‹ Étude expérimentale sur l'oncographie du reinChapitre 17 sur 21 · ÊTES · texte numérisé non relu

ÊTES

quement. C’est pour cela qu’il faut avoir des oncomètres degrandeur différente.

0° La courbe oncographique peut diminuer lentement, mais d’une façon continue, la pression générale restant toujours la même. Dans ce cas, il

y a tout à supposer qu’une des membranes de la capsule n’est pas imperméable et laisse sortir du liquide.

G° Il est évident, que si pendant les manipulations, on blesse un des vaisseaux du "ein, cette descente peut encore s’observer à la fois dans le tracé oncographique et dans celui de la pression. Du reste on s’aperçoit vite de l’hémorrhagie.

7e Une autre cause de cette descente de la courbe pourrait être attribuée au changement du volume de l’air, saturé de vapeur d’eau, compris à la partie supérieure de l’oncographe. Cette diminution, due au refroidissement du liquide pendant l'expérience, est plus rapide que si l’air était sec, car la tension de la vapeur d’eau diminue rapidement avec la température.

Cette cause d’erreur qui se retrouve dans le pléthysmographe du professeur Fr. Franck, ainsi que dans tous les appareils, où un liquide vient faire varier la pression de l’air dans une capsule manométrique, est ici négligeable.

En effet, vu la courte durée de la plupart de nos expériences, les variations de la température de l’eau de l’oncomètre étaient assez minimes.

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Nous nous en sommes assurés par une expérience directe. L'eau dans laquelle plongeait Finstrument étant à 20° centigrades, nous avons laissé le cylindre enregistreur marcher pendant deux heures. Tout d’abord les tracés se superposaient, et à la fin la déviation n’était que de trois millimètres. Cette quantité est évidemment d’un ord'e beaucoup moins considérable que les déviations observées dans nos résultats.

Nous n’avons donc cherché, dans aucun cas, à effectuer des mesures absolues ; il nous a semblé, que, la multiplicité des influences agissantes, ne nous permettait pas de prétendre à une rigoureuse exactitude.

On pourrait supprimer les causes d’erreur, dues, tant aux variations de température qu'aux variations de la pression extérieure, survenant pendant l’expérience, et enregistrer directement les changements de volume du rein, au moyen du dispositif suivant : Dans le manomètre, en communication avec l’oncomètre, se trouverait un « flotieur » en bougie, analogue à celui que Monsieur Laulanié (de Toulouse) décrivait au dernier congrès de physiologie de Liège, (fin août 1892), pour le Thermographe. Ce flotteur serait équilibré par un contrepoids, actionnant une poulie de petit rayon munie d’une aiguille enregistrice (1).

(1) Evaluons la sensibilité de l'instrument. Soit { la hauteur dont

Avant cette communication, nous avions essayé d'employer un dispositif analogue, mais le flotteur, au lieu d’être de la bougie, était un petit cylindre de laiton. L’inertie de l’instrument était

a monté le flotteur, dans le tube de rayon » pour une augmentation de volume ©.

Soient p le rayon de la poulie ; Æ, la longueur de l'aiguille.

Nous avons v = TR d'où 1 = —"— (4) TR?

d'autre part on a évidemment arc ab = l. (2) Posons arc cd = x.

Nous avons —? a ou d’après (1) et {2) x — RÉ arc ab p R?p L’excursion de Faiguille varie en raison inverse de la surface de section du tube, et en raison directe de la longueur de l’aiguille.

trop considérable pour obtenir ainsi de bons tracés. Comme nos expériences étaient faites avec notre dispositif, nous avons cru qu'il était inutile de les recommencer. Ces idées nous avaient été suggérées par notre ami Guilloz, chef des travaux de physique de la Faculté. Nous sommes heureux de pouvoir lui offrir ici nos meilleurs remerciements.

$ II. — Expériences.

Nous avons suivi pour nos expériences, un plan analogue, à celui que Monsieur le professeur Franck employa en 1875, lorqu’il fit ses (1) travaux « Sur les changements rithmiques du volume des organes périphériques ».

Nous avons essayé de résoudre pour le rein, le problème qu’il avait trouvé pour la main, et que des expériences futures démontreront sans doute, pour tous les organes internes.

Nous étudierons en premier lieu le tracé que nous donne normalement le rein, mis dans l’oncomèêtre; nous comparerons ensuite les tracés fournis simultanément par les deux reins. Dans un troisième article, nous traiterons des influences mécaniques qui modifient le volume de l’organe étudié.

Après avoir relaté les expériences de Roy sur

(1) Compte-rendu du laboratoire du professeur Marey, II, 1876.

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l’asphyxie, nous aborderons la difficile question de l’innervation rénale, indiquant les essais faits, récemment, sur ce sujet, où règne encore tant d’obscurité.

Article. I — Tracé fourni par la circulation normale du rein.

(Expérience personnelle)

Rire T.

1. PF pression fémorale. — 2. O Tracé oncographique. — 3. S Temps exprimé en secondes.

À) Si nous faisons abstraction de la ligne supérieure P F et de la ligne inférieures, qui exprime le temps en secondes, et si nous examinons le tracé de la ligne moyenne, en le lisant de gauche à droite, ne croirions-nous pas avoir sous les yeux un tracé du pouls radial?

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Le rein présente donc un double mouvement d'expansion et de retrait, accusé par la ligne d’ascension et la ligne de descente de chaque ondulation du graphique.

Chaque ondée sanguine arrivant dans ses vaisseaux, s'ajoute au sang qu’ils renferment déjà et amène une augmentation brusque de volume, en même temps qu’une soudaine élévation de pression. Cet afflux de sang dans les vaisseaux artériels de tout calibre, s’accuse sur lle tracé par une ligne ascensionnelle.

Dans l'instant suivani, cette ondéeest entraînée par les veines, et son départ s'accompagne de phénomènes inverses de ceux qui ont sigmalé son arrivée ; le volume du rein dimimue em même temps que la pression décroït; ce qu'on constate par la descente du levier.

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La ligne supérieure indique le 1racé du rein soumis à une faible pression, la ligne inférieure à ane faille pression.

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Entre la ligne ascendante.et la ligne descendante, se voit le sommet de la courbe, dont la forme est plus ou moins aiguë, suivant que le retrait. des vaisseaux s’effectue plus ou moins rapidement (fig. 2). si se

Sur la ligne de descente nous observons également le dicrotisme. C’est une preuve de plus à ajouter à celles de Marey (1), pour montrer que le ressaut de la ligne de descente ne peut être considéré, comme un phénomène indépendant de la circulation elle-même, et dû à une oscillation propre du levier enregistreur.

Ce dicrotisme est identique à celui qu’c ’on obtient dans la pulsation radiale.

Notre tracé est donc un « néphrosphygmogramme ».

Nous sommes en droit de tirer la conclusion suivante : les pulsations du rein affectant avec les mouvements du cœur le même rapport que le pouls d’une artère : le tracé obtenu doit être considéré comme l’expression des variations totalisées duvolume deses petits vaisseaux; l’organe exploré se comporte à la facon d’un tissu érectile.

B) La respiration a une influence sur la cireulation rénale. (Voir planche ci-contre, fig. 3.)

La lecture de ce tracé montre que les deux lignes supérieures, tout en étant parallèles, sont soumises à de grandes oscillations, qui ne sont dues qu’à l'influence de la respiration.

(1) MaREy.— Mouvement des ondes liquides. — Travaux du laboraloire. -—- Paris 1875.

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