‹ Étude expérimentale sur l'absorption de la lumière par les cristauxChapitre 6 sur 32 · MARCHE A SUIVRE POUR DÉTERMINER UN COEFFICIENT D’ABSORPTION · texte numérisé non relu

MARCHE A SUIVRE POUR DÉTERMINER UN COEFFICIENT D’ABSORPTION

Si l’on veut déterminer le coefficient d'absorption d’un cristal, pour la lumière jaune du sodium par exemple, on fixe la lunette C, de façon que la raie jaune du sodium se forme exactement sur la fente f;.

On place devant la fente f; la partie de la cuve qui ne contient pas le cristal et, en tournant la vis V, qui fait varier l’épaisseur du compensateur, on amène à la même intensité les deux demi-cercles jaunes vus à travers la fente f;.

Soit a la rotation imprimée aux vibrations jaunes par le compensateur dans sa position actuelle. Soient c et C les coefficients de réflexion du verre et de l'argent pour un angle d'incidence moitié de l’angle des axes de C, et de C:. L’intensité de la plage lumineuse supérieure est CI sin?«, I désignant l'intensité maxima de la lumière qui sort du collimateur C;. Soit I! l'intensité de la lumière qui sort du collimateur C:, l'intensité de la plage inférieure est V'+ clsin?s et l’on a

CI sin?a = l'+ cl sin?c.

(:) Les cristaux ne- sont généralement réellement homogènes que dans une très faible étendue; il est donc indispensable de n’étudier que des régions très limitées.

. En tournant la vis V,, on amène la région intéressante du cristal devant la fente f,; pour réaliser l'égalité des deux demi-cercles lumineux, il faut donner au compensateur C une nouvelle épaisseur, à liquelle correspond un nouvel angle 4! de rotation des vibrations jaunes. Si À désigne le coefficient de transmission de la matière absorbante pour les rayons jaunes, on a la deuxième égalité

CI sin? = kl'+ cI sin?«'; d’où ces . SIn< 4 en admettant que les intensités [et J' sont restées constantes ou, du moins, qu'elles ont varié dans le même rapport.

J'ai employé comme source lumineuse une lampe à pétrole ordinaire à verre cylindrique, afin d'éclairer uniformément les objectifs des collimateurs et d’avoir des plages uniformes. On obtient très facilement une flamme bien régulière et bien constante en donnant au verre : cylindrique une hauteur égale à cinq ou six fois son dia-

mètre.

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