‹ Étude Expérimentale et Critique sur l'automatisme du cœurChapitre 9 sur 103 · LE · texte numérisé non relu

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la discussion, mais on ne doit jamais les opposer à un fait, car ce qui est en désaccord ce ne sont pas les faits eux-mêmes, mais les conclusions que l’on en a tirées, Les généralisations hâtives. Autant on vérifie et revérifie un fait qui paraît en désaccord avec une théorie, ou avec les idées actuelles, autant on admet facilement les faits, ou les apparences de faits, qui sont d'accord avec ces idées actuelles.

Pour ces raisons, nous nous efforcerons de tenir compte de toutes les expériences, nous attachant bien plutôt au fait observé, qu’aux conclusions qui en ont été tirées sur le moment. Nos propres conclusions auront également pour but essentiel de résumer les faits acquis; leur interprétation du point de vue des théories ou des hypothèses régnantes ne sera tentée que comme un but accessoire.

Moins préoccupé de mettre en valeur nos recherches personnelles que de faire avant tout un travail d’ensemble, nous avons renoncé à faire une partie critique et une partie expérimentale. D'ailleurs, l’étude critique elle-même n’a de valeur qu’étavée sur des vérifications personnelles; cette vérification nous l’avons étendue au plus grand nombre de points qu'il nous a été possible, la complétant fréquemment par des expériences nouvelles.

Nous avons entrepris cette étude critique et expérimentale, sur le conseil de no'‘re Maître, Monsieur le professeur MEYER ; nous ne l’avons fait qu’assuré d’un appui moral et matériel qu’il ne nous a jamais ménagé. Ce nous est une douce tâche que de le remercier ici et de dire, après les six ans passés à son laboratoire, que nous n’avons pas d’autre ambition que d’être l'élève de ce Maître, dans toute la belle acception de ces deux mots. |

Eros

Que ceux qui, connaissant le ton élevé de ses cours magistraux, de son enseignement pratique et de ses conversations journalières si attachantes, s’étonneraient des imperfections de l’ouvrage de son élève, se rappellent simplement qu’une thèse inaugurale ne saurait prétendre à être un travail définitif.

Dans cette thèse, nous établirons tout d’abord que le cœur possède bien en lui-même les causes de son fonctionnement régulier; qu'il constitue, par suite, un appareil automatique.

Dans une seconde partie, nous nous demanderons si cette propriété appartient ou au cœur dans son ensemble, ou à chacun de ses segments anatomiques, où à certains seulement d’entre ceux-ci.

Dans une troisième partie, nous résumerons nos conclusions successives, et nous indiquerons quelles questions il nous restera à résoudre ultérieurement.

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