‹ Étude Expérimentale et Critique sur l'automatisme du cœurChapitre 35 sur 103 · RATE · texte numérisé non relu

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GASKELL (1) exposait ainsi le résultat de la ligature interauriculo-ventriculaire : « Pendant l’arrêt, la séparation du sinus et des oreillettes, par section ou ligature, dans le sillon auriculo-ventriculaire, provoque dans le ventricule un rythme qui, rapide après la section, se ralentit graduellement jusqu’à l’arrêt complet et permanent du ventricule ».

Mais déjà, se référant à ses recherches antérieures (2), il ajoutait : « il esf pessiolé. sn apptiquant judicieusement un collier muni d’une vis micrométrique sur le sillon auriculo-ventriculaire, de séparer le ventricule du sinus et des oreillettes sans produire un rythme ventriculaire inlépendant ».

Il ne semble pas que l’on ait attaché l’importance qu’elle mérite à cette réserve formulée par GASKELL. En effet, dans les traités classiques, l’interprétation des expériences de STANNIUS est discutée, maïs le fait lui-même n’est l’objet d’aucune contestation; la compression inter-auriculo-ventriculaire y est représentée comme faisant toujours apparaître dans le ventricule des contractions indépendantes (3).

(1) GASKELL. — On the innervation of the heart, etc. (Journ. of Physiology, 1882).

(2) GASKELL. — Comm. à la Société Royale, 1881, in Phil. Frans. III, 1882.

(3) C’est ainsi que MoRaT et DoyoN, in Traité de Phys., t. III, p. 83, écrivent : « Si, après avoir fait une ligature au point indiqué (sinus veineux), on en fait aussitôt une seconde un peu plus bas, au niveau du sillon qui sépare les oreillettes au ventricule, en avant et comprenant le bulbe artériel, les battrements réappardissent aussitôt dans le ventricule, les oreillettes restant immobiles »,

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