‹ Étude Expérimentale et Critique sur l'automatisme du cœurChapitre 97 sur 103 · I. — La première ligne représente le tracé normal · texte numérisé non relu

I. — La première ligne représente le tracé normal

Il. — A la suite de la ligature inter-auriculo-ventriculaire un rythme indépendant se développe dans le ventricule, plus lent que le rythme normal.

Des excitations par choc double d’induction du myocarde provoquent des extra-systoles décalantes avec ou sans accélération ultérieure.

III et IV. — Une excitation unique de la région atrioventriculaire dans les mêmes conditions produit des résultats identiques à ceux décrits pour la grenouille.

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: Parmi les questions que soulève la séparation fonction-

nelle des segments du cœur chez les mammifères, figure celle de 1” « automatisme de l'oreillette ». Nous indiquerons seulement que de l’étude critique des expériences publiées (1), comme de nos expériences, il paraît résulter que l'oreillette ne fournit pas de pulsations spontanées, au vrai sens du mot, dans des conditions normales ou voisines, bien que possédant une haute excitabilité, excitabilité qu'accroissent certaines conditions, notamment l’action de l’adrénaline.

Mais étant donné la fragilité même du complexe neuromusculaire cardiaque chez le mammifère en même temps que la facilité plus grande que l’on à de localiser les interventions expérimentales,

Etant donné notamment qu’il est aisé de faire dans la pratique courante porter les séparations fonctionnelles non plus sur toute la frontière de deux segments, mais en des points précis, la méthode des ligatures de STANNIUS n'est pas la méthode de choix. Elle n’est pas non plus la méthode de choix par la perturbation brutale qu’elle apporte à la circulation coronaire. C’est pourquoi nous n’entrerons pas dans le détail des résultats.

Quant aux expériences plus localisées, elles n’ont pas leur place ici, mais bien dans l’étude des conditions histologiques de l’automatisme.

Les seules conclusions que nous tirerons des expériences des ligatures, c’est, en ce qui concerne la répartition de

(1) Cf. notamment LANGENDORFF. — Ueber einige an den Herzohren angestelte Beobachtungen, Arch. f. d. ges. Physiol, 1906, LXIT, 522-530,

l’automatisme, qu’il n’y a pas entre leur résultat chez le mammifère et leur résultat chez la grenouille de différence essentielle. Il y a seulement une difficulté plus grande de mise en lumière des faits, exactement comme l’existence même de l’automatisme du cœur de mammifère est plus difficile à démontrer que celui d’un batracien ou d’un poisson.

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