CONCLUSIONS
De notre travail, il nousest permis de tirer les conclusions suivantes :
1° Le rein, comme tous les organes vasculaires, affectant avec les mouvements du cœur, les mêmes rapports que le pouls d’une artère, doit être considéré comme « l'expression des variati onstotalisées du volume » de tous les vaisseaux qu’il renferme ;
2° Le pouls rénal présente un dicrotisme analogue à celui du pouls radial ;
3° Le volume du rein est soumis, comme tous les organes, à l'influence de la respiration ; il diminue dans l'inspiration et augmente dans l’expira-
tion, comme nos tracés l’indiquent. Ces rapports
sont les mêmes que ceux de la pression artérielle générale;
4° Le tracé fourni par la circulation normale des deux reins montre qu'à ce point de vue, ils sont indépendants l’un de l’autre ;
5° La compression de la veine rénale provoque
une distension Qu rein, qui atteint bientôt un maximum qu’ellene peut dépasser. Dès que la compression cesse, l’organe reprend son volume primi- LH ;
6° La compression del’artèreempêche l’arrivée du sang. Si on la cesse, le rein reprend son volume premier après avoir eu un instant un volume plus considérable ;
T L’asphyxie produit une diminution de volume du rein, en même temps qu’une augmentation de la pression générale ;
8° Le pneumogastrique a une action sur le changement de volume du rein. L’excitation faradique de son bout périphérique produit lentement(comme nous l'avons vu dans nos expériences) une augmentation de volume du rein. MM. Arthaud, Butte et Masius nousen ont donné l'explication ;
9° L’excitation du bout central du splanchnique provoque une diminulion rapide du volume du rein.
Approuvé Vu:et permis d'imprimer Le 13 Janvier 1893 Nancy, le 15 Janvier 1893 Le Président de ihèse Le Recteur
P. SPILLMANN M. MouRIN