‹ Étude expérimentale sur l'oncographie du reinChapitre 20 sur 21 · LOVE · texte numérisé non relu

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placéune canule, il constata après section du grand splanchnique que l'urine qui ne coulait pas auparavant, commençait à sortir. La galvanisation du bout périphérique déterminait une vive douleur.Surunlapin,la section du splanchnique donna une diminution de volume de la veine rénale.

Eckard (1) observe de l’hydrurie après section du splanchnique.

Knoll(2) obtient le même résultat.

Vulpian (3) constate que le rein est plus rouge, et le sang de la veine rutilant. Si on électrise le bout périphérique, le rein pâlit. Si l’on cesse l’électrisation, il reprend sa couleur primitive. En même temps que le rein pâlit, on voit la veine diminuer de calibre, et le sang prendre une teinte plus sombre.

Les nerfs splanchniques contiennent donc des nerfs vaso-constricteurs du rein.

En résumé, la section du grand splanchnique produit une congestion vaso-paralytique du rein correspondant. Il peut y avoir passage de globules (CI. Bernard),passage d’albumine dans l'urine, ceci est un fait intéressant qui explique des cas d’albuminurie par troubles d’innervation, sans altération du tissu rénal.

Roy, enfaisant des expériences sur le splanchnique s'attendait à trouver une dilatation rénale,

(1) Eckarp. — Loc. cit.

(2) Kxozz. — (Eckard’s Beitræge). VI. Heft I. (3) VuLprAN. — (Loc. cit.)

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aussitôt après la section de celui-ci. « D'après Bezold, Bensen, Cyon, et d’autres auteurs, ditil, nous avions pensé que la section du splanchnique entrainait immédiatement un agrandissement de volume du rein. Cette opinion n’a pas trouvé confirmation dans nos observations. Dans la plupart des cas, après la section du splanchnique, il y avait un abaissement insignifiant et de courte durée de la courbeoncographique, en mêmetemps qu’une augmentation insignifiante de la pression du sang : c’est vrai, mais cefait n’a pu nousinduire en erreur, parce que la cause en a été un phénomène d’excitation dû à la section. Quelquefois nous avons. constaté un agrandissement des reins, agrandissement toujours assez faible et jamais audessus de 3 0/0. Dans ce cas, il fallait considérer que probablement quelques nerfs sensibles du rein avaient été touchés. Bref, nous ne voulons pas contester l'existence d’une innervation tonique des vaisseaux (lu rein par le splanchnique, mais d’après nos expériences nous ne pouvons l’admettre comme démontrée. Il faut encore de nombreuses expériences pour donner une solution définitive à cette question. »

L’excitation du faisceau central dû splanchnique, sectionné à la hauteur du diaphragme, provoque une rapide et forte contraction des vaisseaux des reins des deux côtés. L'effet est exactement le même que celui produit par l'excitation du sciatique, que l’excitation soit mécanique ou électri-

que. On obtient doré une diminution du rein, tandis que la pression artérielle augmente considérablement. Lorsque l’excitation cesse, les deux tracés reviennent à leur niveau primitif. Roy luimême indique le résultat de ses expériences : « Quoique nous n’ayions employé que des courants d’une intensité moyenne, nous avons obtenu une diminution du rein de 15 0/0 alors que la pression allait de 100 millim. de Hg à 190, une seconde fois de 18 0/0 la pression montant de 150 à 200 mm. de Hg, une 3° fois de 14,5 0/0, le mercure montant de 170 à 190 mm. »

Pour le rein situé du côté opposé à celui où l’on expérimente, la réaction n’est ni aussi constante ni aussi uniforme. Souvent il en résulte une diminution immédiate, quoique d’un degré moindre, par exemple de 4,3 0/0 avec une pression allant de 100 à 155 millim de Hg. D’autres fois, le même auteur obtint un agrandissement du rein qui ne cessait qu'avec l’affaiblissement de la pression artificielle. Mais le plus souvent cette augmentation marchait de pair avec la pression, puis diminuait tout à coup. Ceci vient de ce que l’action des muscles des vaisseaux à la suite de l’exeitation de leurs vaso-moteurs, ne se fait pas tou- Jours avec la même rapidité.

Chez le chien, le lapin et le chat, la plus grande partie des vaso-moteurs du rein passe par le splanchnique du même côté; il s’en suit une forte di-

minution de l'organe, à la suite de l’excitation du bout périphérique du même côté.

M. Masius(1) àson tourétudia l’action du sympathique sur la sécrétion urinaire. Dans une série d'expériences, il constata que l’excitation du bout

inférieur du sympathique n’avait aucune influence sur la sécrétion; au contraire l'excitation du bout supérieur a une action sur la diurèse, puisque un courant fort diminue et arrête la sécrétion. Cette excitation du bout supérieur du grand splanchnique continue à se manifester, alors que les deux vagués sont coupés et la moëlle sectionnée au-dessous de la sixième dorsale. L’influence ne se produit plus si elle est sectionnée au-dessus.

(1) Bulletin de l’Ac. de Belgique, 1888, 2 vol., p. 62.

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