. — L'arrêt consécutif à la compression ou à la séparation inter-sino-auriculaire trouve une explication suffisante dans la séparation fonctionnelle réalisée.

IT. — On ne peut assigner comme cause à l’arrêt constant, obtenu avec une bonne technique, des phénomènes d’inhibition inconstants.

IIT. — La compression ou la section inter-auriculo-ventriculaire a deux effets distincts : comme agent de séparation, elle provoque l’arrêt du ventricule ; en tant qu’excitant, elle peut actualiser la propriété rythmique potentielle de la région atrio-ventriculaire.

IV, — Il y a entre la faculté même d'actualisation de cette propriété rythmique diffusée à toutes les parties du cœur, et l’excitabilité, un parallélisme constant.

V. — La région bulbaire partage avec la région atrioventriculaire médiane la propriété de répondre à une excitation par plusieurs contractions.

VI. — Le chlorure de baryuim, qui possède vis-à-vis de la pointe l’action découverte par WERTHEIMER, doit être compté au nombre des conditions qui facilitent l’actualisation de la propriété rythmique en dehors du segment normalement automatique.

VII. — La détermination du point de départ des contractions montre que cette même substance, non seulement facilite l’actualisation de la propriété rythmique, pour une région considérée, mais étend cette propriété en surface, et que la région atrio-ventriculaire présente fonctionnellement des limites variables.

Cette constatation est d’accord avec les conclusions de HERING (1) pour qui, en dehors des régions bien définies du sinus et du ganglion atrio-ventriculaire, des excitations peuvent naître dans des régions qui, précisément, sont mal définies anatomiquement.

(1) Les travaux de HERING sont d’ailleurs au premier plan dans cet ordre de recherches, mais pas plus que pour les autres auteurs nous n’entrons ici dans le détail des références bibliographiques lorsqu'il s’agit de questions que nous retrouverons dans la suite de notre travail et qui seront accompagnées à ce moment d’une bibliographie analytique complète.

LA

VIII. — La comparaison des conditions de production des contractions « spontanées » et des contractions provoquées, isolées ou rythmiques, montre l'identité de ces deux phénomènes, l’un et l’autre résultat d’une excitation directe ou indirecte.

IX. — Un seul segment est normalement automatique ; les autres segments sont capables, comme l’a vu ENGEL- MANN, dans certaines conditions, de manifester une activité qui se réveille et que nous considérons comme néoautomatique, nécessitant des conditions nouvelles et constituant un phénomène d'adaptation.

X. — Non seulement sur le cœur en activité rythmique automatique ou néo-automatique, la production ou l’absence d’une réaction dépend de la phase de la révolution cardiaque, mais la modification du rythme affecte des caractères différents suivant que l’excitation porte sur la région actuellement automatique, quelle qu’elle soit, ou en dehors de cette région.

Vue Nancy, le 11 Juillet 1914.

Le Président de la Thèse :

Page 1