‹ Étude Expérimentale et Critique sur l'automatisme du cœurChapitre 27 sur 103 · LE TE · texte numérisé non relu

LE TE

tion, bien étudiée par ENGELMANN (1), a un quadruple caractère que nous avons constaté nous-même, dans un grand nombre d'expériences graphiques :

Elle est faible;

Elle est passagère;

Elle n’est pas constante dans sa production (7 sur 10 des cas environ).

Enfin et surtout, elle agit tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre (il y a ralentissement dans 4 sur 10 des cas; accélération dans 3 sur 10).

Donc, du côté du sinus : 1° absence de phénomène d’inhibition constant; 2° un seul phénomène d’une constance absolue : l’ininterruplion des battements, qui ne saurait trouver une explication dans les phénomènes concommittants essentiellement variables.

L'activité rythmique du sinus après sa séparation n’est pas le résultat de cette séparation (2); c’est la persistance

(1) ENGELMANN a constaté que « cette action chronotrope est faible et passagère, le plus souvent négative, mais souvent positive ; fréquemment aussi, d’abord accélération passagère, puis faible ralentissement passager ».

Sur 30 expériences, il à noté 14 fois du ralentissement, 8 fois de l'accélération, et 8 fois aucune modification. Les mesures ont été faites en déterminant chaque fois la durée de la période pour les cinq contractions précédant immédiatement la ligature et pour les cinq contractions la suivant immédiatement.

(2) Alors qua le mode d’action de la ligature ou de la section sur les segments sous-jacents a fait l’objet de controverses multiples, ce point n’a jamais été mis en discussion ; il nous a paru néanmoins utile de l’établir.

I1 est rationnel, pensons-nous, de se défier, ici comme là, des effets d’excitation possible de la ligature et de s’assurer

de son activité normale qui fait du sinus une formation automatique.

Cet automatisme est manifeste, non seulement au niveau du sinus proprement dit, mais encore dans les terminaisons des trois grosses veines-caves et de la veine pulmonaire; séparées du sinus, celles-ci manifestent des contractions spontanées, observées et analysées par ENGEL- MANN (1).

Les trois veines-caves de la grenouille battent normalement en même temps que le sinus; sur le cœur entier et frais il n’est pas possible de distinguer une différence de temps entre leur systole et celle du sinus. Après ablation de tous les autres segments du cœur, y compris le Sinus proprement dit, l'inscription graphique montre que chacune de ces veines possède normalement une activité rythmique régulière; des fragments d’un peu plus d’un millimètre battent régulièrement et presque sans variation de la fréquence pendant plusieurs heures.

Réciproquement, le sinus séparé des veines continue à battre. Les différentes parties du sinus sont donc également automatiques.

que l’activité du sinus, après elle, n’est que la persistance de son activité antérieure, qu'elle n’est pas un néo-phénomène créé par la ligature et venant prendre la place du phénomène normal.

A ce point de vue, et bien qu’à vrai dire cette objection puisse paraître spécieuse, il nous est permis de regretter que la difficulté de telles mesures nous ait empêché d’établir l’absence de toute augmentation de l’excitabilité dans le sinus après la ligature.

(1) ENGELMANN, — Onderzækingen gedaan in het phys. Laborat, IV, & cl, Uetrecht (Arch. f, g. Physiol., 1896, LXV.

MST TER

Nous nous contentons ici de mentionner ce fait, abstraction faite des conclusions qui en ont été tirées, conclusions que nous discuterons ultérieurement (1).

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