PLANCHE XVI
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LE RUE RTE
Par leur lieu d'application, leur durée ou leur fréquence, les excitations peuvent êfre telles que sur un cœur arrêté il se serait produit non plus une contraction, mais une série de contractions. Les cas les plus divers peuvent alors s’observer. Sans entrer dans le détail, nous dirons seulement qu'ils s’expliquent tous si l’on se rappelle que dans ce conflit de deux rythmes les systoles normales développent dans tout le cœur une phase réfractaire vis-à-vis des excitations artificielles et que réciproquement les systoles provoquées jouissent de la même propriété vis-à-vis des excitations physiologiques.
Comme cas extrêmes, on peut observer l’inefficacité absolue de l’excitation, ou la substitution plus ou moins prolongée au rythme normal d’un rythme imposé au cœur par l’excitation. Entre ces deux extrêmes tous les cas de co-pénétration des deux rythmes peuvent se présenter, où à ce point de vue trois facteurs principaux interviennent : la période physiologique du rythme normal, la période physiologique du rythme provoqué, les variations de cette dernière (1).
La possibilité de substituer au rythme normal sinusal un rythme d’origine atrio-ventriculaire par une excitation, a été montré pour la tortue par GASKELL (2), LOHMANN (3)
(1) Dans le cas de conduction irréciproque, c’est-à-dire quand l'impulsion peut se propager exclusivement dans certaines directions mais pas en sens inverse, un nouveau facteur intervient, dont nous aurons ultérieurement à tenir compte.
(2) W.-H. GAskazz. — On the innervation of the heart with especial reference to the heart of the tortoise. (Journ. of Physiol., 1883, IV, p. 43).
(3) A. LOHMANN. — Arch. f. Anat, u. Physiol., 1904, 430, et suppl, p. 265.