INTRODUCTION
Dans une dernière leçon du semestre, M. le professeur RicHer nous exposait quelques généralités sur les microbes, et après avoir conclu avec BüCHNER et CL. BERNARD que les microbes secrètent des ferments solubles, agissant ainsi comme les organismes supérieurs, il nous mettait au courant de ses récentes et curieuses découvertes relatives à la fermentation lactique (1904).
Les rayons N, nous disait-il en substance, accélèrent d’abord, puis retardent la fermentation lactique.
Et tout naturellement, j'ai été amené à me demander quels pouvaient être les liens entre les réactions de l’être et les forces extérieures.
L'énergie, dont la nature mystérieuse nous est inconnue, se manifeste à nous de différentes façons, mais elle emprunte essentiellement les deux formes
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physique et chimique. L’être vivant, quel que soit son rang dans la hiérarchie, ne doit, lui aussi, l'énergie qu'à son organisation physico-chimique, et en conséquence il est soumis aux lois propres à ces deux modalités, d’où l'influence fatale de leurs manifestations extérieures. Pour justifier cette conception, qu'il nous soit permis d’invoquer le seul équilibre dont relèvent les phénomènes chimiques aussi bien que physiques, et que nous retrouvons, condition de l’être vivant, qui affirme ainsi sa double propriété.
J.-P. Langlois et Ch. Richet ont mis en évidence dès 1900, l'équilibre chloré des tissus durant le jeûne avec ou sans chlorures. Ils ont montré que l’alimentation avec chlorures n’augmentait pas la quantité de chlore de l'organisme. Les beaux travaux de Widal (1903) ont appelé d’ailleurs l'attention des physiologistes et des pathologistes sur cetté question.
Sans avoir la prétention d'envisager cet équilibre vital sous toutes ses formes, nous essaierons seulement de le mettre en évidence dans le milieu intérieur, le sang ; et nous étudierons tout d’abord les variations de la densité du sang sous l'influence de la déshydratation de l'organisme pendant la polypnée.
Dans une seconde partie nous nous efforcerons de mettre en relief le mécanisme qui préside à la régulation des échanges respiratoires et les met en harmonie avec les conditions de l’hyperthermie en milieu sec où humide,
Mais auparavant qu’il me soit permis d'adresser à
mon Maitre, M. le Professeur CH. RiçarT, l’expression de mon profond respect et de ma reconnaissance. À son Ecole, dont la Philosophie ne le cède en rien à la science, j'ai puisé pendant cinq années les Idées générales qui seront pour moi le guide le plus sûr dans le domaine de la Physiologie.
A mon Maitre, M. le Professeur agrégé J.-P. LAxN- GLoIs, qui voulut bien m'’admettre comme collaborateur et dont l’enseignement érudit et la savante direction furent pour moi si précieux, j’adresse mes remerciements les plus sincères et l'expression de mes sentiments les plus cordialement respectueux.
Que mon ami, À. PEerrer, chef-adjoint du Laboratoire de Physiologie, soit assuré de mes sentiments de sympathique gratitude pour sa complaisance inépuisable.
Cette thèse étant enfin la consécration de mes études médicales, je me fais un devoir d’adresser à mes maitres, tant de la Faculté que des Hôpitaux, l’ex-
pression de ma respectueuse reconnaissance,
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