‹ Étude Expérimentale et Critique sur l'automatisme du cœurChapitre 57 sur 103 · EXPÉRIENCE · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE

relative à l’excitation mécanique du ventricule

et de la région atrio-ventriculaire

A. — Fechnique

L'expérience porte sur un cœur arrêté par la première ligature (7° de STAnNIus). On a employé un levier cardiagraphique direct simple reposant sur le cœur.

Des excitations faibles et fortes sont appliquées comparativement sur le ventricule et au niveau du sillon auriculo-ventriculaire.

B. — Résultats

let II. — L’excitation mécanique légère du ventricule donne lieu à une contraction ; l'excitation du sillon provoque une série de 11 contractions suivant un rythme progressivement ralenti, dont on voit la fin sur la 2€ ligne.

III. — L’excitation mécanique du sillon provoque une série de contractions rythmiques se superposant à une augmentation de tonicité (contraction tonique unique ou contractions toniques fusionnées):

AIRTIEAO NAT

ï ( À k Na »

Ë , te, pe x , à Ni . * û TEE D = ë + Le LE ‘Las ue À La 1 x D d .

Len a Le : : NEA ar ne Ed, ReL F | # : Le û $ ; 4 | 3 ds he:

; FE + : É S ” \ % 4 | ki :

a #1, d a ” M. h 3 + Ur " à vs 1 re d "+ y ” Li à l ce, DEN T i : 0 LE Less :

V : s{ A AL . L ù Fr nl : ï Se 5 > £ , x { Par 1 … L W * | ‘ | Fa ‘ DC : L = qu 4 :

= Se C2 DA fs wi 2 DE 'É “ ï ; n ne (re 1 = .. - 1 - - ï = ‘ RE ; ’ * : : Ÿ A r î Sr -, ( a, tu nu, à " EU

IV et V. — L’excitation comparative donne pour la base du ventricule deux contractions et pour la région ventriculaire une série de contractions; ces contractions se présentent suivant un rythme régulièrement et très lentement ralenti ; elles se superposent à une grande oscillation tonique qui atteint son maximum presque d'emblée et diminue ensuite très lentement.

La facilité de production et la durée des séries de contractions ainsi provoquées nous ayant paru en relation avec l’excitabilité même des régions excitées, nous avons fait quelques déterminations comparatives de l’excitabilité dans les différentes régions du cœur au cours de nos expériences, vis-à-vis des chocs liminaires d’induction. Nos recherches ont, sur ce point, été assez limitées, car nous employions habituellement des excitations super-minimales.

Aussi nous allons, dans ces deux pages, nous appuyer sur les résultats des expériences que vient de publier HABERLANT en 1913 et 1914, dans son travail précité sur la physiologie de la région atrio-ventriculaire. HABERLANDT en 1913 et 1914, dans son travail précité sur sont enfoncées à égale distance l’une de l’autre, un peu audessous du sillon atrio-ventriculaire. Il peut utiliser deux quelconques de ces quatre électrodes qu’il désigne par les chiffres 1, 2, 3,4 à partir du bord droit du cœur, et appliquer ainsi l’excitation à des endroits déterminés. Dans ces conditions, il a observé une excitation de la région atrio-ventriculaire médiane supérieure à celle des parties voisines. La détermination du seuil était faite en partant d’exeitations inefficaces et rapprochant progressivement l’inducteur de l’induit, de 5 millimètres pour chaque nouvelle excitation,

Le tableau suivant résume les résultats de quatre expériences faites dans ces conditions par HABERLANDT.

Déterminalion des valeurs du seuil pour des chocs d'induction (ouverture) en dessous de la base du ventricule du cœur de grenouille privé de sinus.

Distance de linducteur de

No des V'induit (BB’) pour les £ trois régions excitées. OBSERVATIONS Expériences DR

Au début de l'expérience on

XL 5 4120 115 pouvait produire une série de

24-5-12) 105 contractions (9 pulsations) (2 = avec BB/ — 120 millimètres.

Au début on obtenait 13 pulsa-

435 165 4150 tions à partir de la région

2 détermina- (2-3), avec BB/ — 150 milli-

XLII tions séparées mère , a par un long Au même endroit une excitation (31-3-12) mécanique unique consistant

intervalle. 1440 155 140 en une légère pression avec

les mors d'une pince produisait 8 pulsations.

: 5 50 Pour une excitation mécanique dx LIT 140 155 1503 unique, à la fin de l'expé- (2 4-12 id. rience, 40 contractions de 2 4-12)

(2-3), 15 de (3-4) et une seule 425 150 140 de (-2.

165 185 160 A la fin de l'expérience on ob-

tient 15 pulsations de (2-3) XLIV sd pour une excitation méca- (11-4-12) id. nique unique et seulement de

faibles contractions sur les

450 165 150 autres endroits.

De ces chiffres, il ressort que pour une distance des bobines supérieure de 1 à 2 centimètres à l’éloignement liminaire pour les autres régions de la base du cœur, les excitations sont déjà efficaces pour la région atrio-ventriculaire médiane. Ces résultats ont été obtenus sur cœurs atropinisés et sur cœurs normaux indistinctement.

Ainsi donc, les endroits où l'excitation isolée est capable d’actualiser la propriété rythmique sont en même temps les plus excitables.

La durée même des séries de contractions ainsi provoquées paraît en relation avec l’énergie de l’excitation, et pour une même excitation avec l’excitabilité même du cœur; dans nos expériences, comme dans celles d’HABER- LANDT, les mêmes cœurs qui, au moment de la préparation (application des électrodes, suspension, etc.), se montrent les plus excitables, sont également ceux qui présentent le plus facilement de longues séries de contractions rythmiques.

Lorsqu'on augmente l’intensité de l’excitation, le nombre des contractions provoquées augmente en général. (MARCHAND, HABERLANDT).

Au delà d’une intensité optimale, la capacité de réponse vis-à-vis de l’excitant électrique décroît, et le nombre des pulsations décroît aussi parallèlement. Finalement, on n'obtient plus qu’une seule contraction; à ce moment, la capacité de réponse vis-à-vis de l’excitation mécanique est habituellement conservée, et une excitation mécanique provoque encore une longue série de contractions (1).

On peut donc dire que, non seulement les endroits où l'excitation isolée est capable d’actualiser la propriété rythmique sont en même temps les plus excitables, mais la durée des séries de contractions provoquées par une exci-

(1) La diminution de la capacité de réponse vis-à-vis de l'excitation électrique ne nous paraît pas, contrairement à l'opinion d’'HABERLANDT, due « probablement à une influence nocive du courant électrique » puisque la faculté de réponse est conservée pour l'excitation mécanique.

Page 1