‹ Étude Expérimentale et Critique sur l'automatisme du cœurChapitre 8 sur 103 · ENS · texte numérisé non relu

ENS

3° Facteurs physiques;

4° Facteurs chimiques;

»° Conception d'ensemble de l’automatisme ;

6° Adaptation de ce fonctionnement automatique aux besoins -de l’organisme; régulation.

Dans cette thèse, destinée à servir d'introduction à un travail ultérieur, nous ne traiterons que la première partie de cette vaste question, c’est-à-dire que nous étudierons l’automatisme du cœur, abstraction faite de toutes données histologiques ou physicochimiques.

Méthode générale d’étude

Il nous paraît nécessaire de rappeler les méthodes générales d’étude que la technique actuelle met à notre disposition.

Ces méthodes consistent à faire varier, toutes choses égales d’ailleurs, qualitativement ou quantitativement, telle ou telle condition normale, à introduire des condi- {ions nouvelles. On y parvient par l’expérimentation, on y parvient par l'observation des variations naturelles que présente la série phylogénique ou ontogénique, on y parvient aussi par l’étude des phénomènes morbides.

On peut ici observer les résultats sur le fonctionnement même du cœur (dynamisme), où sur les phénomènes concommitants (électriques, par exemple); c’est ainsi qu’à

SLR

côté de la cardiographie, la méthode directe par excellence, ou de la radioscopie, on peut employer des méthodes indirectes, telles que la sphygmographie, l’électrocardiographie.

Nous aurons l’occasion de voir que ces méthodes n’ont pas une valeur égale, et nous nous efforcerons de demander à chacune ce qu’elle peut donner.

La pénétration récente dans le domaine de la pratique médicale des conceptions et des méthodes de la physiologie, en ce qui concerne le fonctionnement normal et pathologique du cœur, contribue à donner à la physiologie de cet organe un intérêt particulier.

S’il suffit de jeter un coup-d’œil sur notre index bibliographique, réduit pourtant au strict minimum, pour se convaincre que cette question d'actualité n’est pas une question nouvelle, toutefois, un exposé historique distinct est pratiquement impossible, parce que, sans cesse, les dernières découvertes (surtout en histologie), ont remis sur le tapis des questions considérées comme définitivement résolues, parce qu’aussi les conclusions tirées d’une expérience sur le moment, se ressentent trop des « idées régnantes », parce qu’elles dépendent de l’état d’avancement de telle science morphologique ou physicochimique.

La conception philosophique, l’idée préconçue, le dogme scientifique intangible, la peur de « détruire la vieille médecine » (1) ne doivent pas prévaloir sur le fait constaté.

Sans doute, il y a nécessité d’admettre des postula dans

(1) Le-mot est de J. RIOLAN, professeur d'anatomie et de botanique à l’Université de Paris, en 1849, et il s’adresse à HARVEY.

Page 1