‹ Étude Expérimentale sur l'hyperthermieChapitre 9 sur 22 · EXPÉRIENCE VII · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE VII

Poids du chien : 14 k. 6êo.

Température centrale : 578.

T. rectale Respiraiieæ Pois Dessie 2h. 30 3578 17. Se »

sn » » 1009 5h10 » Polypnée » 1069 3h Go 3x 17.0 »

PSY, D

4 h. » 150 par minute 15, 395 1067 4 h. 10 38°5 » » »

6 b. 15 » » » 1072 6 h. 30 4xr° » 17, 200 »

L'animal a perdu (sang déduit) 280 grammes et 40 grammes de sang net.

La perte de poids a été 10 0/0 au début de l'augmentation de la densité du sang ; 17 0/0 à la fin. Les densités extrèmes ont été 1069-1077.

Nous ne voulons pas davantage prolonger ce tableau des protocoles d'expériences.

Les résultats en sont d'ailleurs résumés ci-dessous

(Perte de poids

> erte de s œ * A

Perte de sang 0/00 CT ne | Début

Perte de de

D 15 = : 1 ?a us . = |

Poids poids brut | Paug Finale | Densités

initial |[(sang menta- extrêmes |

déduit) tion de

densité

kilogs 13,800 ), II 1061-60 4, 100 1060-6/| 3, 200 5 , 1060-7°] 14.660 1069-77] (13, 050 3 1058-6$

TA

Souvent au début de la polypnée la densité augmente brusquement pour retomber ensuite au chiffre normal, ou même au-dessous, et sans que l’on puisse toujours invoquer l'influence de la saignée, mais nous ne comptons comme début de l'augmentation de la densité du sang que le moment où la courbe présente une ascension régulière.

L'augmentation de la densité ne se fait sentir que lorsque la perte totale atteint 10 o/o en moyenne ; c’est ce qui résulte des trois expériences où toutes les données ont été obtenues, concordant avec d’autres moins précises par suite de complications, saignées trop fortes, mictions.

La densité toutefois ne croît pas avec la perte de poids d’une manière sensible. Dans l'expérience 8, le chien, après avoir alteint une densité 1068, après 5 heures de polypnée, a maintenu ce chiffre pendant la fin de l'expérience, une heure un quart après, bien que sa perte en poids ait passé de 39 à 44 0/0.

On voit en fait que la perte d’eau du sang est faible, 101 à 20/0 au plus, alors que la perte totale peut atteindre des chiffres très élevés, 16 à 44 oJo, chiffres encore trop bas si l’on tient compte des tissus qui ne se déshydratent pas ou peu : os, cartilages, dents, etc.

Les dosages de l'hémoglobine faits avec l’hématoscope d'HÉNOCQUE ont montré que la teneur en hémoglobine croît avec la densité.

Ce fait n'avait rien pour nous surprendre.

I suflit de lire les chiffres donnés par Davy (1863)

HR PE de la densité du sang des principaux types de verté-

brés pour voir le parallélisme existant entre le poids

spécifique et le titre hémoglobinique.

| Animaux Densité du sang ARTE ST LD Ne. 1022 RE D RS ee. on 1034 Eten tite OPEN ER ERRRE" EE 1040 ARRET RS Ur Le lot on Mis de 1046 ES CRE E-C9 EN ENTRE ETES 1050 LS ÉeS Er FT D EE MON IE NET 1050-1057 OR Et nn eu 5 Lu En CE 1060 Eine ET M RE ER ET IODI

On sait, en effet, que le sang de ces divers animaux renferme : le squale 5 0/0, la morue 5 0/0, la grenouille 8 0/0, le chien 11 0/0, l'homme 14 0/0, le porc 14,36 0/0 et les oiseaux 16 0/0 d'hémoglobine.

SHERINGTON et COPEMAN (1893) plus récemment ont donné une nouvelle série de chiffres de la densité du sang. Les chiffres sont un peu plus élevés que

ceux de Davy, mais les rapports restent identiques.

Animaux Auteurs Densité Créteil rer ne Lloyd Jones 103/4 HECAROLR SEINS er. Sherington 1099 Lapin. . Gschleider 1046-52 CDD ET En ie Nasse 1059 MODERNE PR RE x Lloyd Jones 1079 PISeONPE Te Sherington 1063

Lloyd a montré, en outre, que la densité du sang du fœtus était plus grande que celle du sang de la mère (1052 et 1060).

Dans les maladies, comme la chlorose, la tuberculose, les tumeurs malignes, la fièvre, on voit la densité du sang décroître au fur et à mesure que diminue la richesse du même liquide en hémoglobine (HAMMERSCHLAG. 1892).

Au moment où avec M. LanxGLois nous poursuivions ces recherches par la densité du sang, nous achevions notre travail sur lalcalinité apparente du sang, et ses rapports avec les pigments respiratoires ; nous avions été conduits à mettre en évidence le parallélisme absolu qui existe entre l’alcalinité apparente du sang des vertébrés (ou de l'hémolymphe des invertébrés) et la quantité de pigment : hémoglobine ou hémocyanine (J. GAUTRELET 1903).

Ce parallélisme, résultat, comme nous l'avons montré, de l'activité des oxydations, est également manifeste entre l’alcalinité apparente du sang et l'hémoglobine, si l’on fait varier les diverses conditions physiologiques ou pathologiques de l'individu.

La densité du sang augmentant en même temps que l’hémoglobine la concentration du liquide pouvait expliquer pour une partie du moins la plus grande alcalinité constatée dans ce cas: Mais cette loi est souvent en défaut. C’est ainsi que l’alcalinité du sang diminue alors que la densité augmente dans le jeûne, dans le sommeil, dans la chaleur.

SWIATECKI (1890) administra du sulfate de soude

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