ET ODE
On sait que l’inspiration favorise la circulation veineuse et gêne la circulation artérielle; l’expiration au contraire gène la circulation veineuse et favorise la circulation artérielle; mais il n’y a pas compensation entre ces influences opposées et la résultante est une action favorable de la respiration sur la circulation; ceci est tellement vrai, qu’un des meilleurs moyens d'activer la circulation, est d’augmenter le nombre et l'amplitude des mouvements respiratoires. !
Si en même temps, on adapte sur le thorax de l’animal le pneumographe de Marey, nous constatons quechaqueinspiration s’accuse par une ligne descendante de la courbe, chaque expiration au contraire par une ligne ascendante. Si on met le tracé obtenu sous le nôtre (nous ne l’avons pas fait pour ne pas embrouiller la figure), on voit que le rein atteint un volume plus grand pendant la période ascendante (expiration) diminue pendant Pinspiratlon.
Ces influences normales de la respiration sur le changement de volume des organes ne sont pas toujours très accusées, aussi sommes-nous heureux de pouvoir donner ce tracé qui les indique nettement.
M. Gautier (1), dans sa thèse, avaitrésumé cette question au sujet des organes périphériques; c’é-
(1) CH. .GAUTIER. — Des rapports de la pression artérielle et de la respiration. Thèse Paris 1877.
Ut
tait à prévoir qu’il en était de même pour les organes internes.
Article KE.— Expériences comparatives sur les deux reirs,
Disons d’abord que nous n’avons pas fait d’expérience spéciale à ce point de vue. Nous nous contenterons de relater celles du professeur Roy.
Les deux reins sont indépendants l’un de l’autre sous le rapport de leur circulation ; c’est-à-dire que placés tous deux, simultanément chacun dans un oncomètre, ils ne donnent pas forcément un tracé identique.
Dans certains cas, il y a concordance parfaite entre les deux organes, aussi bien chez le chien que chez le lapin : d’autres fois les modifications de volumese font en même temps, dans le même sens, mais sont moins marquées dans l’un
que dans l’autre. | Si à l’aide d’une pince de Franck, on comprime une artère rénale, il n’en résulte rien pour l’autre rein. Roy, après avoir laissé en place la pince pendant une heure, n’a jamais constaté la moindre modification dans le tracé de l’autre rein, ni au moment où il pinçait le vaisseau, niau moment où il enlevait sa ligature.
Article III. — Phénomènes circulatoires |
produits par des influences mécaniques.
(Expériences personnelles).
Etudions successivement l’action de la com-pression et de la décompression de la veine et de l'artère sur les modifications de volume du rein et interprétons la lecture de nos tracés.